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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Miller.
Jacques-Alain Miller
Biographie
Naissance (74 ans)
à Châteauroux
Nationalité Française
Conjoint Judith Miller (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parenté Jacques Lacan (beau-père (d))Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation École normale supérieure
Agrégation de philosophie
Titres Psychanalyste
Profession PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Approche Psychanalyse d'inspiration lacanienne
Idées remarquables Fondateur de l'Association mondiale de psychanalyse
Œuvres principales Édition des séminaires de Lacan
Auteurs associés
Influencé par Jacques Lacan
Détracteurs
(Critiques)
Élisabeth Roudinesco

Jacques-Alain Miller, né le (74 ans) à Châteauroux, est un psychanalyste français. Il a contribué à la fondation de l'École de la cause freudienne et est éditeur des séminaires de Jacques Lacan, dont il est le gendre.

Sommaire

FormationModifier

Il est le fils aîné de parents aux origines juives et polonaises. Son père, Jean Miller, médecin radiologue, est petit-fils de rabbin. Sa mère est issue d’une famille comptant plusieurs architectes. Il fait ses études secondaires au lycée Charlemagne, au lycée Janson-de-Sailly puis intègre une classe de khâgne au lycée Louis-le-Grand, où il a comme condisciple Robert Linhart.

Reçu en 1962 au concours d'entrée à l’École normale supérieure, il obtient l'agrégation de philosophie, puis suit, à la fin des années 1960, les séminaires de Roland Barthes à l’École pratique des hautes études (ÉPHÉ). Disciple du philosophe Louis Althusser et surtout du psychanalyste Jacques Lacan, il est légataire des œuvres littéraires de ce dernier et se charge de l'édition de ses séminaires.

FamilleModifier

Il est l'époux de Judith Lacan, fille de Jacques Lacan et de Sylvia Bataille. Son frère cadet est le psychanalyste, écrivain et animateur de télévision Gérard Miller.

ParcoursModifier

À la mort de Jacques Lacan, Miller devient psychanalyste, d'orientation lacanienne. Il publie Lettres à l'opinion éclairée (2001) et le Neveu de Lacan (2003). Il crée le « Forum des psys »[1] pour soutenir la pensée lacanienne, et il y fait intervenir Bernard-Henri Lévy, Catherine Clément, Philippe Sollers notamment, et conteste l'approche scientifique du psychisme assimilée à un « totalitarisme scientiste »[réf. souhaitée].

Université et enseignementModifier

De 1973 à 1981, il propose un enseignement dans le cadre du département de psychanalyse de l'université Paris 8 auquel il appartient en tant que membre de la Section clinique (EA4007), puis il loue une salle au théâtre Déjazet à Paris, et poursuit un enseignement extra-universitaire, avec d'autres collègues psychanalystes. Il interrompt son enseignement en 2011. La plupart de ces cours sont édités par la revue La Cause freudienne[2].

Jacques-Alain Miller trouve dans L'Être et le Néant la racine kojèvienne de ce qui fonde plus tard chez Lacan la théorie du sujet : le manque. Lorsqu'il se frotte au discours de Lacan, il se trouve impliqué et produit alors des écrits. C'est le temps des recherches conceptuelles autour du langage, du sujet et du signifiant. On trouve alors à ses côtés le linguiste et philosophe Jean-Claude Milner.

Fondateur de l'école de la Cause freudienneModifier

Jacques-Alain Miller dirige l’École de la cause freudienne depuis 1981[3] et, en 1992, fonde l'Association mondiale de psychanalyse, constellation d'associations internationales partenaires de l'ECF.

Activités éditorialesModifier

Il publie sous son autorité aux Éditions du Seuil les textes des Séminaires de Jacques Lacan. Théoricien et écrivain, il est un psychanalyste de l'après-Lacan. En 2006, il dirige l'édition de l’Anti-Livre noir de la psychanalyse. Il fonde le journal LNA, Le Nouvel Âne, pour protester contre l'absence de la psychanalyse dans les critères de revues retenus par l'AERES, en 2008.

Il est chroniqueur au magazine Le Point de 2011 à 2015[4].

Controverses sur l'édition des séminaires de Jacques LacanModifier

Le 30 mars 2007, le tribunal de grande instance de Paris rend un jugement en sa faveur sur le bien-fondé de l'action de publication du séminaire par Jacques-Alain Miller[5].

La question de la publication des séminaires reprend en 2011. Après avoir annoncé en janvier avoir quasiment achevé le travail de rédaction des dix séminaires restants, Miller accuse son éditeur, les Éditions du Seuil, de ne pas publier les séminaires qu'il lui aurait remis. À la fin de l'été 2011, il reproche cette fois à l'éditeur de vouloir effacer son nom de la publication des séminaires. Le 6 septembre 2011, lors d'une réunion à Paris, il décide de changer d'éditeur et rejoint les Éditions La Martinière.

Notes et référencesModifier

  1. Cf. « Forum des psys ».
  2. Les enseignements de J.-A. Miller, page du site La Cause freudienne, consultée en ligne le 14.05.15..
  3. * « École de la cause freudienne » (consulté le 4 octobre 2015)
  4. Jacques Alain-Miller, « Billets », sur Le Point.fr (consulté le 4 octobre 2015).
  5. « Attendu qu’il n’est pas discuté que Lacan, qui était opposé à toute publication de son enseignement, n’a accepté la transcription de celui-ci qu’à la condition qu’elle soit réalisée par M. Miller ; Attendu que le droit de divulgation post mortem doit s’exercer au service de l’œuvre, en accord avec la volonté de l’auteur telle que révélée et exprimée de son vivant ; Attendu que le fait que Lacan ait accepté la publication de son enseignement sous une forme écrite (…) ne permet aucunement d’en inférer que l’auteur a imposé à M. Miller de divulguer son œuvre dans son intégralité et a fortiori dans un délai rapide ou seulement déterminé ; Attendu que (…) la seule obligation [Jacques-Alain Miller] est de protéger l’œuvre dont il a la charge contre toute atteinte (…) ; Attendu que le caractère manifestement mal fondé de l’action engagée révèle une intention de nuire constitutive d’une faute (…) ; Le tribunal dit que Jacques-Alain Miller n’a commis aucun abus notoire dans le non-exercice de son droit de divulgation de l’œuvre écrite de Jacques Lacan ».

Voir aussiModifier

OuvragesModifier

  • Lettres à l'opinion éclairée, Paris, Le Seuil, 2002.
  • Un début dans la vie, Paris, Le Promeneur, 2002.
  • Le Neveu de Lacan. Satire, Paris, Verdier, 2003.
  • Voulez-vous être évalué ? Entretien sur une machine d'imposture (avec Jean-Claude Milner), Paris, Grasset, 2004, coll. "Figures".
  • Vie de Lacan, Paris, Navarin, 2011, 24 p.

BibliographieModifier

  • Nicolas Floury, Le Réel insensé, Introduction à la pensée de Jacques-Alain Miller, Bordeaux, Germina, 2010, (ISBN 9782917285190).

Liens externesModifier

Articles connexesModifier