Jacques Fauvet

journaliste français

Jacques Fauvet, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste français, qui fut directeur du Monde et président de la CNIL.

Jacques Fauvet
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Fonction
Président
Le Siècle
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Christian Fauvet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

Licencié en droit, il devient journaliste en 1937 pour le quotidien L'Est républicain à Nancy. Mobilisé en 1939 comme officier, il est prisonnier de guerre entre 1940 et 1945, cinq années qu'il passe dans un oflag[1].

En juillet 1945, de retour à Paris, il exerce au service politique du quotidien Le Monde. Responsable du service politique en 1948, puis rédacteur en chef adjoint en 1958, rédacteur en chef en 1963; il devient cogérant de la société en 1968 et directeur du journal l'année suivante, en décembre 1969. Il le reste jusqu'à son départ en 1982.
A l'époque où il dirige le service politique du Monde, il publie encore des éditoriaux à l'Est Républicain et dans les journaux qui en dépendent (Le Lorrain à Metz)[2].
En novembre 1980, il est inculpé sur décision du ministre de la Justice Alain Peyrefitte pour cinq articles qui auraient « jeté le discrédit sur la magistrature » . Il est amnistié à l'occasion des élections de 1981. Il milite pour le programme de François Mitterrand[1] qui en 1988, le nomme grand officier de l'ordre national du Mérite[1].

Il est administrateur de la Bibliothèque nationale de France de novembre 1983 à décembre 1984, puis vice-président de la commission française pour l’UNESCO jusqu'en 1991.

Il fait trois mandats, de juin 1984 à janvier 1999 (il a alors 85 ans), à la présidence de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

Les positions politiques de Jacques Fauvet ont fait l'objet de critiques, portant notamment sur une supposée complaisance envers le communisme et l'Union soviétique[3]. Jean-François Revel le qualifia de « quasi-compagnon de route » du Parti communiste français[4].

Grand-croix de la Légion d'honneur, il est le père de cinq enfants, dont Christian, journaliste, mort en 1996[5]. Il est décédé à Paris le à l'âge de 87 ans. Son épouse est décédée le à 91 ans.

ŒuvresModifier

Il est l'auteur de plusieurs essais politiques, dont:

  • Les Partis dans la France actuelle, 1947
  • Les Forces politiques en France, 1951, prix Dodo de l'Académie française
  • La France déchirée, 1957, prix Henri-Dumarest de l’Académie française en 1958
  • La IVe République, 1959
  • La Fronde des généraux, 1961
  • Histoire du parti communiste français, 1964-1965

BibliographieModifier

  • Patrick Eveno, Histoire du journal Le Monde, 1944 - 2004, Paris, Albin Michel, 2004. (ISBN 2226142576)
  • Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du "Monde": du contre-pouvoir aux abus de pouvoir, Paris, Mille et une nuits, 2003.
  • Philippe Simonnot, Le Monde et le pouvoir, préface de Michel Le Bris, Jean-Pierre Le Dantec, Jean-Paul Sartre, Paris, Les Presses d'aujourd'hui, 1977.

RéférencesModifier

  1. a b et c (fr) « Mort de Jacques Fauvet, ex-directeur du «Monde» », sur www.liberation.fr (consulté le 13 septembre 2010)
  2. Notamment, au Lorrain, il publie un éditorial quasi quotidien, à l'époque du gouvernement Mendès-France (1954-55). Cf. Denis Schneider, Le gouvernement Mendès-France dans la presse messine, Maitrise, 1978, université de Metz- histoire.
  3. Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, Mille et Une nuits, 2003
  4. Le voleur dans la maison vide : mémoires, Plon, 1997
  5. NOEL-JEAN BERGEROUX, « Christian Fauvet », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externesModifier

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