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Institut Néel
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
2007
Cadre
Type
Institut de recherche, unité propre de rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Siège social
Pays
Coordonnées
Organisation
Chercheurs
175
Doctorants
30 / an
Direction
Etienne Bustarret
Organisations mères
Affiliation
Site web
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L'Institut Néel est un laboratoire de recherche en physique de la matière condensée situé à Grenoble qui dispose d'un effectif de 450 personnes dont 175 chercheurs et chercheurs enseignants. Ce nom a été donné en l'honneur du scientifique Louis Néel, venu s'installer à Grenoble dès 1940 et devenu le principal instigateur du polygone scientifique de Grenoble à la fin des années 1950.

Il s'agit d'une unité propre de recherche du CNRS (UPR2940) créée en 2007 par regroupement de quatre laboratoires de recherche : le Centre de Recherches sur les très basses températures (CRTBT), le laboratoire d’étude des propriétés électroniques des solides (LEPES) le laboratoire Louis Néel (LLN) et le Laboratoire de cristallographie (LdC)[1].

Domaines de rechercheModifier

Installée sur 20 000 m2, l'activité de recherche de l'Institut Néel est centrée sur la recherche fondamentale en physique de la matière condensée avec des incursions dans les domaines de la chimie, l'ingénierie et les sciences du vivant. Les principaux domaines abordés sont[2] :

En 2018, l'institut est l'un des 27 lauréats européens du Conseil européen de la recherche afin de développer des technologies innovatrices et révolutionnaires. Dans ce but, il présente en collaboration avec l'Institut nanosciences et cryogénie (INAC) et le Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information (LETI), le projet QuCube visant à mettre au point sur une durée de six ans, un processeur quantique d'une puissance encore jamais atteinte[3],[4].

OrganisationModifier

L’institut NEEL est un laboratoire de recherche fondamentale en physique de la matière condensée, riche d’une importante composante interdisciplinaire aux interfaces avec la chimie, l’ingénierie et la biologie. Il couvre un vaste domaine scientifique : supraconductivité, fluides quantiques, nouveaux matériaux, cristallographie, science des surfaces, nano-électronique quantique, nano-mécanique, optique non-linéaire et quantique, spintronique, magnétisme, aimants moléculaires

L’institut NEEL possède une expertise technologique du plus haut niveau fortement intriquée avec les projets de recherche. Son activité principalement expérimentale s’appuie sur de fortes compétences transversales en physique théorique analytique et numérique.

Le laboratoire s’implique aussi activement dans la valorisation de ses recherches dans des domaines de la nanoélectronique, de l’énergie et aussi dans les sciences du vivant et les sciences de l’Univers. En forte synergie avec le monde universitaire, l’institut NEEL est impliqué dans la formation à tous les niveaux : Licence, Master et Doctorat et participe aussi activement à l’animation de nombreuses Ecoles Internationales. Son activité est organisée en trois départements scientifiques en forte interaction, comprenant dix-sept équipes de recherche et dix-huit pôles technologiques ou services communs.

Le 12 avril 2013, l'institut a inauguré un bâtiment considéré comme exceptionnel en Europe pour un coût de 17 millions d'euros, conçu par l'agence Philippe Jammet Architecte[5],[6]. Sur une superficie de 2 600 m2, l'architecture du bâtiment Nanosciences a été spécialement conçue pour limiter au maximum l'influence des vibrations mécaniques, des perturbations électriques, acoustiques, thermiques, hygrométriques et magnétiques sur les expérimentations qui y sont réalisées[7],[8],[9].

Médiatisation de découvertesModifier

L'institut Néel fait partie des principaux laboratoires français impliqués dans la mission du satellite Planck qui a dévoilé le côté dynamique de l'Univers entre 2009 et 2013[10]. L'institut est également très impliqué dans le stockage d'énergie magnétique supraconductrice.

L'institut Néel travaille en collaboration avec l'université de Strasbourg et l'Institut de technologie de Karlsruhe à la maitrise de champs électriques visant à développer de nouveaux types de circuits électroniques pour l’informatique quantique[11].

En matière de très basse température, l'institut possède un savoir-faire unique lui permettant de développer un type de réfrigérateur à dilution fonctionnant dans l'espace en apesenteur. L'industriel Air liquide a développé le modèle de vol de ce cryostat qui permet un fonctionnement optimal des détecteurs de l'observatoire spatial Planck à une température de 0,1 kelvin (−273,05 °C)[12]. Un autre projet coordonné par l'Institut Néel dans le domaine spatial s'est concrétisé en 2016 grâce à ces très basses températures comme la caméra NIKA 2 composée de détecteurs supraconducteurs maintenus à une température de 0,15 kelvin et installée dans le télescope de l'IRAM en Espagne[13]. Avec NIKA 2, les chercheurs pourront étudier des objets froids encore inexplorés dans l'Univers.

Accès du siteModifier

Le site de l'institut Néel est desservi par la ligne B du tramway et par les lignes de bus urbaines C6, 22 et 54. Des lignes de bus interurbaines le desservent également : Express 1 à destination de Voiron ou Crolles, Express 2 à destination de Voreppe ou Froges, 5100 à destination de Villard-de-Lans et 5110 à destination de Lans-en-Vercors.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier