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Jacqueline du Pré

violoncelliste britannique
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Jacqueline du Pré
Description de l'image (1)Jacqueline de Pre-2.jpg.

Naissance
Oxford, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Décès (à 42 ans)
Londres, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale violoncelliste
Formation Guildhall School of Music and Drama à Londres
Maîtres William Pleeth, Paul Tortelier, Mstislav Rostropovitch, Pablo Casals
Ascendants Iris du Pré
Conjoint Daniel Barenboim

Jacqueline du Pré ( à Oxford à Londres) est une violoncelliste britannique d'origine jersiaise.

Elle fut l'épouse et la partenaire musicale de Daniel Barenboim. Elle est officier de l'Ordre de l'Empire britannique (1976).

Sommaire

BiographieModifier

Née dans une famille aisée et cultivée originaire de Jersey (îles Anglo-Normandes), Jacqueline du Pré était la plus jeune des enfants. Elle avait quatre ans lorsqu'elle entendit pour la première fois un violoncelle à la radio[1]. À partir de cet instant, le son de l'instrument ne la quitta jamais. Elle commença à prendre des leçons auprès de sa mère, la pianiste Iris du Pré, puis deux ans plus tard à la London Violoncello School. Très jeune elle participa à des concours avec sa sœur. À dix ans elle gagna un prix lors d'une compétition internationale et à douze ans elle exécutait un concert pour la BBC à Londres[1]. Elle étudié avec William Pleeth à la Guildhall School of Music and Drama à Londres, avec Paul Tortelier à Paris, avec Mstislav Rostropovich en Russie et avec Pablo Casals en Suisse[1].

Tout au long de sa carrière, Jacqueline du Pré joua avec des orchestres et des solistes prestigieux. En particulier son enregistrement du concerto d'Elgar avec le London Symphony Orchestra, sous la direction de John Barbirolli en 1965, lui procura une reconnaissance internationale. Pour cet enregistrement, elle utilisa un Stradivarius, le Davidov de 1712, qui lui avait été offert par une admiratrice et sa marraine Ismena Holland[1].

Jacqueline du Pré joua le concerto d'Elgar lors de son premier concert aux États-Unis, le au Carnegie Hall[1].

Son amitié avec les musiciens Itzhak Perlman, Zubin Mehta et Pinchas Zukerman, et son mariage avec Daniel Barenboim, ont inspiré le film de Christopher Nupen sur leur quintette de Schubert La Truite. Les cinq se nommaient eux-mêmes La mafia musicale juive. Jacqueline du Pré rencontra le pianiste Daniel Barenboim à Noël 1966. Leur mariage, l'année suivante, fut une des unions les plus fructueuses de l'histoire de la musique, que certains comparent à celle qui liait Clara et Robert Schumann. On peut le constater dans les nombreux concerts qu'ils ont donnés, Barenboim au piano ou à la direction d'orchestre. Jacqueline du Pré se convertit au judaïsme à l'occasion de son mariage.

La sœur de Jacqueline, Hilary, est mariée au chef d'orchestre, Christopher « Kiffer » Finzi, avec qui Jacqueline eut une relation sentimentale. Selon Hilary et son frère Piers, dans leur livre Un génie dans la famille, cette relation était conduite avec le consentement d'Hilary afin d'aider Jacqueline, alors nerveusement déprimée, qui avait des comportements suicidaires. En 1999, les enfants de Kiffer et Hilary avancèrent une critique du comportement de leur mère et présentèrent une version différente des événements : leur père, un coureur de jupons, aurait séduit leur tante dans un moment où elle était vulnérable, dans le seul but de flatter son propre ego. Le film d'Anand Tucker Hilary et Jackie (Hilary and Jackie, 1998) est fondé sur ce livre.

En 1971, les capacités de jeu de Jacqueline du Pré — atteinte de sclérose en plaques — entamèrent un déclin irréversible lorsque l'artiste commença à perdre la sensibilité et la mobilité de ses doigts. Elle dut alors arrêter sa carrière pour se consacrer à l'enseignement, donnant également plusieurs master class enregistrées pour la télévision et largement diffusées[2]. C'est cette maladie qui, par ses complications, causa son décès à Londres le , à l'âge de 42 ans. Barenboim était à ses côtés quand elle mourut. Yo-Yo Ma joue maintenant sur le Davidov Stradivarius. Nina Kotova joue sur le Stradivarius de 1673 que Lynn Harrell a baptisé le « Stradivarius du Pré ».

Au cours des dernières années de la vie de Jacqueline du Pré, Daniel Barenboim s'est installé à Paris avec la pianiste Elena Bashkirova (en).

DiscographieModifier

Il faut préférer les enregistrements antérieurs à 1971, car les difficultés occasionnées par sa maladie sont audibles sur les quelques enregistrements effectués après cette date[réf. souhaitée].

  • Antonín Dvořák : Concerto pour violoncelle, Orchestre Symphonique de Chicago, direction Daniel Barenboim. EMI CDC-7 47614 2
  • Antonín Dvořák : Concerto pour violoncelle, Orchestre Symphonique de la Radio Suédoise, direction Sergiu Celibidache. Concert public, 26 novembre 1967, Stockholm. Édité en 2000 : CD Teldec 8573-85340-2
  • Edward Elgar : Concerto pour violoncelle, Orchestre Symphonique de Londres, direction Sir John Barbirolli, enregistré en studio en 1965. Diverses éditions, dont CD EMI 5 55527 2 (édité en 1995)
  • Johannes Brahms : Sonates pour violoncelle et piano 1 & 2, avec Daniel Barenboim (piano)
  • Ludwig van Beethoven : Sonates pour violoncelle et piano 3 & 5, avec Stephen Kovacevich (piano)

Honneurs et distinctionsModifier

 
Rosa « Harwanna » Jacqueline du Pré

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Collectif, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber et Béatrice Didier, Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, (ISBN 9782721006516, lire en ligne), p. 651-652
  2. (en) Daniel Meyer-Dinkgräfe, Biographical Plays about Famous Artists, Cambridge Scholars Press, (ISBN 9781904303473, lire en ligne), p. 50

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (de) Christine Lemke-Matwey, Jacqueline du Pré, Metzler, (ISBN 9783476022141)
  • (en) Carol Easton, Jacqueline du Pré: A Biography, Da Capo Press, (ISBN 9780306809767)
  • (en) Elizabeth Wilson, Jacqueline du Pré: Her Life, Her Music, Her Legend, Arcade Publishing, (ISBN 978-0306809767)
  • (en) Piers Du Pré et Hilary Du Pré, A Genius In The Family: An Intimate Memoir Of Jacqueline du Pré, Vintage Books, (ISBN 978-0099289265)
  • (en) William Wordsworth, Jacqueline du Pré: impressions, Granada, (lire en ligne)

Liens externesModifier