Iphicrate

stratège athénien

Iphicrate, en grec ancien Ιφικράτης, est un stratège athénien du IVe siècle av. J.-C. reconnu pour ses talents militaires.

Iphicrate
Fonction
Stratège
Biographie
Naissance
Décès
Époque
Activités
Enfants
Ménesthée (d)
Iphicrates the Younger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit

BiographieModifier

Iphicrate est né vers 425-415 av. J.-C. dans une famille modeste : il est le fils d’un cordonnier disciple d’Isocrate[1] ; il se fait rapidement repérer par Callistratos, un homme politique riche et influent qui le prend en charge.

Il remporte plusieurs victoires sur les Spartiates en 393 et prend une flotte syracusaine auxiliaire des Spartiates. En 390, il détruit une mora Spartiate lors la bataille de Léchaion, sous les murs de Corinthe grâce à l’utilisation d’un bataillon de peltastes, un corps de fantassins légers qu'il créa et forma à la guérilla. En 386, au moment de la Paix du Roi, dite « paix d’Antalcidas  » du nom de son principal négociateur spartiate, il part en Thrace au service du roi Cotys dont il épouse la fille en secondes noces. En 380, il entre au service du satrape perse Pharnabaze pour qui il combat en Égypte. En 373, il revient à Athènes après treize ans d’absence. Il est élu stratège et remporte un succès à Corcyre, ralliant toutes les cités de la région à la Confédération athénienne.

Entre 368 et 365, il commande les forces athéniennes en Thrace et dans le Nord de la Mer Égée, puis il est remplacé par son rival Timothée. Iphicrate retourne alors au service du roi Cotys avant de le laisser en 362, lorsque la situation se tend entre les Athéniens et ce dernier. Iphicrate s’exile alors en Thrace où il vit quelque temps avant de revenir à Athènes. Il est de nouveau élu stratège avec son fils Ménesthée ; ils participent à la bataille d'Embata, près d’Érythrées, qui voit la défaite décisive d’Athènes en 356. Accusés par le stratège Charès, Iphicrate et son fils sont tous deux acquittés. Il meurt vers 352.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pellegrin 2014, p. 2747.