Jacques Kirsner

scénariste français
Jacques Kirsner
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (73 ans)
Nom de naissance
Charles StobnicerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Jacques Kirsner (pseudonyme de Charles Stobnicer) est un producteur de cinéma et scénariste français né le .

BiographieModifier

Jeunesse étudianteModifier

Charles Stobnicer[1],[2],[3] naît le [4]. Dans sa jeunesse, il milite à l'Organisation communiste internationaliste (OCI) sous le nom de « Charles Berg »[5]. Il est aussi militant la FER (Fédération des étudiants révolutionnaires) liée à l'OCI puis en a été exclu en 1979, son indépendance d'esprit l'emportant sur la solidarité au groupe. Pour son éviction, est évoqué ce qui sera plus tard qualifié d'"affaire Berg", selon laquelle nombre de membres du comité central de l'OCI auraient été impliqués dans le trucage du nombre d'adhérents début 1979.

Une autre "Affaire Berg", plus sérieuse et sans aucun lien[6], aura ensuite acquis une réelle notoriété en Allemagne cinq ans après, en 1984, du nom d'Ingrid Berg, la nièce du chef du gouvernement est-allemand Willi Stoph, réfugiée à l'ambassade de RFA à Prague, le 28 février, avec son mari, sa belle-mère et ses deux enfants[6]. Son arrivée « a dévoilé au grand jour une filière d'émigration qui fonctionnait d'autant mieux qu'elle était peu connue », explique alors Le Monde[6].

Lors de l'événement historique de la Nuit des Barricades de Mai 68[7], un meeting est organisé par la FER à la Mutualité, dont les participants se dirigent ensuite vers le Boulevard Saint-Michel, non loin des barricades déjà érigées, qui laissent entrevoir de possibles affrontements entre les étudiants et la police, qui auront lieu un peu plus tard à partir de 2 heures 15 du matin. Charles Berg en a livré un témoignage en 2015[8], indiquant qu'une majorité des dirigants du bureau politique de la FER se rallie à la position prise à la sortie du meeting voulant que les étudiants doivent concentrer leurs force sur la préparation de la grève générale et ne pas prendre trop de risques face aux policiers et à l'opinion publique. L'un des quatres dirigeants présents, Claude Chisserey, numéro un du secteur « jeune » de l'OCI, appelé "groupes Révoltes"[9], déclare alors, pour illustrer ce point de vue que « les petits bourgeois doivent cesser de faire du jardinage », en allusion au dépavage des rues, formule qui lui sera reproché plus tard lors de l'éviction des opposants, au sein de l'OCI, par le leader historique Pierre Lambert, racontées par l'historieb Benjamin Stora[10].

Charle Berg a succédé à Claude Chisserey au sein du secteur "jeunes" de l'OCI, au poste de secrétaire général de l'Alliance des jeunes pour le socialisme, en 1975 et avait poursuivi son travail de lien avec les autres partis, qui a finalement permis autres militants au début 1981 à intégrer 400 militants LCR dans l'OCI, dans le sillage de la création de l'UNEF ID[10]. Entre-temps, la disparition du tandem "Berg-Chisserey" à la tête de l'OCI et la marginalisation des lycéens recrutés en 1968, comme Benjamin Stora, a produit un « resserrement extraordinaire du pouvoir » autour de Pierre Lambert. Stéphane Just, autre militant très actif de l'OCI en Mai 68, sera exclu en 1984[10]

CinémaModifier

Ayant opté pour le pseudonyme « Jacques Kirsner »[11], il commence par être le scénariste de Jacques Renard[12]. Il a une dilection particulière pour « les problèmes de société » et « les personnages symboliques »[12]. Il crée sa propre société, Mod Films[12].

FilmographieModifier

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d Philippe Campinchi, Les Lambertistes : un courant troskiste français, Paris, Balland, , 329 p. (ISBN 2-7158-1314-7, notice BnF no FRBNF37624214), p. 63.
  2. Gérard Filoche, Ces années-là, quand Lionel, Paris, Ramsay, coll. « Coups de gueule », , 283 p. (ISBN 2-84114-560-3, notice BnF no FRBNF37657852), p. 153.
  3. Alain Corneau, Cécile et Daniel Berger (préf. Antonio Tabucchi, postface Nadine Trintignant), Projection privée, Paris, Robert Laffont, , 334 + 16 p. (ISBN 978-2-221-10148-3, notice BnF no FRBNF41160467), p. 188.
  4. Jacques Kirsner, « Sartre reprend ses esprits, Castro est là », sur liberation.fr, .
  5. Daniel Bermond, « Les Mots de Jacques Kirsner », sur lhistoire.fr, .
  6. a b et c Le Monde du 29 février 1984 [1]
  7. [2]
  8. Témoignage d'une ancienne universitaire, ayant été trotskyste pendant 20 ans, sur son site sur ce site "MARX au 21ème siècle?" [3]
  9. "Ce que je sais de ce que fut l'Organisation Communiste Internationaliste", par Pierre Salvaing, enquête historique réalisée en 2026 à partir des livres et mémoires d'anciens militants "lambertistes", Benjamin Stora, Philippe Campinchi, Karim Landais, et Jean-Christophe Cambadélis [4]
  10. a b et c Témoignage de l'historien Benjamin Stora dirigeant de la FER et membre du Comité central de l'OCI en 1976, dans "Ce que je sais de ce que fut l'Organisation Communiste Internationaliste", par Pierre Salvaing [5]
  11. Notice BnF.
  12. a b et c « La Passante du Sans-Souci : la double casquette de Jacques Kirsner », sur lemonde.fr, .
  13. a et b "Le Chuchotement de la vérité" par Jean-Christophe Cambadélis, 1999 [6]

Liens externesModifier