Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps

Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
Eudes-Desl.Voir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en zoologie
Eudes-DeslongchampsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de

Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps, né à Caen le et mort le , est un médecin, naturaliste et paléontologue français.

BiographieModifier

Bien que pauvres, les parents de Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps se battent pour lui assurer une bonne éducation. Après avoir étudié la médecine dans sa ville natale, il est nommé aide-chirurgien dans la marine en 1812 et, en 1815, chirurgien-chef auxiliaire à l’hôpital militaire de Caen. Monté à Paris pour obtenir son diplôme de docteur en chirurgie, la recherche et les leçons de Georges Cuvier (1769-1832) attirent son attention sur l’histoire naturelle et la paléontologie.

En 1822, il est élu chirurgien à l’hospice de Caen et, tout en continuant à exercer la médecine, il se livre à l’étude de la géologie qui l’amène à découvrir des fossiles de Teleosaurus dans une des carrières de Caen[1],[2],[3]. Passionné de paléontologie, il est l’un des fondateurs du Muséum d'histoire naturelle de Caen dont il est le conservateur honorifique. Il est également l’un des fondateurs de la Société linnéenne de Normandie (1823) à laquelle il fournit des articles sur Teleosaurus, Poekilopleuron (Megalosaurus), sur les mollusques et le brachiopode jurassiques. Ses descriptions des ossements des mammifères quaternaires (mammouths, rhinocéros) le font surnommer « le Cuvier normand ».

En 1825, il devient professeur d'histoire naturelle ainsi que directeur du jardin des plantes de Caen, puis doyen (1847), de zoologie à la Faculté des sciences de Caen.

Il meurt en 1867, aveugle, en laissant le soin à son fils Eugène Eudes-Deslongchamps de poursuivre son œuvre.

Abréviation en botaniqueModifier

L'IPNI attribue une abréviation à « M. Eudes-Deslongchamps » ayant publié dans le domaine de la mycologie en 1824. Il s'agit de publications dans les Mémoires de la Société Linnéenne de Normandie[4]. Aussi il ne fait aucun doute que ce Monsieur Eudes-Deslongchamps est Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps.

Eudes-Desl. est l’abréviation botanique standard de Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps.

Consulter la liste des abréviations d'auteur ou la liste des plantes assignées à cet auteur par l'IPNI

Liste partielle des publicationsModifier

  • Eudes-Deslongchamps est l'un des auteurs de l'Histoire naturelle des zoophytes, parue en 1824 dans l'Encyclopédie méthodique.
  • 1838 : Mémoire sur le Poekilopleuron Bucklandi, grand saurien fossile intermédiaire entre les crocodiles et les lézards, découvert dans les carrières de la Maladrerie, près de Caen. Mém. Soc. Linn. Normandie, v. 6 : 36, pl. 2-8.
  • 1853 : Note sur une nouvelle espèce de poisson du genre Aspidophore. Mém. Soc. Linn. Normandie, v. 9 : 167-173, pl. 10.

HommagesModifier

Après la Seconde Guerre mondiale, on donna à l'ancien chemin Levallois le nom de rue Deslongchamps, honorant à la fois Jacques-Amand et Eugène Eudes-Deslongchamps[5].

Notes et référencesModifier

  1. Brignon A., « L’étude inachevée d’Étienne Geoffroy Saint-Hilaire sur les crocodiles fossiles Thalattosuchia) de Normandie à la lumière de documents inédits », Annales de Paléontologie, no 99(3),‎ , p. 169-205
  2. Brignon A., « Un travail inédit de Jacques-Amand Eudes-Deslongchamps sur les crocodyliformes marins du Jurassique de Normandie », Geodiversitas, no 36(1),‎ , p. 5-33
  3. Brignon A., « Les premières découvertes de crocodiliens fossiles dans la Pierre de Caen (Bathonien, Normandie) au travers des archives de Georges Cuvier », Revue de Paléobiologie, no 33(2),‎ , p. 379-418
  4. Confer Tuber blotii Eudes-Desl., Mémoires de la Société Linnéenne de Normandie, 1824 sur Index Fungorum
  5. Édouard et Régis Tribouillard, L’histoire des rues de Caen, supplément à Liberté de Normandie, Caen, 1981, p. 64.

Liens externesModifier