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Jacques Hétu (né à Trois-Rivières, le , mort le à Montréal[1]) est un compositeur québécois. Il est l’un des compositeurs canadiens les plus joués, tant au Canada qu’à l’étranger[réf. nécessaire][2].

Sommaire

BiographieModifier

Entre 1956 et 1961, il étudie la composition au Conservatoire de musique de Montréal avec Clermont Pépin. De 1961 à 1963, il étudie la composition à l’École normale de musique de Paris avec Henri Dutilleux et suit les cours d’analyse d’Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Après avoir enseigné la composition et l’analyse à l’Université Laval de Québec de 1963 à 1977, Jacques Hétu est professeur d’analyse musicale à l’Université du Québec à Montréal de 1979 à 2000.

Les œuvres de Hétu incluent cinq symphonies (dont la dernière, avec chœur, Liberté, est écrite sur un poème de Paul Éluard, et donnée en première audition en mars 2010) des concertos : flûte, hautbois et cor anglais, clarinette, basson, cor, trompette, trombone, piano, orgue, ondes Martenot, guitare, marimba et vibraphone, et un Triple concerto pour violon, violoncelle et piano : des œuvres pour orchestre dont Images de la Révolution, Le Tombeau de Nelligan, Variations concertantes et Légendes; des œuvres pour voix et orchestre dont Les Abîmes du Rêve, la Missa pro trecentesimo anno, pour le tricentenaire de la naissance de J. S. Bach, un opéra, Le Prix, ainsi que plusieurs œuvres de musique de chambre.

Hétu accorde une place importante au lyrisme, à la poésie, à l'émotion et à la cohérence du discours ; il est également sensible à une plastique sonore et à la rigueur structurelle des contemporains. À l'intérieur des formes traditionnelles, il structure les éléments d'une manière cyclique découlant de la force d'affirmation du matériel thématique, de la rigueur de l'écriture et des exigences d'unité. Ses préoccupations récentes tendaient vers la simplification de son langage à travers un élargissement du cadre, et aussi vers une expression toujours plus lyrique. Les éléments de son style pourraient se définir ainsi : formes néo-classiques et expression néo-romantique dans un langage utilisant les techniques du XXe siècle.

Élu membre de la Société royale du Canada (1989), nommé Officier de l'Ordre du Canada (2001) et nommé Officier de l’Ordre national du Québec (2007), Jacques Hétu est intronisé en 2008 au Panthéon de la musique classique de Trois-Rivières, où une École de musique porte son nom.

Le compositeur meurt le , à l'âge de 71 ans.

OeuvresModifier

  • Symphonie no 1 pour orchestre à cordes, op. 2, 1959
  • Adagio et Rondo pour quatuor à cordes, op. 3, 1960
  • Symphonie no 2, op. 4, 1961
  • Sonate pour deux pianos, op. 6, 1962
  • Petite suite pour piano, 1962
  • Variations pour piano, 1964
  • 4 pièces pour flûte et piano, 1965
  • L'apocalypse pour orchestre, op.14, 1967
  • Double concerto pour violon, piano et orchestre de chambre, op. 12, 1967
  • Variations pour violon, 1967
  • Quintette pour instruments à vent, op.13, 1967
  • Quatre miniatures pour trio d'anches, 1967
  • Cycle pour piano et instruments à vent, op. 16, 1969
  • Concerto no 1 pour piano et orchestre, op. 15, 1969
  • Passacaglia pour orchestre, 1970
  • Symphony no 3, 1971
  • Quatuor à cordes no 1, op. 19, 1972
  • Les clartés de la nuit pour voix et piano, op. 20, 1972
  • Fantaisie pour piano et orchestre, op. 21, 1973
  • Les djinns pour double chœur, percussions et piano, op. 22, 1975
  • Antinomie pour orchestre, op.23, 1977
  • Aria pour flûte et piano, op. 27, 1977
  • Nocturne pour clarinette et piano, op. 26, 1977
  • Rondo varié pour violon, 1977
  • Prélude et danse pour piano, 1977
  • Ballade pour piano, op. 30, 1978, révisée en 1984
  • Incantation pour hautbois et piano, 1978
  • Lied pour cor et piano, 1978
  • Élégie pour basson et piano, 1979, 2e mouvement du Concerto pour basson
  • Concerto pour basson et orchestre, op. 31, 1979
  • Au pays de Zom, musique de film, 1980
  • Mirages pour orchestre, 1981
  • Interlude pour orchestre, 1982
  • Les abîmes du rêve pour voix de basse et orchestre, op. 36, 1982, poèmes d'Émile Nelligan
  • Concerto pour clarinette et orchestre, op. 37, 1983
  • Sonate pour piano, op. 35, 1984
  • Quatre interludes pour orgue, op. 38, 1985
  • Messe missa pro trecentesimo anno pour chœur et orchestre, 1985
  • Variations pour orgue, 1986
  • Symphonie concertante pour quintette à vent et orchestre à cordes, op. 40, 1986
  • Suite pour guitare, op. 41, 1986
  • Concerto pour trompette et petit orchestre, op. 43, 1987
  • Images de la Révolution, opus 44, 1988
  • Sérénade pour flûte et quatuor à cordes, op. 45, 1988
  • Les Illusions fanées pour chœur mixte, 1988
  • Poème fpour orchestre à cordes, 1989
  • Concerto pour ondes Martenot et orchestre, op. 49, 1990
  • Quatuor à cordes no 2, op. 50, 1991
  • Concerto pour flûte et orchestre, op. 51, 1991
  • Le Prix, opéra, 1992
  • Scherzo pour quatuor à cordes, 1992
  • Symphonie No. 4, op. 55, 1993
  • Concerto pour guitare et orchestre à cordes, op. 56, 1994
  • Concerto pour trombone, op. 57, 1995
  • Sonate pour violon et piano, op. 58, 1996
  • Sonate pour treize instruments, 1996
  • Fantaisie pour piano, op. 59, 1996
  • Concerto pour marimba, vibraphone et cordes, op. 61, 1997
  • Sonate pour violoncelle et piano, op. 63, 1998
  • Sérénade Héroïque pour cor et orchestre, op. 62, 1998
  • Concerto pour piano no 2, 1999
  • Passage pour chœur mixte a capella, 1999
  • Concerto pour piano no 2, op 64, 2000
  • Hear My Prayer, O Lord pour chœur mixte a capella, 2000
  • Fantaisie sur le nom de Bach pour flûte seule, op. 67, 2001
  • Fanfare pour Lanaudière pour 3 trompettes, 4 cors, 3 trombones et 1 tuba, 2001
  • Fanfare pour une fête pour 4 trompettes, 4 cors, 4 trombones et tuba, 2001
  • Concerto pour orgue, op. 68, 2001
  • Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre, op. 69, 2001
  • Concerto pour hautbois, cor anglais et orchestre, op. 72, 2004
  • Trio pour clarinette, violoncelle et piano, 2004
  • Sextuor à cordes, op. 71, 2004
  • Impromptu pour piano, 2004
  • Variations concertantes pour orchestre, 2005
  • Concerto pour deux guitares et orchestre, op. 77, 2007
  • Sur les rives du Saint-Maurice, op. 78, 2008
  • Symphonie no 5, op. 81, 2009
  • Fantaisie sur « Un bon matin » pour 3 flûtes et orchestre à cordes, 2010

HonneursModifier

Notes et référencesModifier

  1. Hommage à Jacques Hétu, sur resmusica.com le 12 février 2010.
  2. « Jacques Hétu, le plus joué de nos compositeurs | Claude Gingras | Musique classique », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2018)

Liens externesModifier