Jacques Lerner

Josiph Lerner dit Jacques Lerner[1], né à Jytomyr (gouvernement de Volhynie, Empire russe) le [2] et mort après 1944[3], est un acteur français d'origine russe.

Jacques Lerner
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BiographieModifier

Jacques Lerner arrive à Paris dans les années 1890 avec sa famille et s'installe avec elle dans le 11ème arrondissement[4].

On sait peu de chose de sa jeunesse sinon qu'au commerce de son père il préféra très tôt la fréquentation des pistes de cirque et des scènes de music-halls où ses différents apprentissages lui permettent de devenir un artiste complet à la fois acrobate, jongleur, clown, musicien et chanteur. La souplesse de son corps et la grande expressivité de son visage le firent rechercher par les plus grandes scènes parisiennes comme les Folies-Bergère et l'Olympia où il apparaît dans la distribution des revues dès le début des années 1910.

Son statut d'étranger lui permet d'échapper à la mobilisation générale et c'est pendant la guerre qu'il va commencer à monter sur les scènes de théâtre désertées par les jeunes comédiens partis sur le front. Après la fin du conflit, on le voit apparaître également au générique d'une douzaine de films muets puis parlants entre 1921 et 1934.

C'est à partir d' qu'il va connaître une grande popularité tant au niveau national qu'international. Son interprétation du double rôle d'un singe et de son dresseur, dans la pièce le Singe qui parle de René Fauchois, va recevoir un tel accueil de la part de la critique et du public qu'il sera appelé à en prolonger les représentations pendant 2 ans supplémentaires tant en province et en Algérie[5] que sur les scènes de Londres et de Broadway[6] où il jouera en anglais[7]. C'est précisément au cours d'une représentation à New-York qu'il sera remarqué par le producteur américain William Fox et le réalisateur Raoul Walsh qui l'engagera pour tenir le même rôle à l'écran en 1927 dans son film The Monkey Talks[8].

Sa notoriété va désormais lui permettre d'obtenir de nombreux engagements dans le répertoire classique et contemporain du théâtre et de l'opérette jusqu'au début de la deuxième guerre mondiale.

Mais bientôt les lois anti-juives du gouvernement de Vichy vont le contraindre à quitter Paris pour se réfugier d'abord en zone non-occupée, puis en Algérie après l'invasion de la zone sud par l'armée allemande. A Alger où il s'est installé, Jacques Lerner va poursuivre sa carrière en obtenant des engagements à l'Opéra et au Casino de la ville jusqu'en , date à partir de laquelle on perd sa trace. Il avait alors 59 ans.

Carrière au cinémaModifier

Carrière au théâtreModifier

Notes et référencesModifier

  1. Ou simplement Lerner sans le prénom.
  2. Acte de mariage n° 1730 (vue 4/31) avec mention marginale de divorce. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 11ème arrondissement, registre des mariages de 1908. Le couple ne paraît pas avoir eu d'enfants.
  3. Les date et lieu de décès restent inconnus.
  4. Son père Schmoul Lerner (1858-1935), négociant, a longtemps vécu au 59 de la rue de la République où il est mort à l'âge de 77 ans. Il avait sans doute émigré en France pour mettre sa famille à l'abri des progroms qui agitaient régulièrement la ville de Jitomir où vivait une importante communauté juive.
  5. Echos. A l'Alhambra. Le Singe qui parle. L'Echo d'Alger, 23 décembre 1927, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  6. Courrier théâtral et musical. Etranger. New-York. Comoedia, 24 janvier 1926, p. 6, lire en ligne sur Gallica.
  7. Cinéma. Courrier. L'Intransigeant, 10 août 1926, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  8. Les nouveaux films. En exclusivité : Le Singe qui parle (The Monkey talks). Cinéa, 1er juillet 1927, p. 7, lire en ligne sur Gallica.
  9. L'Olympia-Grand-Théâtre. L'Avenir d'Arcachon, 29 janvier 1922, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  10. Cinématographes. Comment M. Jacques Lerner a tourné Le Singe qui parle. Comoedia, 1er avril 1927, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
  11. Aux Folies-Bergère, La Revue de Printemps. Comoedia, 3 avril 1912, p. 1, lire en ligne sur Gallica.
  12. Spectacle divers. Avant-première. Aux Folies-Bergère : En avant Mars !!! Le Gaulois, 5 mars 1913, p. 3, lire en ligne sur Gallica.
  13. Raphaël Beretta (1865-1933) est un compositeur et chef d'orchestre français. Il devint directeur des Folies-Bergère et de l'Olympia pendant la première guerre mondiale.
  14. Veille de première. Voui ... ma gosse au Moulin-Rouge. Comoedia, 7 octobre 1913, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  15. Concerts et Music-Halls. La Rampe, 30 mars 1916, p. 10, lire en ligne sur Gallica.
  16. Comment Lerner créa Le Singe qui parle. Paris-Soir, 22 mai 1932, p. 8, lire en ligne sur Gallica.
  17. Courrier théâtral et musical. Les avant-premières : Les Joyeuses Commères de Windsor au théâtre Antoine. Comoedia, 9 octobre 1929, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  18. L'appartement de Zoïka au Vieux-Colombier. Le Journal, 11 février 1937, p. 8, lire en ligne sur Gallica.
  19. Décentralisation artistique. Une création à Rouen. Le Matin, 29 novembre 1939, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  20. Parallèlement à sa carrière de chef de bureau à la Caisse des Dépôts et Consignations, Georges Riboulet dit Georges Montignac (1868-1938) mena de front des activités de journaliste, d'écrivain et d'auteur dramatique.
  21. Les spectacles. L'Echo d'Alger, 1er juillet 1944, p. 2, lire en ligne sur Gallica.
  22. Les spectacles. L'Echo d'Alger, 5 décembre 1944, p. 2, lire en ligne sur Gallica.

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