Simone Jacques-Yahiel

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Simone Jacques-Yahiel
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
MaubeugeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière communal de Saint-Hilaire-sur-Helpe
Nom de naissance
Simone Yahiel
Pseudonyme
Simone Jacques
Nationalité
Activité
Résistante, première danseuse étoile, professeur de danse, costumière, chorégraphe
Période d'activité
1950-2008
Père
Isaac Yahiel
Mère
Alice Van Goethem
Fratrie
René Yahiel, Georges Yahiel, Maurice Yahiel
Autres informations
Organisation
Conflit
Seconde Guerre mondiale
Élève
Genre artistique
Danse classique, pantomime
Lieu de détention
Distinctions

Simone Jacques-Yahiel, née le à Paris et décédée à Maubeuge le , est une première danseuse étoile à l'opéra d'Anvers et une résistante française de la Seconde Guerre mondiale, déportée à Bergen-Belsen, Ravensbrück et à Beendorf. Rare survivante des camps de concentration avec sa mère Alice et son frère Georges, elle y perdit son père Jacques et son autre frère Maurice.

BiographieModifier

Simone Yahiel entre dans la résistance en 1943, comme le reste de sa famille dont le père, Jacques Yahiel, fait partie du réseau Brandy. Son père meurt en déportation en 1944. Elle-même est arrêtée puis déportée en Allemagne où elle est libérée en .

Elle fixe par écrit, dès 1945, quelques notes qui lui serviront de point de départ à l'écriture de ses mémoires mais passe sous silence ses souvenirs du camp de concentration car « les gens du dehors » ne peuvent pas comprendre. Les années qui suivent la guerre voient Simone Jacques-Yahiel se consacrer à l'enseignement de la danse. Elle témoigne ensuite dans les établissements scolaires de l’Avesnois, au collège[1] du Cateau-Cambrésis et dans les maisons de retraite.

Simone Jacques-Yahiel meurt à 93 ans[2]. Elle lègue par testament la tenue de déporté de son frère au Mémorial de Caen et repose, avec sa mère, au cimetière de Saint-Hilaire-sur-Helpe.

NotoriétéModifier

Ses mémoires sont publiés une première fois[3], grâce à son ami historien Arnaud Richard, en , quelques semaines après son décès. Arnaud Richard qui défend sa mémoire, fait publier en une seconde version de ses mémoires qu'il a lui même corrigée[4], dix mois après un procès gagné à Paris contre une prétendue co-auteure[5].

Le musée de la Résistance de Bondues a dédié à Simone Jacques-Yahiel l'exposition temporaire 2011-2012 Rester Debout[6]. Le , la Voix du Nord cite[7] Simone Jacques-Yahiel parmi les nordistes qui mériteraient le Panthéon.

Le , un prix spécial Simone Jacques-Yahiel a été remis a une élève du collège Molière de Villeneuve d'Ascq dans le cadre du Concours national de la résistance et de la déportation.

RéférencesModifier

  1. « YouTube », sur www.youtube.com (consulté le )
  2. « La résistante Simone Jacques s'en est allée, à petits pas, retrouver les siens » [archive], sur La Voix du Nord, (consulté le ).
  3. « L'ouvrage de Simone Jacques « Ma raison d'être» est sorti », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  4. « Avesnois : le livre témoignage de Simone Jacques, déportée à Ravensbrück, enfin à nouveau disponible », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  5. « Avesnois : retiré de la vente, le livre de la déportée Simone Jacques peut enfin être réédité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  6. http://www.ville-bondues.fr/musee/expo/livret2011-2012.pdf
  7. « Nos candidates nordistes qui mériteraient le Panthéon », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)

BibliographieModifier

  • Maurice de Cheveigné, Radio Libre, Editions du Félin, 2014
  • Simone Jacques-Yahiel, Ma raison d'être, Souvenirs d'une famille de déportés résistants, L'Harmattan, 2015

Liens externesModifier