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Isabelle Attard

chercheuse, directrice de musée et femme politique française
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Isabelle Attard
Illustration.
Isabelle Attard en mars 2012.
Fonctions
Députée de la 5e circonscription du Calvados

(5 ans)
Élection
Législature XIVe
Groupe politique app. ECO (2012-2016)
NI (2016-2017)
Prédécesseur Jean-Marc Lefranc
Successeur Bertrand Bouyx
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Vendôme (Loir-et-Cher)
Nationalité Française
Parti politique Les Verts (2001-2010)
EELV (2010-2013)
Nouvelle Donne (2013-2015)
Diplômé de Université d'Orléans
Université Bordeaux-IV
Université d'Umeå
Université Panthéon-Sorbonne
Muséum national d'histoire naturelle
Profession Directrice du musée du débarquement d’Utah Beach (Manche) et chercheuse

Isabelle Attard, née le à Vendôme (Loir-et-Cher), est une archéozoologue, directrice de musée et femme politique française.

Membre d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV), elle est députée de la 5e circonscription du Calvados entre 2012 et 2017. Après avoir quitté EÉLV, elle est coprésidente du parti Nouvelle Donne jusqu'en janvier 2015, puis le quitte en juin 2015.

Sommaire

BiographieModifier

Vie personnelle et professionnelleModifier

Après une première année de DEUG en sciences économiques à l'université de Bordeaux IV, Isabelle Attard s'oriente vers l’histoire et obtient un DEUG en histoire à l'université d'Orléans. Elle est alors pigiste au journal La République du Centre. C'est à cette époque, en 1990, qu'elle se marie et part s'installer à Göteborg en Suède, où elle est employée dans un restaurant McDonald's[1]. Elle porte alors le nom d'Isabelle Robert, jusqu'à son divorce. Elle continue à y étudier l'histoire en formation à distance et obtient sa licence en 1991.

Elle déménage en 1992 à Kiruna en Laponie[1] où, chef d'entreprise, elle est consultante en tourisme et participe au développement du tourisme à destination des francophones dans cette région. En parallèle, elle reprend des études et sort diplômée d’archéologie nordique à l'université d'Umeå en 1996.

Elle rentre en France en 1997 et reprend à nouveau des études, cette fois à la Sorbonne[1], où elle obtient un DEA en archéologie environnementale en 1999. De 1999 à 2002, elle est vacataire au muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de Paris.

En 2002, elle part en Afrique du Sud comme chercheuse sur le site de Duinefontein (en) alors qu'elle prépare sa thèse (de 2000 à 2004). Après avoir réussi le concours d’attaché de conservation du patrimoine en 2004, elle est nommée en 2005 à la tête du musée de la Tapisserie de Bayeux, poste qu'elle occupe jusqu'à sa démission en 2010.

En 2010, elle obtient un doctorat en archéologie environnementale-archéozoologie[2]. Elle est alors membre de l’unité de recherche 7209 (archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnement) au MNHN et au CNRS.

Elle est directrice du Musée du débarquement Utah Beach dans la Manche de 2010 à juin 2012, date de son détachement.

En 2014, elle reçoit le prix de l’E-Toile d'or 2014 « politique » pour son action législative en faveur du logiciel libre[3].

Engagement politiqueModifier

Les Verts et EELVModifier

Isabelle Attard adhère aux Verts en 2001 puis, en 2010, à Europe Écologie Les Verts (EELV). Elle est porte-parole du groupe local Bessin-Côte de Nacre d'EELV de 2011 à 2012. En septembre 2011, elle postule pour être candidate EELV aux élections législatives de 2012[4]. Son parti l'investit en octobre 2011.

En vertu d'un accord législatif passé entre Europe Écologie Les Verts et le Parti socialiste, qui stipule qu'en échange de leur non-candidature dans 60 circonscriptions réservées aux écologistes, le Parti socialiste bénéficie du retrait de 90 candidats écologistes, le PS s'engage à ne pas présenter de candidat sur la cinquième circonscription du Calvados aux législatives de 2012, afin de soutenir celui d'EELV. Isabelle Attard est donc investie par le Parti socialiste en novembre 2011[5]. Elle affronte 10 candidats dont un candidat PS dissident, Jean-Pierre Lavisse, qui est exclu de son parti mais obtient 19,48 % des voix au premier tour[6]. Elle l'emporte au second tour le 17 juin 2012 face au candidat UMP Cédric Nouvelot.

Nouvelle DonneModifier

Le 5 décembre 2013, elle annonce publiquement qu'elle quitte Europe Écologie Les Verts pour rejoindre le parti nouvellement créé Nouvelle Donne[7].

Elle est ensuite désignée co-présidente du parti[Quand ?] par le conseil national de Nouvelle Donne, l'autre co-président étant Pierre Larrouturou. Elle officie alors comme porte-parole du parti pendant la campagne des élections européennes de 2014. Elle ne se représente pas à sa succession lors de l'assemblée générale du 31 janvier 2015.

Le 21 juin 2015, elle publie, avec soixante autres membres du parti, une lettre annonçant leur départ[8].

Travail comme députée et prises de positionModifier

Elle devient secrétaire de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale[9].

Ses dossiers de prédilection sont, entre autres, la culture (patrimoine, numérique), la recherche[10], la parité, les libertés publiques[11] et le fonctionnement des institutions politiques[12].

Elle est présidente du groupe d'amitié parlementaire France-Suède[13].

Proposition de loi sur le domaine publicModifier

Elle dépose en 2013, avec les membres du groupe écologiste, une proposition de loi visant à « Consacrer le domaine public, à élargir son périmètre et à garantir son intégrité »[14]. Cette proposition comporte, entre autres, une définition positive du domaine public, la création d'un délit de copyfraud, et de nombreuses adaptations du droit d'auteur aux nouvelles pratiques numériques.

Cette proposition de loi n'a pas été discutée lors de la législature.

Dans cette optique, le elle publie sur son propre site la version originelle en néerlandais du Journal d'Anne Frank quand elle le considère comme entré dans le domaine public ; elle s'oppose ainsi aux anciens ayant-droit de l'ouvrage[15].

Rapporteuse de la mission d’information sur la gestion des réserves et dépôts des muséesModifier

En mai 2013, la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale la nomme rapporteure de cette mission[16]. Quelques mois après le lancement de la mission, elle déclare « au rythme actuel des restitutions [aux familles d’œuvres spoliées par les nazis], il faudra plus de deux cents ans pour réparer les injustices qui durent depuis 1945 »[17].

Le rapport de la mission est publié le [18]. Il exprime de nombreuses critiques de la gestion des musées nationaux français et fait de nombreuses propositions pour une politique muséale qui remédie aux problèmes relevés[19].

Contre la prolongation de l'état d'urgence en FranceModifier

Après les attentats du 13 novembre 2015 en France, Isabelle Attard est l'une des six députés français à voter contre la prolongation de l'état d'urgence[20] jugeant « honteuse » cette quasi unanimité des députés[21].

Contre la prolongation des frappes aériennes en SyrieModifier

Elle est aussi l'une des deux députés à voter contre la « prolongation de l’engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien »[22],[23], dénonçant dans un communiqué : « Les parlementaires n'ont reçu aucun dossier, aucun élément, aucun chiffre, ni même un email pour justifier cette décision. Cela n'est pas sérieux[24]. »

Échec à sa réélection en 2017Modifier

Candidate à sa réélection lors des élections législatives de 2017, et seule personnalité à être soutenue dans sa circonscription par tous les mouvements de gauche (EÉLV, PS, La France insoumise, Parti communiste français, Ensemble ! et le Parti pirate), elle est pourtant battue dès le premier tour avec 18,20 % des voix face au candidat de La République en Marche (LREM) Bertrand Bouyx (38,96 %) et au candidat LR Cédric Nouvelot (23,15 %)[25].

