Jacques Lacaze (homme politique, 1752-1793)

personnalité politique française
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Jacques Lacaze
Fonctions
Député de la Gironde

(1 an, 1 mois et 22 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Libourne (Gironde)
Date de décès (à 41 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès guillotiné
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Girondins
Profession Négociant
députés de la Gironde

Jacques Lacaze, né à Libourne (Gironde), le , mort guillotiné à Paris, le , député de la Gironde à la Convention nationale.

BiographieModifier

Négociant à Libourne, il devient, en 1791, administrateur du département, et le 9 septembre 1792, il est élu, par le département de la Gironde, premier suppléant à la Convention nationale. Comme Sieyès a opté pour la Sarthe, il est appelé à siéger immédiatement. Il devient membre du Comité de commerce et demande la prohibition de l'exportation des viandes salées.

Lors du procès de Louis XVI, il vote pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, pour la réclusion jusqu'à la paix, et jusqu'à l'époque où les puissances étrangères auront reconnu la République, et ensuite pour le bannissement, et il est malade lors du suffrage sur la possibilité d'un sursis.

Le 13 avril 1793, il vote pour la mise en accusation de Marat, le 23 mai, il est dénoncé par Marat comme conspirateur avec Dufriche-Valazé « de la faction liberticide », cherchant à s'emparer de la Convention ; Lacaze rétorque qu'il se rendra toujours armé à la Convention « quand des scélérats menaceront ma vie ». Le 28 mai, il s'abstient lors du scrutin sur le rapport du décret, qui la veille, a cassé la Commission des Douze.

Il n'est pas compris dans la proscription des vingt-neuf députés girondins le 2 juin. Cependant, il signe la protestation contre les journées des 31 mai et 2 juin et est accusé par Garrau d'influence néfaste sur l'opinion publique de Libourne, ce qui lui vaut, le 3 octobre, d'être repris dans le rapport d'accusation d'Amar. Il comparaît devant le Tribunal révolutionnaire en même temps que les Girondins, et sous la même inculpation, du 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793). Condamné à mort, le 9 brumaire an II, avec ses vingt co-condamnés, il est guillotiné le lendemain avec eux.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier