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Ismail Khan

homme politique afghan
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Ismail Khan en 2010

Ismail Khan (surnommé l'Emir de l'Ouest) est un homme politique, un chef militaire et un seigneur de guerre afghan. Il est particulièrement bien implanté dans la région de la ville d'Hérat.

BiographieModifier

En 1979, il est officier dans l'armée quand il se révolte contre les Soviétiques à Hérat[1]. Il devient alors un des principaux chefs moudjahiddine dans le nord-ouest afghan et combat l'Armée Rouge jusqu'à son retrait en 1989[1]. Il prend alors le contrôle d'Hérat jusqu'en 1995 où il est capturé par les Talibans.

Évadé en mars 2000, il rejoint l'Alliance du Nord qui devient en septembre 2001 le Front Uni Islamique pour le Salut de l'Afghanistan[1]. Au cours de la campagne d'octobre-décembre 2001, il provoque la révolte de Hérat dont il reprend le contrôle le 12 novembre. Sous sa direction, la province semble retrouver une certaine prospérité et son influence s'étend sur plusieurs provinces[2]. Au cours de l'année 2003, il se rapproche ouvertement de l'Iran qui l'a soutenu contre le régime talêb[3]. En 2004, il critique ouvertement le gouvernement central et lui reproche de ne rien faire dans le domaine de la lutte anti-drogue, de ne pas assez favoriser la création d'emplois et de ne pas chercher à attirer des industriels[2]. Il promeut aussi l'élection d'un gouvernement islamique élu et indépendant des États-Unis[2].

Le gouvernement central cherche donc à l'affaiblir en nommant certains de ses adversaires à la tête des provinces de l'Ouest comme Azizollâh Afzali nommé à la tête de la province de Baghdîs[2]. Il est démis de ses fonctions de gouverneur en septembre 2004, ce qui produit des émeutes à Hérat[1]. Il est nommé Ministre de l'Energie en compensation. Après les élections de 2009, le Parlement rejette sa reconduction à ce poste[4].

BibliographieModifier

  • Étienne Dubuis, Afghanistan, terre brûlée - Cent jours avec la résistance, édit. 24 Heures, Lausanne, 1989.

Notes et référencesModifier