Jacques Duhamel

haut fonctionnaire et homme politique français

Jacques Duhamel
Illustration.
Fonctions
Ministre des Affaires culturelles

(2 ans, 2 mois et 21 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Jacques Chaban-Delmas
Pierre Messmer
Gouvernement Chaban-Delmas
Messmer I
Prédécesseur André Bettencourt (intérim)
Successeur Maurice Druon
Ministre de l'Agriculture

(1 an, 6 mois et 16 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Jacques Chaban-Delmas
Gouvernement Chaban-Delmas
Prédécesseur Robert Boulin
Successeur Michel Cointat
Maire de Dole

(7 ans, 7 mois et 27 jours)
Prédécesseur Charles Laurent-Thouverey
Successeur Armand Truchot
Député français

(4 ans, 3 mois et 27 jours)
Réélection 11 mars 1973
Circonscription 2e du Jura
Législature Ve (Cinquième République)
Groupe politique UC (1973-1974)
RCDS (1974-1977)
Prédécesseur Henri Jouffroy
Successeur Henri Jouffroy

(6 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection 25 novembre 1962
Réélection 12 mars 1967
30 juin 1968
Circonscription 2e du Jura
Législature IIe, IIIe et IVe (Cinquième République)
Groupe politique RD (1962-1967)
PDM (1967-1969)
Prédécesseur Louis Jaillon
Successeur Henri Jouffroy
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (Seine, France)
Date de décès (à 52 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique CDP
Conjoint Colette Rousselot
Enfants Olivier Duhamel
Stéphane Duhamel
Résidence Jura

Jacques Duhamel
Maires de Dole

Jacques Duhamel, né le à Paris, où il meurt le , est un homme politique français. Ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas de 1969 à 1971, il devient dès lors ministre des Affaires culturelles, fonction qu'il conserve jusqu'en 1973 au sein du premier gouvernement de Pierre Messmer.

BiographieModifier

Fils de Jean Duhamel, qui est délégué général du Comité central des houillères de France et de la Société générale d'immigration[1], résistant dès l'âge de 17 ans, diplômé de Sciences Po Paris, il est également diplômé en sociologie et licencié en droit, puis intègre l'ENA dans sa première promotion (France combattante 1947).

Maître des requêtes au Conseil d’État. Proche d’Edgar Faure dont il est le collaborateur pendant sept ans (conseiller technique, directeur adjoint, directeur du cabinet à la présidence du Conseil). Il est assisté par Valéry Giscard d’Estaing. Il exerce ensuite les fonctions de directeur général du Centre national du Commerce extérieur. Il est directeur gérant de la Société de presse et d'édition jurassienne à partir de 1968.

Élu député du Jura le , réélu en 1967, 1968 et 1973, sous diverses étiquettes centristes (groupe du Rassemblement démocratique, Progrès et démocratie moderne (PDM) qu’il préside et Union centriste). Il est président du parti politique Centre démocratie et progrès (CDP) qu'il crée en 1969. « Il a conquis le Jura, mais le Jura l’a à son tour conquis » écrit Pierre Viansson-Ponté. Il se montre un efficace défenseur de son département. À l’Assemblée nationale, il excelle dans le maniement du règlement[pas clair].

Rallié à Georges Pompidou, il est ministre de l’Agriculture, du au , dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas puis ministre des Affaires culturelles, du au , dans les ministères Chaban-Delmas et Messmer. Adoptant la thématique social-démocrate de la « Nouvelle Société » de Jacques Chaban-Delmas, Jacques Duhamel mène une politique visant à insérer la culture dans la vie quotidienne. Parmi les objectifs du ministre : aiguiser la sensibilité des enfants aux œuvres de l'art, prendre en compte la capacité d'apprentissage des adultes, maîtriser le cadre de vie et les techniques audiovisuelles nouvelles, etc. Il met en place des procédures contractuelles entre l'État et les institutions culturelles (télévision, industrie cinématographique, compagnies dramatiques décentralisées). Créé en conjonction avec un éphémère Conseil du développement culturel, un Fonds d'intervention culturel finançant des opérations innovantes en partenariat avec d'autres ministères est institué - il subsista jusqu'en 1985. Dans le domaine des arts plastiques, le système du 1 % est étendu à tous les bâtiments publics (1 % du coût de construction doit être consacré à la création d'une œuvre d'art). Il met un terme à la censure politique et nomme des personnalités situées à gauche à la tête du TNP (Jack Lang, Roger Planchon à Villeurbanne). Après les législatives de 1973, malgré l'insistance de Georges Pompidou, il renonce à toute fonction ministérielle du fait de sa maladie.

Maire de Dole à partir de 1968[2], il démissionne pour raisons de santé en 1976. Son successeur, Armand Truchot, est battu en 1977 par le socialiste Jean-Pierre Santa Cruz.

Il meurt à l'âge de 52 ans des suites d'une maladie dégénérative du cervelet, dans la nuit du 7 au , à son domicile parisien du 5e arrondissement[réf. souhaitée]. Il est inhumé dans le cimetière de la Guicharde, à Sanary-sur-Mer, dans le tombeau de la famille Duhamel-Funck-Brentano[3].

Vie privéeModifier

Avec Colette Rousselot, éditrice, ils ont eu quatre enfants :

Il est l'oncle maternel de l'homme d'affaires Thierry Funck-Brentano[3].

Notes et référencesModifier

  1. "Le Temps", 6/5/1940, "Le Temps", 9/5/1940
  2. « Paris inaugure une place du nom de Jacques Duhamel », le progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017)
  3. a et b Tombe de la famille Duhamel-Brentano

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier