Jacek Malczewski

peintre polonais

Jacek Malczewski né le à Radom et mort le à Cracovie est un peintre polonais.

Jacek Malczewski
Malczewski Jacek Autoportret z hiacyntem.jpg
Jacek Malczewski, Autoportrait aux jacinthes (1902),
musée national de Poznań.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
CracovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Peintre, professeur d'art, professeur d'universitéVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Famille
Père
Julian Malczewski (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Rafał Malczewski (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Il est un important représentant du mouvement symboliste en Pologne.

BiographieModifier

Jacek Malczewski grandit dans une famille de noblesse ruinée. Son père est Janusz, membre du clan Tarnawa, sa mère est née Szymanowska, nièce de Feliks Korwin-Szymanowski (pl) et cousine de Théodore de Korwin Szymanowski. Ses parents sont ses premiers maîtres. Ils l'envoient à l'âge de 13 ans en pension chez un oncle qui possède une propriété.

En 1871, il part pour Cracovie, où il fréquente le lycée et assiste en auditeur libre aux cours de l'école des beaux-arts, qui deviendra plus tard l'académie des beaux-arts. Le directeur de l'école, Jan Matejko, est le premier à reconnaître le talent du jeune homme ; il l'encourage à se consacrer à des études d'arts plastiques et à terminer son cursus à l'École des beaux-arts de Paris.

En 1896, Malczewski revient à Cracovie, cette fois comme professeur aux Beaux-arts. Il y enseigne une première fois de 1896 à 1900, puis de 1912 à 1921. Entretemps, en 1897, il adhère à la confrérie des artistes de Cracovie, la Sztuka (L'Art).

Dans un premier temps, Malczewski peint des scènes de genre campagnardes et des tableaux historiques dans l'esprit du réalisme. Sa palette sombre dénote l'influence d'Artur Grottger. En 1890, il s'intéresse au symbolisme, tout en restant fidèle à son inspiration historique. Il peint notamment Śmierć Ellenai (La Mort d'Ellenai, 1883), Wigilia na Syberii (Réveillon de Noël en Sibérie, 1892), Melancholia (Mélancolie, 1890–1894) et Błędne koło (Le Cercle vicieux, 1895–1897). Ses tableaux évoquent souvent la musique : Muzyka (La Musique, 1902), Nieznana nuta (Note inconnue, 1902), Moja piesn (Mon chant, 1904) ; la mort (Smierc, 1902 ; Thanatos, 1898) et l'immortalité (Zmartwychwstanie - Niesmiertelnosc, 1900). Il a également laissé de nombreux autoportraits imprégnés d'une auto-ironie subtile.

Malgré de nombreux séjours à l'étranger, en France, Allemagne, Autriche, Italie, Grèce et Turquie, il reste proche du style de l'art polonais et du folklore de son pays. Il devient une des figures les plus importantes du mouvement Jeune Pologne au début du XXe siècle.

ŒuvresModifier

  • Hamlet polonais. Portrait d'Aleksander Wielopolski, 1903, musée national de Varsovie.
  • Cycle de peintures Zatruta studnia, 1905–1906.

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :