Sainte Irmina d'Oeren ou Irmine d'Oeren (née à une date inconnue - morte entre 704 et 710), est en 697 la cofondatrice, avec saint Willibrord, et la bienfaitrice de l'abbaye d'Echternach. En 698, elle devient abbesse du monastère d'Oeren[1] près de Trèves.

Irmina d'Oeren
Statue de Sainte Irmine à Echternach.
Fonction
Abbesse
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Famille
Fratrie
Conjoint
Enfants
Autres informations
Ordre religieux
Étape de canonisation
Partenaire
Fête

Elle est considérée comme l'épouse d'Hugobert de la future lignée des Hugobertides. Ses parents sont inconnus, bien qu'au XIe siècle, la tradition à Trèves a commencé à l'envisager comme la fille du roi mérovingien Dagobert Ier. La seule certitude est qu'elle appartenait à l'une des plus puissantes familles d'Austrasie, étroitement liée aux Carolingiens et rattaché à Charlemagne.

Famille modifier

Elle est connue par l'acte de fondation de l'abbaye d'Echternach à laquelle elle cède la moitié d'une villa qu'elle possédait dans cette cité. L'autre moitié de la bâtisse est ensuite cédée en 706 par Plectrude, femme de Pépin de Herstal et fille du sénéchal Hugobert, qui déclare la tenir de la succession de Théodard, fils du duc Théothar. Les historiens s'accordent à penser que la villa d'Echternach avait été antérieurement l'objet d'un partage entre le duc Théothar et son frère, père d'Irmina[2]. Ce père non nommé est identifié sur des considérations onomastiques à saint Théodard, évêque de Maastricht de 662 à 669[3].

 
Collégiale baroque Sainte-Irmine à Trèves, à l'emplacement du monastère où elle a été abbesse.

Un autre acte, datant de 704, fait état de la donation à l'abbaye d'Echternach, par la religieuse Immine et ses filles Attale et Rolande, de biens situés à Bedelinga venant de leurs parents. Traditionnellement, cette religieuse Immine est identifié à Irmine[4],[5].

Selon ces différents éléments et interprétations, les historiens considèrent généralement[6] qu'Irmine d'Oeren est l'épouse d'Hugobert († 697/8), sénéchal de Clovis III en 693 et comte palatin en 697, et qu'elle a donné naissance à :

Vita Irminae modifier

Le Liber aureus Epternacensis de 1191, conservé à la Bibliothèque d'État de Gotha, contient une Vita Irminae.

Notes et références modifier

  1. Il ne s'agit pas d'Oeren de Belgique, mais de Oeren (ou Horreen) de Trèves, source : G. Michiels, « Horreen (Ste-Irmine) », dans Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, vol. 24, Paris, Letouzey et Ané, , cols 1158-1159.
  2. Settipani 1989, p. 38-9.
  3. Settipani 1989, p. 57-8.
  4. Les deux noms peuvent être confondus dans l'écriture mérovingienne, et Attale à Adèle de Pfalzel, connue pour être la sœur d'une Regentrude et d'une Plectrude.
  5. Settipani 1989, p. 38.
  6. Pour les autres thèses concernant la famille d'Irmina d'Oeren, voir l'article Hugobertides.

Annexes modifier

Articles connexes modifier

Bibliographie modifier

Liens externes modifier

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