Jacques-Olivier Grandjouan

Éducateur et pédagogue français

Jacques-Olivier Grandjouan est un éducateur et pédagogue français, agrégé de grammaire, docteur en psychologie et promoteur du scoutisme, né en 1903 et mort en 1991[1].

Jacques-Olivier Grandjouan
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Biographie
Naissance
Décès
Surnom
Baloo
Formation
Activités
Père
Mère
Bettina Simon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Vige Langevin
Henri Grandjouan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Clairève Grandjouan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Société de linguistique de Paris
Éclaireurs de France (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Les Linguicides

BiographieModifier

Fils du dessinateur anarchiste nantais Jules Grandjouan et de Bettina Simon, Jacques-Olivier Grandjouan , après des études secondaires au Lycée Henri-IV, où il fut condisciple de Léo Lagrange[2], était agrégé de grammaire depuis 1924, puis docteur en psychologie, latiniste, helléniste et diplômé de l'École des langues orientales. Il lisait une vingtaine de langues. Il était membre de la Société de linguistique de Paris et du cadre de réserve des traducteurs-réviseurs de l'ONU et de la FAO. Il a publié notamment le livre Les Linguicides[3], ainsi que des livres de didactique des langues, et a aussi illustré un certain nombre d'ouvrages. Par ailleurs, il était, avec sa femme Renée Nora Kruger[4], promoteur du scoutisme[5]. Son surnom de scout était Baloo, et celui de sa femme, Louv'a. Il fut animateur de l'École des Roches[6], commissaire national adjoint puis commissaire international des Éclaireurs de France[7]. Il est aussi l'auteur de la chanson des louveteaux[8]. Après de longs séjours à l'étranger, notamment autour de l'équateur, il fut directeur du lycée français de la mission laïque de Beyrouth et fut à l'origine de l'hébertisme au Liban[9]. En 1941, il fut chargé par le gouvernement de Vichy de développer le mouvement scout aux Antilles françaises, avec l'aide de Paul-Émile Victor. Il participa aussi au mouvement de l'Éducation nouvelle[10]. Après la guerre, il était le directeur du service de documentation et d'études pédagogiques du Ministère de l'Éducation nationale et participa activement à l'élaboration du Plan Langevin-Wallon[11].

FamilleModifier

Son père était le dessinateur syndicaliste révolutionnaire nantais Jules Grandjouan. Sa mère, Bettina Simon, était institutrice. Il avait un frère, Henri Grandjouan, ingénieur, et une soeur, Vige Langevin, professeur de dessin. Il a eu deux filles, l'archéologue Clairève Grandjouan (en) (1929-1982) et l'éditrice Fleur Grandjouan, mariée à Hilary Ng'weno (en).

BibliographieModifier

  • Enseigner le français aux étrangers, 1989.
  • Petit guide de l'Agora d'Athènes, rédigé par Homer A. Thompson, traduction française par C. et J.O. Grandjouan, 1977.
  • Les Linguicides, 1971, réédition en 1989.
  • Cent pages sur la linguistique et l'enseignement du français aux étrangers, 1970.
  • L'Astragale et le pari, 1964.
  • Les jeux de l'esprit, thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Paris, 1963[12].
  • Action civique, texte adopté par le conseil des commissaires de Marseille le , Vichy, les Eclaireurs de France, 1942.
  • Le Qui Vive, 200 jeux d'observation recueillis et commentés, 224 pages, Éclaireurs de France, 1942.
  • La mirifique histoire d'Ours Gourmand et d'Estomac d'Autruche, Courbevoie, les Éditions La Flamme, 1934.
  • Lire, écrire, parler, Paris, Lanore, 1931.
  • Le métier de chef, Guide pratique du Chef qui débute, éditions de l'Arc tendu, 1930.

RéférencesModifier

  1. Jacques-Olivier Grandjouan, sur le site data.bnf.fr.
  2. La fabrique des pédagogues: Encadrer les colonies de vacances. 1919-1939, de Nicolas Palluau, Presses Universitaires de Rennes, page 70, sur Google Books.
  3. La traduction raisonnée, par Jean Delisle et Alain René, Presses universitaires d'Ottawa, 2003, page 468.
  4. Renée Nora Kruger, sur l'encyclopédie Scoutopedia.
  5. Jacques-Olivier Grandjouan, sur l'encyclopédie Scoutopedia.
  6. L'Ecole des Roches, par Nathalie Duval, Paris, Belin, 2009, recension par Laurent Gutierrez, sur OpenEdition.
  7. Simone Marcus (1911-2012), par Samuel Boussion, sur L'internationale des Républiques d'enfants.
  8. Le groupe E.D.F. du Lycée Henri IV à Paris, sur le site de l'Association pour l'histoire du scoutisme laïque.
  9. Dix ans d'hébertisme en Syrie et au Liban, bulletin de la Fédération belge d'hébertisme, décembre 2005.
  10. L'Éducation nouvelle, sur le site Le temps des instituteurs.
  11. Alfred Jules Weiler, sur Le Maitron.
  12. Les jeux de l'esprit, sur le site de la médiathèque Élise et Célestin Freinet.

Liens externesModifier