Jacques Félix Jan de La Hamelinaye

général français
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Jacques-Félix Jan de La Hamelinaye
Jacques Félix Jan de La Hamelinaye

Naissance
Montauban-de-Bretagne
Décès (à 92 ans)
Rennes
Origine Drapeau du royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17911832
Distinctions Commandeur de Saint-Louis
Grand officier de la Légion d'honneur
Baron de l'Empire (1811)
Vicomte (1827)
Comte (1829)
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 9e colonne « HAMELINAYE »

Jacques-Félix, comte Jan de La Hamelinaye, né le à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) et mort le à Rennes, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

BiographieModifier

Fils d'un avocat, sénéchal de Montauban et subdélégué de l'intendant de Bretagne, il choisit la carrière militaire et entre en service le en qualité de sous-lieutenant dans le 36e régiment d'infanterie et fait la campagne de 1792 sous les ordres de Custine. Capitaine en 1794, il fait partie de la 71e demi-brigade au passage de la Roër sous les ordres de Jourdan. Le pont disposé pour le passage des troupes s'étant trouvé trop court, est emporté par le courant ; mais Hamelinaye, suivi d'une cinquantaine d'hommes, se précipite dans la rivière, et malgré le feu de l'ennemi s'empare de la position.

Chef d'état-major de la division Souham dans le corps du général Sainte-Suzanne en 1800, il combat à Elchingen le et a un cheval tué sous lui. En 1807, Bernadotte le choisit pour son premier aide-de-camp et l'emmène avec lui dans son gouvernement des villes hanséatiques, et à la campagne de 1809 il mérite le grade de général de brigade le au combat de Lintz. Chargé d'attaquer le village de Wagram avec trois bataillons saxons, il a pris déjà trois pièces de canon et plusieurs centaines d'Autrichiens lorsqu'il se trouve placé entre le feu des ennemis qui revenaient sur Wagram et celui d'une seconde brigade saxonne qui par méprise, vient l'attaquer sur ses derrières, Hamelinaye sut rallier ses troupes avec ordre sous un feu si meurtrier, a son cheval tué et se retire de cette fatale position avec honneur.

Promu officier de la Légion d'Honneur le , il est créé chevalier de l'Empire le , puis fait baron de l'Empire le .

Il commande en Calabre une brigade de la division Lamarque. Il a ensuite le commandement des côtes, depuis Scilla jusqu'à Reggio de 1810 à 1811, et se défend avec avantage dans ses cantonnements contre les attaques des flottilles anglaises que vomissait le port de Messine et qu'il force à se retirer. En 1811, le général Hamelinaye se distingue en Catalogne et devient chef de l'état-major général de cette armée. Le il est nommé général de division, et en cette qualité, fait avec gloire la campagne de France. Il est à peine convalescent d'une maladie aiguë qui l'a forcé de quitter l'armée, que le duc de Feltre, ministre de la guerre, met sous ses ordres Orléans, où se trouvent 4 000 hommes de vieilles troupes et 100 pièces de canon.

Il apprend le , l'abdication de Napoléon Ier et envoie aussitôt son adhésion aux actes du gouvernement provisoire et au rétablissement des Bourbon. Au mois de juin, il commande le département de la Mayenne, le , il est fait chevalier de Saint-Louis, et le suivant commandeur de la Légion d'honneur.

Au , il se trouve sous les ordres du duc de Bourbon et n'abandonne pas la cause royale. Il fait même de grands efforts pour retenir ses troupes dans l'obéissance, mais Napoléon Ier l'emport et le 24, Hamelinaye fait sa soumission. On le laisse d'abord sans emploi. Ce n'est que le qu'il est envoyé à Tours commander la 22e division. Dès le , il fait reprendre la cocarde blanche aux troupes et le lendemain, à l'arrivée à Tours d'autres troupes et d'officiers sans emploi, il court les plus grands dangers, et sa vie est longtemps menacée. Il a tenté de réunir la garde nationale, mais inutilement. Croyant arrêter le désordre, il permet au maréchal de camp Nicolas de reprendre la cocarde tricolore que les troupes n'avaient pas quittée. Le lendemain il quitte Tours pour se rendre auprès du ministre de la guerre. Le roi approuve sa conduite, et le ministre le renvoie à Tours où il reste jusqu'au et y licencie neuf régiments. Le général Hamelinaye a exercé depuis plusieurs commandements.

Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1820, et commandeur de Saint-Louis en 1821, puis enfin élevé aux dignités de vicomte et de comte en 1827 et 1829. Resté à Dijon en 1830, le lieutenant-général Jan de La Hamelinaye, classé pour 1831 dans le cadre d'activité fixé par l'ordonnance du , obtint définitivement sa retraite le et se retire à Contest (Mayenne).

Deux de ses petits-fils sont autorisés à faire modifier leur nom par décret du et à s'appeler Poinçon de La Blanchardière-Jan de La Hamelinaye.

BibliographieModifier