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Jacques Kayser

journaliste et personnalité politique française
Jacques Kayser
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Biographie
Naissance
Décès
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SuresnesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jacques Kayser, né le à Paris et mort le à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un journaliste, homme politique et résistant français.

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BiographieModifier

Jacques Kayser, neveu par alliance d'Alfred Dreyfus[1], étudie le droit et les lettres, puis il devient journaliste et écrivain. Dans les années 1930 il est rédacteur en chef de La République, organe officieux du parti radical, dont il est membre, se revendiquant parmi les Jeunes Turcs.

Vice-président, puis secrétaire général du parti radical, il est proche de son aile gauche, représentée par Pierre Cot et Pierre Mendès-France. Rédacteur, avec Jean Guéhenno et André Chamson, du serment du 14 juillet 1935, qui marque la première étape de la constitution du Front populaire, il est ensuite signataire, au nom du parti radical, du programme présenté pour les élections législatives de 1936.

Il est, à la même période, membre du comité central de la Ligue des Droits de l'Homme.

Engagé volontaire, à 39 ans, dès le déclenchement de la deuxième guerre mondiale, il participe ensuite à la résistance. Ayant rejoint Londres en 1943, il devient conseiller à l'Ambassade de France à Londres.

Il participe ensuite au débarquement de Normandie, comme correspondant de guerre.

Après la Libération, il retrouve son épouse, Jeanne Didisheim, qui avait participé à la résistance au sein des FTP. Il n'exerce aucune responsabilité politique après la guerre, se consacrant à son métier de journaliste. Il se rapproche cependant du parti communiste, dont il devient un "compagnon de route". Il est notamment membre de l'Union progressiste. Son épouse est aussi membre du bureau national de l'union des femmes françaises. Le couple cependant prend quelques distances avec la direction du PCF. En délicatesse avec Jeannette Vermeersch, Jeanne quitte la direction de l'UFF en 1947 tandis que Jacques sera très critique vis-à-vis de l'appel de Stockholm. Leur fille, Marcelle, militante syndicaliste de l'éducation nationale, restera elle fidèle au PCF. En 1947, elle épouse le dirigeant communiste Jacques Chambaz. Leur fils, Bernard Kayser, géographe, fut lui aussi un militant communiste.

Jacques Kayser fait partie depuis la guerre des délégations françaises aux Nations Unies et à l'Unesco[2]. Chercheur, enseignant et conférencier en rélation avec plusieurs établissements universitaires, il fera ensuite renom par son étude des journaux quotidiens, travail qu'il n'a pas pu mener à bout par sa mort en 1963 et qui a cumulé dans le livre posthume Le Quotidien français[3]

ŒuvreModifier

  • L'Europe et la Turquie nouvelle, 1923[4]
  • Ruhr ou plan Dawes ? : histoire des réparations ..., 1925
  • La vie de La Fayette, collection Vies des Hommes Illustrés nr. 18, 1928
  • L'action républicaine de M. Poincaré, 1929
  • La paix en péril, 1933
  • L'affaire Dreyfus, Collection la Suite des Temps, 1946.
  • La conférence des Nations unies pour la liberté de l'information, in: Politique étrangère, 1948, 13-3 p. 245-252 [5]
  • Une semaine dans le monde. Étude comparée de 17 grands Quotidiens pendant 7 jours, UNESCO, 1953.
  • Mort d'une liberté : techniques et politique de l'Information, 1955.
  • Émile Zola. La République en marche, Texte présenté par Jacques Kayser, 2 tomes, 1956[6].
  • Zola journaliste, in: Les Lettres françaises nr 588, 1955.
  • Souvenirs d'un militant 1934-1939 , in : Les Cahiers de la République, 12, 1958 p. 19-24
  • La presse de province sous la troisième république, 1958 (Kayser et alii)
  • L'information écrite dans les pays en voie de développement, in : Revue Tiers Monde, 1960, 3, p. 269-284[7]
  • Les grandes batailles du radicalisme: dès origines aux portes du pouvoir, 1820-1901, 1962[8].
  • De Kronstadt à Krouchtchev, voyages franco-russes (1891-1960), 1962
  • Qu'est-ce qu'un journal, Collection Textes et documents, 1962[9].
  • (posthume) Le Quotidien français, coll. "Cahiers de la fondation nationale des sciences politiques", 169 p. 1963[10] ; [11].
  • (posthume) Un journaliste sur le front de Normandie - carnet de route juillet-août 1944, 1991

BibliographieModifier

  • Aurélien Bouet, « Jacques Kayser (1900-1963) : un radical de gauche », in: Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, 1996, 43-1, p. 119-136[12].
  • Inventaire des Archives Jacques Kayser au Centre d'Histoire SciencesPo[13]

SourcesModifier

RéférencesModifier

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