En août 2017, elle se définit comme éco-anarchiste, revendiquant l'anarchie comme modèle politique, tout en rappelant qu'elle n'est pas synonyme de désordre, mais d'ordre sans pouvoir et sans domination, et insistant sur la priorité des enjeux écologiques[26].

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Philippe Sprang, « Les Inrocks - Isabelle Attard, la députée qui veut dynamiter le paysage politique français », sur Les Inrocks, (consulté le 15 juin 2016)
  2. http://www.sudoc.fr/183754433.
  3. Article sur libertebonhomme.fr.
  4. « Législatives : Isabelle Attard brigue la candidature écologiste », sur Ouest-France.fr (consulté le 9 mai 2016).
  5. Liste des candidats aux législatives investis par le PS.
  6. « Jean-Pierre Lavisse officiellement exclu du Parti Socialiste », sur archives.eelv.fr, (consulté le 9 mai 2016).
  7. « Isabelle Attard, députée : « Pourquoi je quitte EELV » », sur Rouges et verts, (consulté le 2 décembre 2015).
  8. « Pourquoi nous quittons Nouvelle Donne ».
  9. « Isabelle Attard, elle ne fait pas tapisserie », sur Libération.fr, (consulté le 3 décembre 2015).
  10. Isabelle Attard, Barbara Pompili et François de Rugy, « Avis de Recherche: où est passée l'ambition d'un enseignement supérieur réellement démocratique et d'une recherche au service de la société ? », sur Le Huffington Post, (consulté le 9 mai 2016).
  11. « Pour Fabius on peut librement exporter le DPI dans les pays autoritaires », sur www.pcinpact.com, (consulté le 9 mai 2016).
  12. « Un jury citoyen pour distribuer l'enveloppe d'une députée », sur Libération.fr, (consulté le 9 mai 2016).
  13. « Composition du groupe d'amitié France-Suède au 11 mai 2015 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 2 janvier 2016).
  14. « Assemblée nationale - Consacrer le domaine public, à élargir son périmètre et à garantir son intégrité », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  15. « Le "Journal d'Anne Frank" mis en ligne contre l'avis des ayants droit », sur lepoint.fr, (consulté le 1er janvier 2016).
  16. « Missions d'information - Commission des Affaires culturelles - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  17. Philippe Dagen, « Des œuvres deux fois volées », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 28 novembre 2015).
  18. « Rapport sur la gestion des réserves et dépôts des musées », sur Assemblée nationale de la République Française, (consulté le 1er avril 2015).
  19. Vincent Nocé, « Musées, le défi lancé au gouvernement », sur Libération.fr, (consulté le 1er avril 2015).
  20. « Prolongation de l'état d'urgence : quels députés ont dit non », sur leparisien.fr, (consulté le 28 novembre 2015).
  21. « À l’Assemblée nationale, ces derniers jours, j’ai eu honte », sur Reporterre, (consulté le 28 novembre 2015).
  22. « Ces quatre députés qui ont voté contre les frappes françaises en Syrie », sur www.lexpress.fr, (consulté le 28 novembre 2015).
  23. « Assemblée nationale ~ Première séance du mercredi 25 novembre 2015 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  24. « Pour une lutte efficace contre le terrorisme, je ne signerai pas de chèque en blanc au gouvernement – Isabelle Attard », sur isabelleattard.fr, (consulté le 28 novembre 2015).
  25. « Isabelle Attard, une des rares candidates aux législatives soutenue par toutes les formations de gauche… battue au premier tour », Le Lab Europe 1,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017)
  26. « Vous êtes éco-anarchiste. Qu'est-ce que ça veut dire ? », Reporterre, le quotidien de l 'écologie,‎ (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2017)

Liens externesModifier

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