Jacques Baumel

politicien français

Jacques Baumel
Illustration.
Fonctions
Maire de Rueil-Malmaison

(33 ans, 2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Marcel Pourtout
Successeur Patrick Ollier
Président du conseil général
des Hauts-de-Seine

(6 ans et 7 jours)
Prédécesseur Charles Pasqua
Successeur Paul Graziani

(3 ans, 6 mois et 15 jours)
Prédécesseur Pierre Lagravere
Successeur Charles Pasqua
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre

(3 ans et 15 jours)
Président Georges Pompidou
Premier ministre Jacques Chaban-Delmas
Gouvernement Chaban-Delmas
Sénateur français

(7 ans, 11 mois et 8 jours)
Circonscription Seine
Groupe politique UNR
Député français

(35 ans, 3 mois et 6 jours)
Circonscription 7e des Hauts-de-Seine
(1988-2002)
Législature IIIe à IXe
Groupe politique UD-Ve (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-2002)
Successeur Patrick Ollier

(1 an, 1 mois et 6 jours)
Circonscription Moselle (1945-1946)
Creuse (1946)
Législature Première et seconde assemblée constituante
Groupe politique UDSR
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille (France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Rueil-Malmaison (France)
Nationalité Drapeau de la France Français

Jacques Baumel, né le à Marseille et mort le à Rueil-Malmaison, est un homme politique français. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il est député de 1945 à 1946 puis de 1967 à 2002, sénateur de 1959 à 1967, dirigeant du mouvement gaulliste, secrétaire d'État de 1969 à 1972 et maire de Rueil-Malmaison de 1971 à 2004.

BiographieModifier

RésistanceModifier

Jacques Baumel est né d'un père médecin, d'origine nîmoise et protestante, et d'une mère catholique d'origine aveyronnaise[1]. Il effectue sa scolarité au lycée Thiers de Marseille[2],[3],[4]. Après des études de médecine, pour suivre la voie paternelle, il prend part à la Résistance en entrant dès le début de 1941 au mouvement Combat aux côtés d'Henri Frenay (sous les alias Saint-Just, Berneix ou encore Rossini). Il côtoie les dirigeants de ce mouvement à Marseille, puis Lyon et enfin Paris. En 1943, il est secrétaire général des Mouvements unis de la Résistance (MUR) et rencontre Jean Moulin à plusieurs reprises. Face à la trahison de Jean Multon, et à la menace qui pèse sur la résistance, Jacques Baumel prend des mesures d'urgence, comme le gel des boîtes aux lettres, le remplacement des agents grillés ou encore la mise en alerte des services de renseignements[5]. À la création du Mouvement de libération nationale en , il est nommé avec Pierre Hervé secrétaire général pour la zone sud de ce regroupement. Il conserve le secrétariat général des MUR. Il participe en 1945 à la fondation de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR). Il siège à l'Assemblée consultative provisoire. En 1945, il est élu député de la Moselle à la première Assemblée nationale constituante, est élu dans la Creuse à la seconde, mais est battu lors des élections à l'Assemblée nationale de 1946. Il a présidé le groupe parlementaire de l'UDSR et a participe à l'essor du Rassemblement du peuple français (RPF), dès sa fondation en 1947.

Parlementaire pendant un demi-siècleModifier

Sénateur de 1959 à 1967, Jacques Baumel est l'un des adjoints des secrétaires généraux de l'Union pour la nouvelle République (UNR). Il se rend aux États-Unis et étudie la campagne de John Fitzgerald Kennedy en 1960. Il accède au secrétariat général du mouvement gaulliste le après le succès remporté par l'UNR-UDT en novembre et assume cette fonction jusqu'au où il est remplacé par Robert Poujade. Il est élu lors des neuf élections à l'Assemblée nationale dès 1967 et siège au palais Bourbon jusqu'en 2002. Il est successivement membre de l'Union pour la nouvelle République (UNR), de l'Union pour la défense de la République (UDR) puis du Rassemblement pour la République (RPR).

Sur le plan international, il représente le Parlement français à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et à l'Union interparlementaire (UIP).

Il est aussi secrétaire d'État auprès du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du au .

Maire de Rueil-Malmaison et président du conseil général des Hauts-de-SeineModifier

Maire de Rueil-Malmaison, « une ville de province aux portes de Paris » selon son expression, de 1971 à 2004, il est à l'origine de Rueil 2000 (aujourd'hui Rueil-sur-Seine). Il pratique une politique active de jumelages avec nombre de cités étrangères (19 en tout). Sa politique municipale favorise l'implantation de sièges sociaux d'importantes entreprises françaises et étrangères. Les crèches sont particulièrement développées dans sa ville. Une médiathèque inaugurée en 2002 porte son nom.

Il préside le conseil général des Hauts-de-Seine pendant neuf ans, de 1970 à 1973 et de 1976 à 1982.

MortModifier

Jacques Baumel apparaît comme témoin dans le documentaire télévisé La Traversée du désert de Patrick Pesnot (2005).

Il repose au cimetière du village de Fourneville dans le Calvados. Son épouse, née Louise Bachelot le , est morte le .

PublicationsModifier

DécorationsModifier

HommageModifier

 
Plaque commémorative dans le parc départemental du Mont-Valérien.

Liens externesModifier

NotesModifier

  1. Jacques Baumel, Résister. Histoire secrète des années d'Occupation, Paris, Albin Michel, (ISBN 2-226-10866-1), p. 22-23.
  2. Dominique Lormier, Les grandes figures de la Résistance française 1940-1945, Éditions Sud Ouest, (ISBN 978-2-8177-0415-9, lire en ligne)
  3. Souvenir Français des Hauts-de-Seine, « Les Compagnons de la Libération des Hauts-de-Seine : Jacques Baumel de Rueil-Malmaison. », sur Le Souvenir Français - Délégation générale des Hauts-de-Seine. (consulté le 8 février 2019)
  4. « Biographie Jacques Baumel Homme politique », sur www.whoswho.fr (consulté le 8 février 2019)
  5. Jacques Baumel, op. cit., p. 366-367.