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Jacques-François Baudiau

historien et géographe, auteur d’ouvrages sur le Morvan
Jacques-Felix Baudiau
Fonction
Curé
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jacques-François BaudiotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Jacques-Felix Baudiau (orthographié Baudiot avant 1853), né Jacques Beaudeau le au lieu-dit Les Févres à Planchez[n 1]. Ce patronyme se dit localement Baudiot souvent transcrit dans les actes sans le " i ". Il est mort le à Quarré-les-Tombes, est un historien et géographe, auteur d'ouvrages sur le Morvan.

Sommaire

BiographieModifier

Né aux Févres, un hameau de Planchez proche des bords de la Cure et berceau de sa famille paternelle, d'un milieu paysan, il perd son père en 1811. Sa mère, originaire de Grosse au finage de Planchez, avait été veuve en premières noces. Il est élevé par son grand-père, meunier à Chevigny, aux Settons[n 2]. Il se rend à l'école de Planchez, où il est remarqué par l'abbé Charles Morey (curé de Corancy et de Planchez), puis par l'abbé Gonin, nouveau curé, qui lui apprend le latin[n 3].

Après ses études au petit séminaire de Nevers, il devient sous-diacre en 1831, diacre en 1832, et est ordonné prêtre en 1833 par Louis Robert Paysant, évêque d'Angers. Il est vicaire à Château-Chinon, puis curé de Montigny-sur-Canne en 1834, et y fait reconstruire l'église. Il réalise alors ses premiers travaux historiques. Il mûrit son projet d'une histoire du Morvan pendant son premier ministère ; selon l'abbé Lucien Charrault, « il parcourut le Morvan, monté sur une petite jument grise, qui se prêtait aux rêves du chercheur ».

Il glane ses autres informations, dans les livres anciens, les bibliothèques, les archives de Dijon et, de par ses fonctions, reçoit un accueil favorable dans les abbayes et les châteaux de la région.

En 1844, il est nommé curé de Dun-les-Places. Son maire, le chevalier et corsaire Marie-Auguste Xavier Feuillet, ex-lieutenant de vaisseau, offre une nouvelle église bâtie au hameau des Places, sous le vocable de Sainte-Amélie. Elle est consacrée en 1851 et « jamais foule ne s'était réunie dans un coin du Morvan[1] ». À Dun-les-Places, l’abbé Baudiau étudie le Morvan et rédige Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique de cette contrée (sous le nom Jacques Félix Baudiau). Sa documentation, sérieuse et consciencieuse, fait de son ouvrage une référence pour l'histoire du Morvan sous l'Ancien Régime.

En 1876, il devient curé doyen d'Entrains-sur-Nohain, où il continue son travail d'historien et écrit Histoire d'Entrains depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours.

En vacances chez sa nièce à Quarré-les-Tombes, il meurt subitement, dans la paroisse de son confrère l’abbé Henry, curé et historien des lieux. L'acte de décès le prénomme Jacques François. Il est inhumé à Entrains, après avoir reçu des funérailles populaires dans les deux paroisses.

Il a laissé le souvenir « d'un homme savant, doué de mémoire et de modestie, bienveillant, doux et charitable[2] ».

PublicationsModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Lucien Charrault, Dans l'ombre du Morvan, Paris, Rambot, 1933, 269 p. ; rééd. Château-Chinon, Lai Pouèlée, 1987, 263 p. (ISBN 978-2-90517-406-2)
  • Claude Pequinot et Ginette Picard, sous la Direction de Jacqueline Bernard , « Jacques Baudiau (1809-1880) », Des Morvandiaux de l'ombre à la lumière, t. II, p. 31-33.
  • « J. F. Baudiau, un précurseur de l'unité du Morvan », La Page, Le Journal du Centre, novembre 1970
  • Marc Pautet, Les Inconnus célèbres de Quarré-les-Tombes et des environs, t. I & t. II, éd. Mémoires Vivantes du Canton de Quarré-les-Tombes

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. le 16 octobre à Planchez "est comparu Claude Beaudeau âgé de 37 ans lequel nous a présenté un enfant de sexe masculin, né d'hier à 5 heures du matin, de lui déclarant et de Reine Chaumien son épouse, auquel il a donné le prénom de Jacques, ...en présence de Jacques Beaudeau meunier au moulin de Chevigny, âgé de 33 ans et de Pierre Maratrat propriétaire à Planchez âgé de 42 ans, le père et témoins ne savent signer
  2. Le moulin de son grand-père est aujourd'hui au fond du Lac des Settons.
  3. Il a peut-être appris le latin par l'abbé Benoït, curé de Montsauche.

RéférencesModifier

  1. Lucien Charrault.
  2. Discours prononcé à son enterrement par Amédée Jullien, publié dans le Journal de la Nièvre du 24 septembre 1880 et reproduit dans la Société Nivernaise des Lettres, Sciences et Arts, Bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, Nevers, Mazeron, , 579 p. (lire en ligne), p. 75.