Ivo Lapenna

espérantiste
Ivo Lapenna
Ivo Lapenna.jpg
Fonctions
Président de l'Association mondiale d'espéranto
-
Harry W. Holmes (en)
Membre du conseil d’administration de l’Association mondiale d’espéranto (d)
Membre du bureau de l’Association mondiale d’espéranto (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Britannique (depuis )
YougoslaveVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoints
Emilija Lapenna (d)
Ljuba Lapenna (d)
Birthe Lapenna (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Enregistrement vocal
signature d'Ivo Lapenna
Signature

Ivo Lapenna, né le à Split, en Croatie, et mort le à Copenhague au Danemark, est un juriste et professeur d'université, fondateur du Mouvement espérantiste neutre en 1976.

BiographieModifier

Ivo Lapenna naquit en 1909 à Split, ville de Croatie qui faisait alors partie de l'Autriche-Hongrie. Après un doctorat en droit obtenu en 1933 à Zagreb, il devint professeur titulaire à la faculté de droit de cette même ville en 1947. Il quitta la Yougoslavie pour la France en 1949 puis, en 1951, alla s'installer en Grande-Bretagne où il obtint la citoyenneté britannique en 1962. Il mourut en 1987 à Copenhague, ville où il est enterré. Il eut successivement pour épouses Emilija Lapenna, Ljuba Lapenna et Birthe Lapenna. Ivo Lapenna n'eut pas de descendance.

Ivo Lapenna et l’EspérantieModifier

Ivo Lapenna apprit l'espéranto en 1928. À partir de 1937, il prit une part active à la vie d'associations espérantistes internationales comme la ligue internationale d'espéranto (à partir de 1938) et l'Association mondiale d'espéranto qu'il rejoint dès sa refondation en 1947 et qu'il présida de 1964 à 1974, après en avoir été le secrétaire général depuis 1955.

En 1954, sur son initiative, l'UNESCO adopta à Montevideo une résolution (no  IV.4.422-4224[1]) reconnaissant l'espéranto[2]. Comprenant qu'il risquait de ne pas être réélu en 1974 à la suite des plaintes de certains membres de l'Association mondiale d'espéranto qui lui reprochaient d'être trop autoritaire, il renonça à se représenter et abandonna toute fonction, même honorifique, au sein de l'association[3].

En 1976, il créa le Mouvement espérantiste neutre (Neŭtrala Esperanto-Movado), une association au sein de laquelle il poursuivit ses activités, estimant que l'Association mondiale d'espéranto avait cessé d'observer la stricte neutralité politique qu'elle s'était jusqu'alors fixée statutairement[4], en subissant notamment l'influence soviétique à travers ses contacts avec des associations espérantistes des pays de l'Est.

Il fit partie en 1983 des cofondateurs de l'Académie internationale des sciences de Saint-Marin.

Orateur brillant[5] convaincu de l'importance de l'expression orale, il fit publier en espéranto un ouvrage intitulé Retoriko (Rhétorique). Ses discours, modèles de clarté et de bonne élocution, mais aussi de bonne rhétorique, ont fait l'objet de nombreux enregistrements qui ont servi à plusieurs générations d'espérantistes à se familiariser avec la langue, à une époque où les documents sonores étaient encore relativement peu nombreux [6].

Peu avant sa mort des suites d'un cancer, il annonça la dissolution du Mouvement Espérantiste Neutre.

Bibliographie en langue françaiseModifier

  • Rapport sur la langue internationale espéranto, Rotterdam, Association mondiale d’espéranto, 1952. Édité à l'occasion de la 7e session de la Conférence générale de l'Unesco.
  • Conceptions soviétiques de droit international public, Paris, A. Pedone, 1954.

RéférencesModifier

Liens externesModifier

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