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Jacques Marlaud
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Fonction
Président
Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne
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Biographie
Naissance
Décès
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RoanneVoir et modifier les données sur Wikidata
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Institut d'études indo-européennes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jacques Marlaud, né le à Alger et mort le à Roanne, est un essayiste et journaliste français.

Sommaire

BiographieModifier

Ancien militant de la Fédération des étudiants nationalistes et d’Europe-Action (1962-1965), ancien correspondant de la revue Nouvelle École à Johannesburg (Afrique du Sud) où il fut journaliste pendant une quinzaine d’années, Jacques Marlaud était depuis 1987 maître de conférences en sciences de l'information et de la communication[1] à l'Université Lyon III, où il a animé un Cercle de réflexions et d’études métapolitiques (CRÉM)[2] et appartenu à l'Institut d'études indo-européennes[3].

Son mémoire de M.A., Nietzsche, decadence and superhumanism (Pretoria, 1982) et sa thèse littéraire soutenue en 1984 à Port Elizabeth, publiée à Paris en 1986 sous le titre Le Renouveau païen dans la pensée française, consacrée entre autres à Henry de Montherlant, Pierre Gripari, Jean Cau (qui préface l'ouvrage) et Louis Pauwels, le placent d'emblée parmi les auteurs de la Nouvelle Droite aux côtés d'Alain de Benoist.

De 1987 à 1991, succédant au professeur Jean Varenne, il préside le GRECE et dirige la revue Études et Recherches. À son initiative, l'association insiste publiquement sur ce qui sépare la vocation métapolitique de la Nouvelle Droite de l'activisme politique de l'« extrême droite » (droit de réponse à Jean Daniel, Le Nouvel Observateur, 17 mai 1990[4]).

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[5], initiée par le collectif Non à la guerre[6].

En 1994, dans un article publié par la revue étudiante du Front national Nouvelle Université (n° 4, avril-mai 1994, repris dans son livre Interpellations. Questionnements métapolitiques), Il fait savoir que, sans rien renier de son passé, il ne se définit plus comme un « nationaliste », car « « le combat d'aujourd'hui ne peut se réduire à l'affrontement de la conscience nationale et de sa négation par un ennemi extérieur ou intérieur [...] Pour le dire autrement, l'« identité » d'un grand peuple conscient de son héritage se défend plus efficacement sur la longue durée au niveau poétique qu'au niveau épidermique. »

En 1999, il fonde, avec une équipe de rédacteurs, la revue L'Esprit européen, éditée jusqu'en 2005 (la version papier, disparue, se prolonge par un site internet régulièrement mis à jour).

Juste après les attentats du 11 septembre 2001, il publie Comprendre le bombardement de New York. Contre-enquête, dans lequel il conteste vigoureusement l'interprétation officielle des faits.

Plusieurs dizaines de ses articles publiés, entre autres, dans les revues Études et Recherches, Junges Forum (Hambourg), Éléments, Nouvelle École, Krisis et les Écrits de Paris, sont en partie repris dans son livre Interpellations. Questionnements métapolitiques (2004). Ils portent sur les domaines de la métapolitique, de la géopolitique internationale et de la désinformation médiatique, qui font l'objet de ses enseignements, ainsi que sur la philosophie politique, notamment la question religieuse et la pensée écologique.

Jacques Marlaud et son épouse, Ursula Marlaud (née Klampermeier à Hambourg), ont eu huit enfants. Il s'est éteint subitement à Roanne le 15 août 2014.

ŒuvresModifier

  • Nietzsche, decadence and superhumanism, Unisa, Pretoria, 1982.
  • Le Renouveau païen dans la pensée française, Le Labyrinthe, Paris, 1986. Ouvrage réédité par L'Æncre, Paris, 2010.
  • Comprendre le bombardement de New York. Contre-enquête, Cosmogone, Lyon, 2001.
  • Interpellations. Questionnements métapolitiques, Dualpha, Paris, 2004.
  • La patrie, l'Europe et le monde (présentation), Dualpha, Paris, 2009.
  • Gripari (en collaboration avec Anne-Martin Conrad), Pardès, collection Qui suis-je?, Paris, 2010.

BibliographieModifier

  • Olivier Moos, Les intellectuels de la Nouvelle Droite et la religion. Histoire et idéologie d'un antichristianisme de droite (1968-2001), Mémoire présenté à l'université de Fribourg, Suisse, 2003-2005 (lire en ligne).
  • « Marlaud Jacques » dans Patrimoine des Lettres. Dictionnaire commenté de livres politiquement incorrects, Dualpha, Paris, 2006, p. 669-670.
  • Stéphane François, « Le néopaganisme et la politique, une tentative de compréhension » dans Raisons Politiques n°25, 2007/1, Presses de Sciences Po, p. 127-142 (lire en ligne).

RéférencesModifier

  1. Propos recueillis par Jürgen Hatzenbichler et Helena Pleinert, Entretien avec Jacques Marlaud, Président du GRECE (1990) Vouloir, n°68-70, 1990.
  2. Recueilli par Michelle Favard-Jirard, Vous avez dit Métapolitique ?, Novopress, 9 octobre 2008.
  3. http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/044000492.pdf, p. 231.
  4. « Pour l'heure, les divergences entre l'extrême droite et la « Nouvelle droite » paraissent insurmontables. 1. Le FN est imprégné de messianisme catholique incompatible avec notre conception païenne. 2. La doctrine identitaire du FN se résume à un nationalisme étroit, « franchouillard », alors que nous sommes Européens... avant d'être Français. 3. Le FN s'oppose aux mosquées, aux tchadors (...). Nous sommes pour le droit imprescriptible des peuples à rester eux-mêmes ; sur notre sol ou ailleurs. 4. L'humeur sécuritaire et identitaire à fleur de peau des frontistes cache leur absence de projet de société et de comportement en rupture avec la société marchande, que nous avons toujours dénoncée comme « système à tuer les peuples ». 5. Le caporalisme en vigueur dans ce parti est inconciliable avec notre conception libertaire et aristocratique (...) de l'excellence. »
  5. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  6. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .

Liens externesModifier

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