L'Institut de pharmacologie et de biologie structurale, est un centre de recherche conjoint du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et de l’Université Toulouse-III-Paul-Sabatier. Juridiquement, c'est une unité mixte de recherche (UMR) dont l’objectif majeur est d'identifier et de caractériser de nouvelles cibles thérapeutiques dans les domaines du cancer, de l'infection et de l'inflammation.

IPBS
upright=Article à illustrer Organisation
Logo de l’IPBS
Facade de l'Institut de pharmacologie et.jpg
Histoire
Fondation
Cadre
Code
UMR 5089
Zone d'activité
Type
Domaine d'activité
Campus
Université Toulouse III-Paul Sabatier
Siège social
205, route de Narbonne 31077 Toulouse
Pays
Coordonnées
Organisation
Effectif
260
Direction
Jean-Philippe Girard
Organisations mères
Affiliation
Site web
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L'institut est situé au 205 route de Narbonne et partage le campus avec le Laboratoire de Chimie de Coordination (LCC)[1].

L'IPBS est acteur de l'essor du pôle toulousain sur le cancer et des maladies infectieuses : membre fondateur de la Fédération de Recherche en Biologie de Toulouse (FRBT)[2], un réseau scientifique des principaux laboratoires des sciences de la vie de Toulouse, membre actif du Cancéropole Grand Sud-Ouest[3], partenaire de l'Oncopôle de Toulouse[4] et membre du Laboratoire d'Excellence Toulouse Cancer (LABEX TOUCAN)[5].

Façade de l'Institut de pharmacologie et de Biologie Structurale

HistoireModifier

En 1972, Claude Paoletti et Jean Cros créent le Laboratoire de Pharmacologie et de Toxicologie Fondamentales (LPTF)[6], qui deviendra en 1990 le septième pôle français du programme national IMABIO (Ingénierie des macromolécules). De nouvelles thématiques de recherche telles que la cancérologie, la neurologie et la génotoxicologie émergent[7]. Entre 1990 et 1995, de nouvelles équipes arrivent pour développer les thématiques de la tuberculose, de l’ingénierie des protéines, et de la biologie structurale.

 
Campus de l'Institut de pharmacologie et de biologie structurale

1996 - 1999Modifier

Le professeur Jean Cros fonde l'IPBS en 1996 pour appliquer les méthodes et concepts de la biologie cellulaire, moléculaire et structurale moderne à l'identification et à la validation de nouvelles cibles pharmacologiques dans les domaines du cancer et des récepteurs couplés aux protéines G. L'ouverture d'un nouveau bâtiment en permet de réunir tous les groupes de recherche de l'institut sur un même site.

1999 - 2008Modifier

Sous la direction du Professeur François Amalric, l'IPBS poursuit les mêmes objectifs : la caractérisation et la validation de nouvelles cibles pharmacologiques par des approches de biologie moléculaire et cellulaire, ainsi que l'analyse des relations structure/fonction des biomolécules et de leurs assemblages.

En 2005, le département "Biologie du cancer" est créé, et cinq nouvelles équipes sont recrutées au niveau international dans les deux principaux axes de recherche couverts par le département : la recombinaison et réparation de l'ADN, et le microenvironnement tumoral. Par ailleurs, l’année 2009 voit naître le nouveau département "Biologie structurale et biophysique", en vue d’améliorer la visibilité des équipes de l'IPBS en biologie structurale et en biophysique.

Depuis 2009Modifier

En , le docteur Jean-Philippe Girard succède au professeur François Amalric au poste de directeur de l'institut. La politique actuelle de l'IPBS est d'accroître sa coopération internationale par le renforcement du cadre d'accueil des étudiants et chercheurs étrangers, et par la participation à des programmes de mobilité tels que "Projets de Recherche Conjoints" (PRC) développés par le CNRS et "Partenariats Hubert Curien" (PHC) développés par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

LogosModifier

En 2020, l'IPBS change de logo et fait évoluer son image pour mettre en avant les maladies sur lesquelles les chercheurs travaillent : cancer, infection et inflammation.

Domaines de rechercheModifier

L'IPBS compte dix-sept équipes de recherche, divisées en trois départements.

  • Biologie du cancer (six équipes de recherche)
  • Biologie structurale et biophysique (cinq équipes de recherche)
  • Tuberculose et biologie des infections (six équipes de recherche)

Plateformes technologiquesModifier

L'institut dispose d’un large éventail d'installations technologiques et d'équipements de pointe à l’intention de la communauté scientifique toulousaine, nationale et internationale. Quatre plateformes technologiques, labellisées au niveau national "Infrastructures en Biologie Santé et Agronomie (IBiSA)"[8] (coordination nationale des plateformes de sciences de la vie) sont accueillies sur le campus de l'institut. Le GIS GENOTOUL[9] coordonne les plateformes toulousaines en sciences du vivant.

Deux plateformes principalesModifier

  • Protéomique (Responsable scientifique : Docteure Odile Burlet-Schiltz).

