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Institut économique Molinari

Institut économique Molinari
upright=Article à illustrer Organisation
« Des idées pour un avenir prospère »
Histoire
Fondation
2003
Cadre
Zone d'activité
France, Bruxelles
Type
Association
Financement
privé
Organisation
Direction
Cécile Philippe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

L’institut économique Molinari (IEM) est un think tank (laboratoire d'idées) fondé en 2003 basé à Paris, Bruxelles et Montréal.

PrésentationModifier

Baptisé du nom de Gustave de Molinari, économiste et journaliste franco-belge, qui a œuvré toute sa vie à promouvoir l'approche politique économique libérale, l'IEM se présente comme un organisme de recherche et d'éducation ayant pour objectif d'influencer les parlementaires, les journalistes et les faiseurs d'opinion dans le but de favoriser une politique économique libérale. À cette fin, l'institut organise des événements, publie des livres, écrit des articles et des éditoriaux.

L'IEM est une organisation à but non lucratif financée par les cotisations volontaires de ses membres : individus, entreprises ou autres fondations, dont il ne publie pas la liste. Il n'accepte aucune subvention gouvernementale ni soutien de partis politiques.

MédiasModifier

L'IEM publie chaque semaine une brève sur ses deux blogs, hébergés par Le Journal du dimanche[1] et La Provence[2].

En 2018 et 2019, l’Institut publie des chiffrages de la contribution fiscale et sociale des entreprises françaises du CAC 40 quantifiant les salaires, les impôts et les dividendes distribués par les 40 plus grands groupes français[3],[4].

LabelModifier

En 2016, l'IEM obtient le label « Think Tank et Transparent », qui récompense 46 think tanks français au titre de leurs activités de recherche pour l'année 2015[5],[6].

De 2016 à 2018, l’IEM figure parmi les « Top Think Tanks in Western Europe » de l'indice « Go To Think Tank » de l'université de Pennsylvanie[7]. Il est classé en 127e position sur les 141 think tanks européens pris en compte dans le rapport 2018, publié en 2019.

Idéologie et critiquesModifier

L'IEM est favorable à un agenda de réformes libérales, qu'il définit comme « des solutions alternatives et innovantes favorables à la prospérité de l'ensemble des individus composant la société. »

Prises de positionModifier

En 2006, l'Institut estime que l'existence et l'origine principalement anthropique du réchauffement climatique ne font pas l'objet d'un consensus scientifique, et met en avant des théories alternatives ; par ailleurs il s'oppose à la mise en œuvre du protocole de Kyoto, qu'il estime coûteux et inefficace[8],[9]. En 2010, Stéphane Foucart estime que cet institut fait partie des think-tanks français « très actifs dans la propagation du déni de changement climatique anthropique »[10].

Depuis 2010, l'Institut publie chaque année un « jour de libération fiscale et sociale », correspondant à la date symbolique à partir de laquelle les salariés peuvent utiliser leur salaire pour des dépenses privées courantes. Le calcul, réalisé en partenariat avec un cabinet de conseil et d'audit, intègre les cotisations sociales, l’impôt sur le revenu et la TVA pour un salarié moyen célibataire de chacun des pays de l’Union européenne[11].

Depuis 2014, l’Institut publie également chaque année « le jour où les États de l’Union européenne ont dépensé toutes leurs recettes annuelles ». Le calcul prend en compte les dépenses et recettes des administrations centrales, qui génèrent en moyenne des déficits plus significatifs que les administrations fédérales, locales ou de sécurité sociale[12].

En 2016, il s'oppose, par la voix de sa directrice, au paquet de cigarettes neutre[13].

CritiquesModifier

Selon un article du Monde de 2014, cet institut « récent et peu reconnu » est proche de l'« Ifrap et de Contribuables associés, association qui lutte contre la fiscalité de manière générale »[14].

Notes et référencesModifier

  1. Voir sur Le Journal du Dimanche.
  2. Voir sur La Provence.
  3. Marc Vignaud, « Exclusif. Non, les entreprises du CAC 40 ne profitent pas qu'aux actionnaires », Le Point, (consulté le 18 novembre 2019).
  4. Marc Vignaud, « Salaires, impôts, dividendes : la véritable contribution des entreprises du CAC 40 », Le Point, (consulté le 18 novembre 2019).
  5. Observatoire européen des Think Tanks, « Think Tank & Transparent » (consulté le 6 décembre 2016).
  6. Urrutia, O., Mered, M., Denoual, R., et al., La France des Think Tanks 2016, Observatoire européen des Think Tanks, (lire en ligne).
  7. (en-US) « Think Tanks and Civil Societies Program », sur Think Tanks and Civil Societies Program (consulté le 27 novembre 2019).
  8. Institut économique Molinari, « Les coûts économiques et l'inefficacité du protocole de Kyoto », (consulté le 11 novembre 2016).
  9. Cécile Philippe, « Le réchauffement climatique : un débat qui dérange », sur Institut Molinari, (consulté le 3 octobre 2017).
  10. « Qui sont les climato-sceptiques ? », L'Express, (consulté le 11 novembre 2016).
  11. La pression sociale et fiscale réelle du salarié moyen au sein de l’UE, juillet 2018, 9e édition.
  12. « Le jour où les États de l’Union européenne ont dépensé toutes leurs recettes annuelles – 5e édition », sur Institut économique Molinari, (consulté le 27 novembre 2019).
  13. Cécile Philippe, « Cigarettes : méfions-nous des sirènes du paquet neutre », sur contrepoints.org, (consulté le 11 novembre 2016).
  14. « Le « jour de libération fiscale » est-il un indicateur sérieux ? », Le Monde, (consulté le 11 novembre 2016).

Lien externeModifier