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Isaac ben Jacob Alfassi
Yitshak ben Yaakov Alfasi (cropped).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
إسحاق الفاسيVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Religion
Maîtres
Œuvres principales
Hilkhot HaRif (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Isaac ben Jacob Alfassi, aussi orthographié Yitshak ben Yaakov Hacohen Alfasi, (10131103), également appelé Ri"f (רי"ף, acronyme de Rav Itshak AlFasi), est un rabbin médiéval, décideur halakhique, originaire de Kalat ibn Hamad, en Algérie.

Son grand-œuvre, le Sefer HaHalakhot (ספר ההלכות) est considéré comme le premier ouvrage majeur de littérature halakhique. Son code, compilation du Talmud de Babylone, est l'un des « Trois Piliers de la Halakha », sur lesquels se basent le Arbaa Tourim (les "Quatre Colonnes") et le Choulhan Aroukh.

BiographieModifier

Isaac Alfassi est né à Kalat ibn Hamad, (aujourd'hui Bichara) en Algérie en 1013. Il reçoit à Kairouan, Tunisie, les enseignements de Nissim Ben Jacob et Hananel ben Houshiel, les plus grandes autorités rabbiniques de l'époque. À son retour à Fès, il est pris en charge financièrement par la communauté juive de Fès, qui subvient également aux besoins de sa famille afin qu’il puisse œuvrer en toute sérénité sur le Sefer Ha-halakhot. Une yeshiva est également fondée en son honneur, et attire de nombreux étudiants de tout le Maroc. Dénoncé au gouvernement pour un chef d’accusation indéterminé en 1088, il est contraint d’émigrer vers l’Espagne, où il prend la tête de la yeshiva de Lucène en 1089. Il y forme notamment Joseph ibn Migash qui transmettra son enseignement à Maïmon ben Yossef et son fils Moïse, et Juda Halevi.

Comme le scholarque babylonien Haï Gaon décède alors qu’Isaac Alfassi a 25 ans, on estime généralement qu’il fait la transition entre la période des gueonim et celle des Rishonim ; certains le considère lui-même comme un gaon.

ŒuvresModifier

Le Sefer Ha-halachot extrait toutes les décisions légales contenues dans les traités talmudiques Moed, Nashim et Nezikin ainsi que Berakhot et Houlin. Le Rif en retranscrit les conclusions halakhiques sans les délibérations y afférentes, et en excluant la matière Aggadique.

Cet ouvrage n'a été surpassé en importance que par le commentaire de Rachi, auquel il est antérieur. Il rendit la gemara au grand public, et il n'est pas étonnant qu'on l'ait surnommé Talmud Katan (« le petit Talmud »); on le connaît aussi sous le nom des « Hilchot haRif ». Rav Nissim Gerondi (le RaN) en a établi un commentaire détaillé, inclus dans la plupart des éditions courantes. Le Rif et le RaN font partie du programme d'étude quotidien des yeshivot.

Liens externesModifier