S'appuyant sur son expertise dans le domaine de la spectrométrie de masse et de la protéomique et utilisant des instruments de spectrométrie de masse et des outils bio-informatiques de pointe, l'Infrastructure protéomique de Toulouse[10] propose aux communautés scientifiques académiques et industrielles des analyses de pointe en protéomique. L'installation est en mesure de gérer des programmes dans divers domaines allant de la biologie et de la santé à des applications agricoles.

  • PICT ("Plateforme Intégrée de Criblage de Toulouse "; Responsable scientifique : Docteur Laurent Maveyraud).

PICT[11] est une plateforme multidisciplinaire qui vise à fournir à la communauté scientifique et médicale un ensemble complet de technologies et d'expertise permettant l'identification aléatoire ou structurale et la conception rationnelle d'inhibiteurs de cibles thérapeutiques, ou d'effecteurs de toute autre cible, la découverte de nouvelles enzymes et la caractérisation de leurs interactions.

Deux plateformes partenairesModifier

  • TRI[12] ("Toulouse Réseau Imagerie"; Responsable scientifique : Docteur Antonio Peixoto).

La plateforme technologique propose l'expertise et l'instrumentation qui permet de visualiser des systèmes complexes allant de la molécule unique aux organismes entiers et dans une échelle de temps allant de quelques nanosecondes à plusieurs jours grâce à l'imagerie à intervalles de temps. De plus, elle possède l'instrumentation et l'expertise pour la caractérisation phénotypique et le tri des cellules eucaryotes et procaryotes par cytométrie en flux.

  • Anexplo (Responsable scientifique : Docteure Magali Jacquier).

Les installations zootechniques de l’IPBS font partie de la plateforme technologique "ANEXPLO/Genotoul"[13] de Toulouse qui comprend huit autres sites avec des compétences techniques complémentaires.

Ces équipements technologiques font partie du Genopole Toulouse, un réseau régional de plateformes de recherche en sciences de la vie, ouvert aux groupes des secteurs public et privé et impliqué dans le développement et l'innovation technologique. En 2006, la plateforme Protéomique a obtenu la certification ISO9001:2000, renouvelée en 2009 sous le nom ISO9001:2008 (Lloyd's Register Quality Assurance, LRQA)[14].

Transfert technologique et partenariat avec l’industrieModifier

Depuis 1999, l’IPBS a été très actif dans le partenariat avec l’industrie. Le premier centre de criblage à haut débit public-privé entre le CNRS et Pierre Fabre SA a été présent à l'IPBS de 1999 à 2003. Huit petites entreprises de biotechnologie (start-ups) ont été créées ou incubées à l'IPBS au cours des dix dernières années. Quarante-deux demandes et extensions de brevets ont été déposées, et plus de quatre-vingt contrats de recherche ont été signés avec l’industrie pharmaceutique et les entreprises de biotechnologie. En reconnaissance de toutes ces activités, l’IPBS s’est vu recevoir le prix "Trophées de l’Innovation INPI 2008"[15].

  • Les partenaires industriels comprennent : Abtech, Artichem, Adisseo France, Aureus Pharma, BetaTech, BT Pharma, Biovector Therapeutics, Bruker, Cayla, Centre d’Immunologie Pierre Fabre, CERPEM, CRIIT Castres, Diverchim, EDF, Endocube, GlaxoSmithKline, Genclis, GTP Technology, Immuno Designed Molecules, Institut Européen de Biologie Cellulaire, Institut de Recherche Pierre Fabre, L-Path (USA), Millegen, Mitsui-Norin, Nanobiotix, Novaleads, Oncodesign, Palumed, Pierre Fabre Dermo Cosmétique, Praxcell, Protein Biosensor, Sanofi-Aventis, SFRI, Techniques et Fabrication Électroniques, Total, Véolia
  • Propriété intellectuelle : À l’heure actuelle, soixante-dix demandes ou extensions de brevets impliquent des chercheurs de l’IPBS, en tant qu’inventeurs ou co-inventeurs. Deux brevets sous licence.
  • Outils légaux et bonnes pratiques : Contrats de services techniques et de consultation, de collaboration en recherche, de consortium et de confidentialité, de consultation, de transfert de matériel, de données de livres de laboratoire, de contrôle de la qualité...
  • Aide à la création de start-ups : Depuis 1999, l'IPBS a développé des collaborations scientifiques et/ou accueilli les activités de huit entreprises : Abtech (radiée le 9/01/2008)[16], Endocube (radiée le 3/12/2008)[17], Millegen (clôturée)[18], Novaleads (radiée le 9/10/2014)[16], Nanobiotix, Protein Bio Sensor (immatriculée le 7/06/2005)[19], Praxcell (radiée le 3/05/2012)[20], Icelltis (immatriculée le 10/01/2008)[21].

Scientific Advisory Board (SAB)Modifier

Le Comité Consultatif Scientifique conseille le directeur et le comité de direction, à la fois sur la politique scientifique de l'institut mais aussi sur les aspects stratégiques liés à la vie des équipes de recherche (création, modification des orientations de recherche, transition, etc.). Par ailleurs, il évalue les projets scientifiques menés par chaque équipe de recherche de l'institut.

Il est composé de neuf chercheurs internationalement reconnus (par ordre alphabétique) :

Relations internationalesModifier

Les recherches de l'institut s'inscrivent dans de grands consortiums internationaux (NIH) et européens (de FP5 à Horizon 2020) : Membre de la Tuberculosis Vaccine Initiative[23] (TBVI, Union Européenne), Membre de la Collaboration for Tuberculosis Vaccine Discovery (CTVD)[24], de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, coordination d'un réseau européen "Innovative Training Network" (Actions Marie Skłodowska-Curie)[25] sur la biologie structurale des protéines membranaires.

Depuis 2000, le département "Tuberculose & Biologie des infections" de l'IPBS fait partie du Consortium TBVAC[26]. Ce dernier rassemble un grand nombre de partenaires clés provenant d'excellents laboratoires d'Europe, ainsi que des États-Unis, d'Asie, d'Afrique et d'Australie, dont beaucoup sont des leaders mondiaux dans le domaine de la tuberculose. Des scientifiques et des développeurs de 40 partenaires de recherche collaborent à ce projet, débuté en 2015 pour quatre ans.

Depuis 2015, l’IPBS participe à divers projets européens, tels que RESPIRE 2 et 3, et au réseau de formation initiale (ITN) GLYCOGAN[27].

Sur la base d'une collaboration solide et ancienne avec l'Université de Ljubljana, l'IPBS a développé un laboratoire européen associé (LEA) intitulé "Pulsed Electric Fields Applications in Biology and Medicine", abrégé en LEA EBAM[28]. Ce laboratoire franco-slovène "sans murs", créé en pour quatre ans, a été renouvelé pour la même durée.

Les équipes de l’IPBS sont également membres de programmes européens de coopération transfrontalière, à travers le POCTEFA[29] 2014-2020 interrégional (Espagne-France-Andorre) créé pour promouvoir le développement durable des territoires frontaliers des trois pays des deux côtés des Pyrénées.

L’IPBS en chiffresModifier

L’IPBS est principalement soutenu par financement direct et indirect par le CNRS et l’Université Paul Sabatier, recouvrant les salaires de plus de 260 chercheurs. D’autres bailleurs de fonds comprennent l’Union Européenne, l’Occitanie (région administrative), l’industrie, les contrats publics, les associations caritatives et les prestations des plateformes technologiques. Le budget annuel moyen est de sept millions d’euros.

Aujourd'hui, l’institut totalise 2200 publications, cinquante contrats européens et internationaux, plus de 300 thèses soutenues par des étudiants, 70 brevets déposés et huit startups accueillies en incubation.

Notes et référencesModifier

  1. http://www.lcc-toulouse.fr/
  2. http://www-frbt.biotoul.fr/
  3. http://www.canceropole-gso.org/
  4. http://www.oncopole-toulouse.com/
  5. http://www.labex-toucan.fr
  6. « Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie fondamentales. Toulouse - Organisation - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 11 septembre 2020).
  7. https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_055204
  8. http://www.ibisa.net
  9. http://www.genotoul.fr/
  10. http://proteomique.ipbs.fr/fr/
  11. http://cribligand.ipbs.fr/
  12. http://trigenotoul.com/
  13. http://anexplo.genotoul.fr/
  14. « Lloyd's Register offer smart solutions shaped with human intelligence. », sur Lloyd's Register (consulté le 11 septembre 2020).
  15. www.midipresse.fr, « INPI : Palmarès régional des Trophées de l'Innovation 2008 », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2020).
  16. a et b http://www.societe.com/societe/novaleads-433378858.html
  17. http://www.societe.com/societe/endocube-437614142.html
  18. http://www.societe.com/societe/millegen-424716017.html
  19. http://www.societe.com/societe/sarl-protein-biosensor-482677721.html
  20. http://www.societe.com/societe/praxcell-450935804.html
  21. https://www.societe.com/societe/icelltis-501895932.html
  22. http://www.umr-cnrs8612.u-psud.fr
  23. (en) « Dr Olivier Neyrolles - TBVI », sur TBVI (consulté le 11 septembre 2020).
  24. https://www.ctvd.co/Pages/Whole-Cell-TB-Vaccines-Community.aspx
  25. (en) « The Innovative Training Networks - Marie Skłodowska-Curie Actions - European Commission », sur Marie Skłodowska-Curie Actions - European Commission, (consulté le 11 septembre 2020).
  26. (en) « TBVAC2020 project description - TBVI », sur TBVI (consulté le 11 septembre 2020).
  27. https://glycocan.eu/
  28. http://lea-ebam.cnrs.fr/
  29. « Home », sur POCTEFA (consulté le 11 septembre 2020).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier