Ouvrir le menu principal

Les Inrockuptibles

magazine bimestriel français de musique (aussi de politique, société et culture à partir du 14 septembre 2010), puis mensuel, puis hebdomadaire à partir de 1995
(Redirigé depuis Inrockuptibles)

Les Inrockuptibles
Les Inrocks
Image illustrative de l’article Les Inrockuptibles
Logo des Inrockuptibles

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité hebdomadaire
Genre culturel généraliste de gauche
Diffusion 38 648[1] ex. (2015)
Date de fondation 1986 (il y a 33 ans)
Éditeur Les Éditions Indépendantes
Ville d’édition Paris

Propriétaire Matthieu Pigasse
Directeur de publication Emmanuel Hoog
Directeur de la rédaction Jean-Marc Lalanne
ISSN 0298-3788
Site web lesinrocks.com

Les Inrockuptibles, familièrement appelé Les Inrocks[2], est un magazine français initialement consacré au rock et devenu ensuite culturel et politique, classé à gauche. Il apparaît en 1986 et est publié par les Éditions Indépendantes.

Le siège des Inrockuptibles est actuellement situé au 10-12 rue Maurice-Grimaud dans le 18e arrondissement de Paris[3],[4].

HistoireModifier

Une revue confidentielleModifier

Tout débute par une émission de rock diffusée tous les samedis soirs sur CVS Versailles à l'époque des radios libres au début des années 80. Elle s'intitule "Les Inrockuptibles". Le titre est un néologisme tiré du terme « les Incorruptibles »[5] inventé par Jean-Marie Durand[6], qui permet de créer un mot-valise en insérant le mot « rock ». Au début de 1985, la bande composée de Christian Fevret, Arnaud Deverre et Serge Kaganski décident de réfléchir à un projet de fanzine, prolongement papier de l'émission, car ils estiment que la presse rock institutionnelle (Best et Rock&Folk) n'accordent pas une place suffisante aux nouveaux groupes[7]. La radio a permis à Fevret de se constituer un solide réseau auprès des maisons de disques.

En 1986, Christian Fevret et Arnaud Deverre lancent donc un bimestriel rock dont la charte graphique et le traitement sont sobres, uniquement composés d'entretiens et de photos en noir et blanc. Le premier numéro sort en mars 1986 avec Chris Isaak en couverture et un tirage de 3000 exemplaires. Il est distribué dans un réseau de boutiques branchées[7]. Pour ses fondateurs, l'objectif consiste à aller à la rencontre de leurs héros (Leonard Cohen, David Bowie...) et de faire découvrir certains artistes d'une scène anglaise alors méconnue du grand public, tout particulièrement les Smiths, ayant le sentiment que la presse française existante n'en parlait pas assez.

Durant la première phase de son existence, le magazine s'appuie sur un réseau de distribution parallèle - hors NMPP -, impliquant associations culturelles et disquaires. Sa distribution s'avère toutefois très confidentielle et le reste jusqu'au numéro 12 du magazine daté de l'été 1988 qui affiche The Jesus and Mary Chain en couverture. Dès le numéro suivant (octobre-novembre 1988), le nombre de pages augmente et les sujets se diversifient. Dès lors, le périodique traite non seulement de musique mais aussi de littérature et de cinéma. Le format papier évolue également : de 21 × 27 cm à 30 × 23 cm. Parmi les rubriques apparaissent pour la première fois des brèves (« popus »), des indiscrétions puis progressivement, des chroniques de une à deux pages, rédigées entre autres par Michka Assayas, Jean-Daniel Beauvallet, Christian Fevret, Emmanuel Tellier ou ultérieurement, Arnaud Viviant. Une page satirique (« Blah blah blah ») complète la formule, signée du pseudonyme J. Robinhood. La disponibilité en kiosque du magazine devient ensuite plus régulière. En 1988, le journal accueille l'arrivée de ses premières journaliste féminines dans son équipe avec Anne-Claire Norot, puis Sophie Bonnet. « Ces schtroumphettes apporteront un peu de finesse dans notre village de garçons », commente Serge Kaganski dans un éditorial consacré aux 25 ans du journal.[7]

À l'été 1989, Les Inrockuptibles quittent leur siège du 6e arrondissement de Paris pour s'implanter rue d'Alésia, dans le 14e arrondissement. La publication adopte une reliure à dos carré collé (numéro 17 — Chris Isaak en couverture).

Transition avant mutationModifier

Serge Kaganski raconte que le journal change radicalement au début des années 90 lorsqu'il revient sur Paris. « Fini les locaux-chambre de bonne, les machines à écrire d'occase, les traversées de la Manche en ferry, le bénévolat, c'est devenu une petite entreprise, avec plusieurs salariés, un comptable, de vrais locaux, des ordinateurs et une périodicité qui va bientôt passer mensuelle », raconte-t-il ainsi[7].

Fin 1991, une photo de Leos Carax avec son chien, tandis que vient de sortir Les amants du Pont-Neuf, est la première couverture cinéma du magazine. Suivent celles de Spike Lee, Maurice Pialat et Quentin Tarantino.

En mars 1992, la parution devient mensuelle (numéro 34 — Ian McCulloch en couverture). La revue est alors reconnue pour la qualité de ses entretiens et la découverte de nouveaux artistes français totalement inconnus du grand public, tels que Dominique A ou Philippe Katerine. Elle s'ouvre progressivement aux autres disciplines artistiques.

Magazine hebdomadaireModifier

En 1995, la revue change une nouvelle fois de format et de style et adopte la périodicité hebdomadaire au moment où le concurrent Technikart se positionne sur un axe éditorial comparable. Le magazine se veut alors généraliste culturel, traitant de musique, cinéma, littérature, société, télévision, etc. Régulièrement, des compilations CD sont incluses au magazine (titres représentatifs de l'actualité musicale « branchée », extraits de romans, bandes-annonces de films à venir).

La rédaction souhaite porter un regard critique et objectif sur les musiques rock et les arts contemporains. Cette évolution s'effectue en 1995 sous l'impulsion de Christian Fevret, Jean-Daniel Beauvallet et Emmanuel Tellier pour la musique, alors que Serge Kaganski traite de cinéma. Sylvain Bourmeau intègre la rédaction en chef tandis que l'écrivain Marc Weitzmann rejoint le journal pour s'occuper de la littérature. Jean-Marie Durand crée une séquence Médias et Jean-Max Colard est chargé du traitement des arts plastiques. Le magazine aborde l'art et les faits de société par un traitement éditorial ancré à gauche. À l'hiver 1997, le magazine relaie et accompagne un mouvement de contestation sociale initié par quelques cinéastes (Arnaud Desplechin, Pascale Ferran...), s'opposant à la politique d'immigration. En avril 1999, le magazine participe à l'organisation de concerts de soutien au Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés), avec des artistes comme Fabe, Bertrand Cantat, Jeanne Balibar, etc.

En février 2004, Les Inrockuptibles publient le manifeste « Appel contre la guerre à l'intelligence » sous-titré « Face à la politique du gouvernement Raffarin, enseignants, magistrats, chercheurs, artistes, avocats, psychanalystes, étudiants, etc., se mobilisent »[8]. La pétition est signée par plusieurs milliers de personnes et le journal publie ensuite de nombreux témoignages de personnalités et d'anonymes[9].

Dans le courant des années 2000, plusieurs nouvelles signatures rejoignent le journal : Jean-Marc Lalanne - engagé comme rédacteur en chef en 2003, Joseph Ghosn et Pierre Siankowski - rédacteurs en chef adjoints à partir de 2006, Nelly Kaprièlian - qui prend la tête des pages « livres », Olivier Nicklaus - qui crée les pages « style », Olivier Joyard - qui crée les pages « séries », Géraldine Sarratia, Thomas Burgel, Johanna Seban, Fabienne Arvers, etc. D'autres quittent le magazine. On note ainsi le départ d'Emmanuel Tellier devenu rédacteur en chef de Télérama. Gilles Tordjman, Arnaud Viviant et Marc Weitzmann se séparent du journal. Sylvain Bourmeau et Jade Lindgaard rejoignent Mediapart.

Le , le magazine inaugure une nouvelle formule qui se veut plus vivante. Un nouveau sous-titre « Le news culturel » remplace l'ancien « Culture, télé, société », le jour de parution passe du mardi au mercredi[10]. Les deux premières couvertures de cette nouvelle formule sont consacrées à la crise du contrat première embauche (CPE), qui fait alors rage en France.

En juin 2009, le banquier d'affaires et vice-président Europe de la Banque Lazard Matthieu Pigasse rachète le magazine[11].

En février 2010, Frédéric Allary, directeur général depuis 2000, quitte la société[12].

Le 15 mars 2010, son fondateur Christian Fevret quitte Les Inrockuptibles. Il déclare[13] : « Vingt-quatre ans après avoir fondé Les Inrockuptibles avec quelques amis, c'est avec une émotion toute particulière que j'ai décidé, en accord avec Matthieu Pigasse, de quitter le journal pour me consacrer à des projets personnels. Nous avons toujours voulu que Les Inrocks soit en mouvement permanent, réfractaire au sur-place et aux institutions, fidèle à son esprit d'insoumission, en quête de nouveauté et tourné vers l'avenir. Nous avons réussi. ».

Le 14 septembre 2010, Les Inrockuptibles lancent une formule sensiblement nouvelle[14] à l'impulsion de Bernard Zekri, qui quitte la chaîne i-Télé dont il dirige la rédaction, à cause de mauvais résultats d'audience[15]. La conception de la maquette est confiée à Étienne Robial, créateur de l'identité graphique de Canal +[16]. L'ambition consiste à transformer la revue en un hebdomadaire politique, social et culturel véhiculant « l'esprit rock ». Ainsi, le magazine tente d'élargir son lectorat en s'extirpant de la niche rock, cinémas et littérature qui a pourtant toujours fait son succès et sa notoriété. La nouvelle stratégie repose sur un constat selon lequel les trentenaires ne liraient plus les magazines d'actualité hebdomadaires traditionnels (Le Point, Le Nouvel Observateur, etc.), ce qui représenterait une opportunité commerciale. Pour répondre à cette mutation, la rédaction dirigée par Bernard Zekri s'étoffe de nouveaux journalistes et collabore notamment avec Arnaud Aubron de Rue89. Un cahier de 8 pages consacré à l'actualité politique, intitulé Tout nu, est créé - mais il disparait en l'état au bout d'une année. D'autres nouvelles rubriques sont plus pérennes, comme le populaire[réf. nécessaire] Billet dur de Christophe Conte, portrait satirique d'une personnalité choisie dans l'actualité de la semaine.

En juillet 2012, à la suite du départ de David Kessler, nommé conseiller chargé de la culture auprès du président de la République française, et compte tenu des résultats mitigés de la nouvelle formule, le propriétaire Matthieu Pigasse nomme Audrey Pulvar comme directrice générale chargée de l’éditorial et Arnaud Aubron comme directeur général chargé du développement de la marque sur les nouveaux supports et hors-médias[17]. La nomination d'Audrey Pulvar, alors compagne du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, pose la question de l'indépendance de la rédaction du magazine. À la suite de cette nomination, l'éditorialiste Thomas Legrand décide de quitter le magazine en considérant qu'il n'est pas possible de travailler de manière indépendante dans ces conditions[18]. Au début du mois de septembre, Marc Beaugé, rédacteur en chef chargé de l'actualité, démissionne à son tour du magazine, pour rejoindre le groupe So Press, jugeant Audrey Pulvar « trop floue sur le projet éditorial et trop autoritaire dans son management »[19], suivi de Bernard Zekri. Pierre Siankowski, déjà chargé du site Inrocks.com depuis le départ d'Arnaud Aubron, succède à Marc Beaugé à cette fonction.

En 2012, le journal est à nouveau déficitaire après deux exercices dans le rouge (3 millions d'euros de pertes en 2011). Malgré sa nouvelle formule "newsmagazine" initiée en 2010, Les Inrocks voit sa diffusion fondre de plus de 7% sur l'exercice 2011-2012 rapporte Presse News[20].

Audrey Pulvar démissionne le vendredi 21 décembre 2012[21]. Le 18 janvier 2013, Frédéric Bonnaud est nommé directeur de la rédaction[22]. Les relations difficiles d'Audrey Pulvar en interne expliqueraient également sa mise à l'écart[20]. En 2013, Les Inrocks ont connu des pertes de 2,3 millions d'euros selon l'AFP[23].

Le 1er septembre 2014, à la suite du départ de Pierre Siankowski pour l'émission Le Grand Journal de Canal +, Géraldine Sarratia est nommée rédactrice en chef, chargée des actualités du magazine. Par ailleurs, Anne Laffeter est nommée rédactrice en chef adjointe, chargée des actualités du magazine, tandis que David Doucet devient rédacteur en chef web.

En 2015, la chute des ventes conjuguée à celle des revenus publicitaires a empêché le retour à l'équilibre de sa société éditrice[24], Les Editions indépendantes. Selon Presse News, les pertes se creusent et le titre affiche des revenus en baisse (16 millions de chiffre d'affaires en 2014) et double ses pertes par rapport à 2014, de l'ordre de 200 000 €. A partir du mois de mars 2015, le journal fait face à l'arrivée d'un concurrent sur son périmètre culturel et branché avec Society qui cible comme Les Inrocks, un lectorat jeune, urbain et CSP[25].

Le 1er janvier 2016, Pierre Siankowski, de retour aux Inrockuptibles, devient directeur de la rédaction en remplacement de Frédéric Bonnaud, nommé directeur de la Cinémathèque française. Parallèlement, Bernard Zekri est nommé administrateur et vice-président du journal.

Le 1er septembre 2016, David Doucet est nommé rédacteur en chef du magazine[26] et du site, en remplacement de Géraldine Sarratia qui s'occupe désormais de la rubrique Style des Inrockuptibles. Dans le même temps, François-Luc Doyez est promu rédacteur en chef adjoint chargé du web[27].

Le 4 janvier 2017, Elisabeth Laborde est nommée secrétaire générale des Nouvelles Éditions Indépendantes avec pour mission de chapeauter les relations sociales, ainsi que la communication interne et externe du groupe de Pigasse[28].En juin 2017, Elisabeth Laborde remplace Frédéric Roblot à la direction générale et à la direction de la publication du magazine. Ce dernier est nommé directeur financier de l'hebdomadaire et du groupe Nova[29].

Le 30 août 2017, les Inrockuptibles dévoilent une nouvelle formule papier, avec une mise en page et une organisation modifiées, recentrée sur les articles longs (entretiens, portraits, tribunes) et le cahier critique[30]. Elle est accompagnée d'une nouvelle mouture du site internet et de l'application.

Au cours de l'été 2018, une trentaine de salariés quittent le journal à l'issue d'une rupture conventionnelle collective dont certaines plumes historiques telles Jean-Daniel Beauvallet ou Serge Kaganski[31]. Cela représente un tiers des effectifs. Quasiment tous les services sont impactés[32] : rédaction, maquette, iconographie, secrétariat de rédaction, régie et service développement. Les ventes ont diminué et l’hebdomadaire a perdu 1,5 million d’euros en 2017[33]. Les syndicats qui ne sont pas majoritairement favorables à cette "RCC" finissent par l'accepter. En septembre 2018, une nouvelle rupture conventionnelle collective concernant cinq postes est mise en œuvre aux Inrockuptibles[34]. Occasionnée par cinq demandes supplémentaires de départs, elle vient s'ajouter aux 27 emplois déjà supprimés. L'acceptation de ces nouveaux départs par la directrice générale des Inrockuptibles, Elisabeth Laborde, est la conséquence des difficultés de la marque en 2017, suivi d'une dégradation de la situation depuis le début de l'année.

Le 31 décembre 2018, Jean-Marc Lalanne remplace Pierre Siankowski à la tête de la direction des Inrockuptibles, un choix qui, selon Libération, « confirme le recentrage du magazine sur la culture, après qu’il a longtemps cherché à se frayer un chemin dans l’actualité politique et sociétale »[35].

En février 2019, après qu'a éclaté l'affaire de la Ligue du LOL, David Doucet (rédacteur en chef web), et François-Luc Doyez (rédacteur en chef web adjoint) sont licenciés notamment sur motif qu'ils ont nui à l'image du magazine[36],[37],[38],[39]. En mars 2019, Marie Kirschen, une spécialiste des questions liées aux femmes et aux personnes LGBT, est nommée rédactrice en chef du site. Créatrice de la revue lesbienne Well Well Well, elle est également membre du collectif de femmes journalistes « Prenons la une »[40] qui avait adressé la « candidature symbolique de 30 de ses adhérentes aux postes laissés vacants par la Ligue du LOL »[41].

Au printemps 2019, Le Canard Enchaîné révèle que le groupe de médias Les Nouvelles Éditions indépendantes (LNEI) auquel appartient Les Inrocks est en difficulté financière et que le journal est particulièrement déficitaire. Certaines directions du groupe sont touchées par des licenciements et le secrétariat de rédaction des Inrocks est également menacé par une baisse d'effectif[42].

Au cours de l'été 2019, la directrice générale des Inrocks Elisabeth Laborde est convoquée à un entretien préalable en vue d'un licenciement[43]. Selon Le Canard Enchaîné, cette ancienne proche de Matthieu Pigasse paie une chute vertigineuse des ventes et un déficit devenu chronique[44]. Selon les chiffres OJD, la diffusion France payée du titre avait baissé de -17,26 % entre 2017 à 2018 à 287 98 exemplaires. En diffusion totale, il a perdu 15,75 % à 31 955 exemplaires. Dans une enquête publiée dans Causeur, Elisabeth Levy estime que la disgrâce d'Elisabeth Laborde s'explique par sa « gestion désastreuse de l'affaire de la Ligue du LOL »[45]. Emmanuel Hoog la remplace en tant que directeur général et directeur de la publication[46]. En septembre 2019, cet ancien président de l'AFP annonce vouloir lancer « une campagne de recrutement d’abonnés numériques forte et active » afin de relancer le titre[47]. Durant cette période, un basculement du format hebdomadaire au format trimestriel est étudié selon Mediapart[48].

En octobre 2019, Le Point et Mediapart dépeignent une mauvaise situation financière aux Inrocks. Celle-ci pourrait participer à la fragilisation de Matthieu Pigasse, qui y a investi des fonds personnels ainsi que dans le secteur médiatique et culturel, et se retrouve très endetté[49],[50]. L'hebdomadaire culturel avait été racheté en 2009 pour moins de cinq millions €[51]. Il avait alors été relancé à grands frais, ce qui a creusé ses pertes, qui ont atteint 8,3 millions € cumulées entre 2009 et 2012, selon ses comptes sociaux[51]. Récemment, les coûts ont été réduits via des mesures d'économies drastiques. Le festival des Inrocks est annulé en 2019[52]. Malgré une sévère cure d'amaigrissement imposée depuis 2019, le journal est toujours déficitaire relève Le Figaro[52]. Pour y remédier, le banquier veut développer les passerelles entre Radio Nova et Les Inrocks.

Identité visuelle (logo)Modifier

DiversificationModifier

 
Couverture du magazine en 2006. Photographie de Pascal Colrat.

Le magazine tente d'étendre son activité éditoriale au-delà de la presse écrite hebdomadaire. Il publie régulièrement des numéros hors-série, le plus souvent consacrés à des artistes (Bob Marley, The Clash, The Cure, Placebo, Maurice Pialat, Jean-Luc Godard, Radiohead, The Beatles, The Rolling Stones, The Smithsetc.). Ces hors-séries sont généralement intitulés Les Inrocks 2. Les éditions distribuent certains films sous forme de DVD (Mulholland Drive, Monty Python : Sacré Graal !). Cette diversification permet à la société éditrice de bénéficier d'une meilleure stabilité financière[réf. nécessaire].

Les Inrockuptibles cosignent avec d'autres titres, des publications communes, avec le quotidien Le Monde notamment, pour présenter un supplément « Agenda culturel ».

En 1990, la revue littéraire L'immature, littérature est créée par deux collaborateurs du journal, Michel Jourde et l'écrivain Hadrien Laroche[53].

La société diffuse également des disques-hommage hors du circuit traditionnel de distribution. Les œuvres d'un artiste reconnu sont interprétées et ré-appropriées par des groupes et artistes actuels. Parmi ces initiatives, on remarque I'm Your Fan consacré à Leonard Cohen en 1991, The Smiths Is Dead en 1996 et Monsieur Gainsbourg revisited en 2006[réf. souhaitée].

Depuis 1990, Les Inrockuptibles organisent un festival de musique (le Festival des Inrockuptibles) centré sur Paris et délocalisé dans quelques grandes villes françaises, parmi lesquelles Clermont-Ferrand, Lille ou Nantes. La programmation de ce festival mêle découvertes, nouveautés et groupes cultes. L'événement est unanimement reconnu par la critique musicale française. Les Inrockuptibles organisent parfois d'autres concerts ou tournées spécifiques.

Depuis 2002, le magazine organise le concours CQFD (Ceux qu'il faut découvrir), pour lequel sont sélectionnés une vingtaine d'artistes non signés[54]. En 2007, ce concours se transforme en plate-forme communautaire sur Internet grâce à laquelle – à l'instar de Myspace – les musiciens peuvent déposer leurs compositions et les diffuser. Chaque trimestre, le jury décerne le « Prix CQFD » à l'artiste parmi les plus populaires de la plate-forme. En 2011, le concours est renommé « inRocKs lab »[55],[56].

En juin 2008, Les Inrockuptibles lancent un mensuel consacré au rock intitulé Volume[57], arrêté neuf mois plus tard[58],[59],[60].

Une édition argentine du magazine, basée à Buenos Aires, est publiée en langue espagnole depuis 1996 : Los Inrockuptibles[61].

CritiquesModifier

Le magazine Les Inrockuptibles a ainsi des détracteurs, parmi lesquels Emmanuel Lemieux. En 2003, il met en évidence l'influence du magazine sur le paysage médiatique parisien et national dans l'essai Pouvoir intellectuel : Les nouveaux réseaux[62].

En 2002, Pierre Carles reproche aux Inrocks d'être un «Télérama des petits bobos » dans son journal Pour lire pas lu. Pour le documentariste, « c'est à la comédie du journalisme que sont hebdomadairement conviés les lecteurs des « Inrocks », entre asthénie intellectuelle et piaillements « citoyens », « postmodernité » et fausses audaces, le tout mijotant dans un jargon anglophile »[63].

Sur le site Acrimed, Mathias Reymond reproche à l'hebdomadaire de s'adresser à un lectorat ayant un niveau de vie élevé et de confondre ce qui est supposé cool et ce qui est cher. Par exemple, dans sa rubrique « Où est le cool ? », le magazine a tendance à recommander des articles particulièrement onéreux selon l'auteur[64].

Le , Mehdi Meklat fait la une des Inrockuptibles avec Christiane Taubira et Badroudine Saïd Abdallah[65]. Une polémique s'ouvre après la « découverte » d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes de Mehdi Meklat, s'exprimant à cette occasion en tant que personnage fictionnel volontairement xénophobe. Répondant aux accusations de « complaisance médiatique »[66] dont aurait bénéficié Mehdi Meklat, Pierre Siankowski, directeur de la rédaction des Inrocks, affirme qu'il n'avait pas eu connaissance de ces messages avant leur exposition médiatique[67]. Pierre Siankowski juge les tweets de Mehdi Meklat « abominables, abjects » et espère que Mehdi Meklat demandera pardon[68].

En août 2017, les traditionnels numéros sexe du journal sont jugés « sexistes » par le site Acrimed[69]. Le site de critique des médias relève que parmi les 19 personnes figurant en une de ce numéro spécial, on compte 17 femmes pour seulement 2 hommes. « Force est de remarquer que pour Les Inrocks, parler de sexe en étant « en décalage permanent » par rapport à la « norme », c'est mettre à la « Une », dans près de 90% des cas, des femmes nues et/ou dans des poses lascives, et jamais seulement un (ou des) homme(s) », note ainsi Acrimed.

PolémiquesModifier

Le 30 novembre 2005[70], Les Inrockuptibles lance une pétition de soutien[7],[71] à Jean-Claude Brisseau qualifié « d'artiste blessé » par le magazine après sa comparution pour harcèlement sexuel et escroquerie à la suite des plaintes déposées par deux actrices. Comme d'autres médias, le magazine culturel se montre tendre avec Brisseau, et cruel envers ses accusatrices, qui n’auraient rien compris à l’art délicat du « tournage cinématographique comme sanctuaire artistique », rapporte Buzzfeed[72]. Quelques mois plus tard, le cinéaste est condamné à un an de prison avec sursis et 15 000 euros de dommages et intérêts[71]. Son film, Les Anges accusateurs, sera ensuite défendu par le journal qui critiquera les « donneuses de leçon de morale puritaines »[7],[73].

En novembre 2013, c'est la couverture consacrée à Roman Polanski qui suscite la polémique auprès d'associations féministes[74]. Pour Les Inrocks, le cinéaste a payé d'une « certaine manière son après-midi d'égarement alcoolisé » avec sa victime Samantha Geimer[75].

En octobre 2013, Les Inrockuptibles dédie une première couverture polémique à Bertrand Cantat. « On voulait lui parler non pas pour le disculper », mais parce qu'« on ne reconnaissait pas le Bertrand Cantat décrit par une certaine presse » justifie[76] le journal culturel dans son édito[77]. Pour les Inrocks, interdire au chanteur d'exercer son métier, « ça serait nier le travail et les décisions des tribunaux, instaurer une autre forme de condamnation, à vie, une autre forme de justice ». « Bertrand Cantat confie ses états d'âme aux Inrockuptibles dans le cadre de promotion de son nouvel album (...) Indécence, ignominie, on ne trouve pas les mots », s'indigne[78] l’éditorialiste du Point, Franz-Olivier Giesbert.

Quatre ans plus tard, en octobre 2017, Les Inrockuptibles consacrent une nouvelle une à Bertrand Cantat. Celle-ci déclenche une polémique encore plus importante et suscite des messages « parfois très virulents » de « lecteurs, personnalités, citoyens, artistes »[79],[80]. Cette polémique est renforcée par la présence du CD qui accompagne la couverture et sur lequel figure un titre du rappeur Orelsan, accusé en 2009 de provocation à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur sexe. Des associations féministes avaient porté plainte en raison de cette phrase issue de son premier album : « (Mais ferme ta gueule) ou tu vas t'faire Marie-Trintignier »[81]. L'essayiste Raphaël Enthoven s'en prend plus particulièrement aux Inrocks qui mettent Cantat en couverture « pour doper [leurs] petites ventes » et « tiennent pour des censeurs les gens qui osent s'en indigner »[82]. Daniel Schneidermann estime que la décision économique a pris le dessus sur l'intérêt rédactionnel : « Les Inrocks voulaient toucher une nouvelle fois le jackpot Cantat. Ils se sont pliés aux conditions », regrette le fondateur d'Arrêt sur images[83]. Le site féministe Les Nouvelles News critique[84] le billet d’excuses des Inrockuptibles[85] qui s’adresse aux « lecteurs » et non à leurs lectrices. « Si Les Inrocks mettaient en valeur autant d’artistes, d’auteures femmes que d’hommes, ils pourraient se féliciter de déconstruire la domination masculine. Mais jusqu’ici, ils n’ont fait que participer à en consolider les fondations, comme la plupart des médias riches et influents », peut-on ainsi lire dans leur éditorial.

L'hebdomadaire se sent contraint de donner, dixit le journal Le Monde, « des explications tardives » à ses critiques en expliquant notamment que « l’histoire de Bertrand Cantat fait partie de celle des Inrockuptibles, depuis les années 1980 », Noir Désir ayant participé à la « construction de [son] identité ». Il termine sa réponse par un mea culpa[79]. En réponse à cette couverture, l'hebdomadaire féminin Elle décide de consacrer son éditorial et sa couverture à l’actrice Marie Trintignant. Le magazine veut ainsi s'élever contre l'occultation des violences faites aux femmes[79].

En septembre 2019, le magazine couvre un festival féministe[86] qui encourage à « sortir de l'hétérosexualité » assimilée à un « régime d’exploitation et une fiction politique en lien étroit avec la construction du capitalisme puisqu’elle permet de ne pas salarier le travail de reproduction ». Un billet publié sur le site de l'hebdomadaire Marianne estime que « Les Inrocks se vautrent dans les apories du nouveau féminisme »[87].

DiffusionModifier

La diffusion totale des Inrockuptibles, chaque semaine. Source : OJD, 2019[88].

Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Diffusion payante - - - 39 060 38 940 44 336 57 906 59 301 45 611 39 329 37 994 38 680 37 120
Diffusion totale 39 473 41 755 41 256 40 156 40 534 46 332 58 822 60 334 46 700 40 149 38 811 39 461 37 929
2018-19
28 365
31 400

Actionnariat et financesModifier

Lors de son lancement, le magazine se présente comme indépendant. Jean-Claude Fasquelle, PDG des éditions Grasset, et la créatrice de mode Agnès Troublé (agnès b.) investissent très tôt dans le magazine[89]. Ils renforcent leur position au capital en 1996 alors que rentrent dans l'actionnariat le groupe d'investissement Archimédia (groupe GAN), BNP développement ainsi que Le Monde et Télérama. En 2002, 62 % des capitaux sont extérieurs à la revue[90].

Le fonds d'investissement Orium devient dans les années 2000 l'actionnaire de référence du journal.

En 2009, Matthieu Pigasse, vice-président de la banque Lazard en Europe achète l'hebdomadaire, dont il préside le conseil d'administration. Il détient alors 77,5 % des Editions Indépendantes, société éditrice des Inrockuptible[91]. Orium conserve 18 % des parts. Les 2 % restants sont détenus par Christian Fevret, le cofondateur de l'hebdo[92].

En 2012, Les Inrockuptibles reçoivent 329 000 € de subvention de la part de l'État au titre de l'aide à la presse[93].

Notes et référencesModifier

  1. Association pour le contrôle et la diffusion des médias.
  2. Cette abréviation est reprise dans le nom du site officiel du magazine : lesinrocks.com.
  3. « contact », sur lesinrocks.com
  4. Jusqu'en 2018, le siège se trouve 24 de la rue Saint-Sabin, dans le 11e arrondissement de Paris.
  5. (en) Chris Andrews, « The social ageing of Les Inrockuptibles », French Cultural Studies, vol. 11, no 32,‎ , p. 235–248 (ISSN 0957-1558, DOI 10.1177/095715580001103205).
  6. Jean-Vic Chapus et Samuel Kirszenbaum, « Christian Fevret raconte ses Inrocks », Voxpop, no 16,‎ (lire en ligne).
  7. a b c d e et f Serge Kaganski, Les Inrockuptibles, 25 ans d'insoumission, Paris, Flammarion, , 495 p. (ISBN 978-2081266315), Affaire Brisseau
  8. La provoc version Inrocks, David Bensoussan, L'Express, 24 mai 2004.
  9. L’écho d’un appel, Sylvain Bourmeau, Mediapart, 18 février 2009.
  10. Les Inrocks : nouvelle formule, nouveau jour de parution, Ozap, .
  11. Odile Benyahia-Kouider, « Le banquier des «Inrocks» », Le Nouvel Observateur, no 2328,‎ (lire en ligne).
  12. Tempête aux Inrocks, Marc Zisman, Qobuz, 16 mars 2010.
  13. « Christian Fevret quitte les Inrockuptibles », sur le site des Inrockuptibles, 15 mars 2010.
  14. Nouvelle formule pour Les Inrockuptibles, Delphine Denuit, Le Figaro, 14 septembre 2010.
  15. [1] « i télé, Valérie Lecasble remerciée », sur le site Ozap.com, le 30 mai 2008.
  16. Xavier de Jarcy, « Le graphiste Étienne Robial, un petit truc en + », sur telerama.fr, .
  17. Sophie Verney-Caillat, « Mercato : Audrey Pulvar va diriger les Inrockuptibles », Rue89,‎ (lire en ligne).
  18. Thomas Legrand, « Mon départ des Inrocks, pas un acte de rébellion », Rue89,‎ (lire en ligne).
  19. Emmanuelle Anizon et Olivier Tesquet, « Ça tangue aux Inrocks », Télérama,‎ (lire en ligne).
  20. a et b « Aubron remplacerait Pulvar aux Inrocks », Presse News, no. 433,‎ .
  21. « Audrey Pulvar démissionne des "Inrockuptibles" », Le Monde, no 2328,‎ (lire en ligne).
  22. « Les "Inrockuptibles" : Frédéric Bonnaud remplace Audrey Pulvar », sur Le Point, (consulté le 18 janvier 2013).
  23. AFP, « Audrey Pulvar quitte Les Inrockuptibles cinq mois après son arrivée », AFP Infos Françaises,‎ .
  24. « Pierre Siankowski solde l'ère Frédéric Bonnaud », Presse News, no. 508,‎ .
  25. « Les Inrocks dégaine l'offre premium face à Society », Presse News, no. 480,‎ .
  26. « David Doucet rédacteur en chef des Inrocks », .
  27. « M. David Doucet est promu rédacteur en chef du magazine », Correspondance de la presse,‎ , p. 13.
  28. « Pigasse remercie Laborde aux Inrocks », sur Presse News, Presse News, no. 527.
  29. « Elisabeth Laborde nommée directrice générale des Inrockuptibles », sur CB News, (consulté le 30 juillet 2019).
  30. Le Point magazine, « Retour aux fondamentaux pour Les Inrocks qui lance sa nouvelle formule », sur Le Point, (consulté le 30 juillet 2019).
  31. « Trente-deux ans aux "Inrockuptibles" par Serge Kaganski », sur lesinrocks.com, .
  32. « Coupe sévère aux Inrocks », Presse News, no. 553,‎ .
  33. « Rupture conventionnelle collective aux «Inrocks» », sur Libération.fr, (consulté le 30 juillet 2019).
  34. « La galaxie de Matthieu Pigasse dans la culture toujours dans le rouge », sur lalettrea.fr, .
  35. « Un nouveau directeur pour «les Inrocks» », sur liberation.fr, .
  36. « Ligue du LOL : deux salariés licenciés aux «Inrocks» », sur Libération.fr, (consulté le 2 mars 2019).
  37. « "Ligue du LOL": aux "Inrocks", deux journalistes mis à pied », sur LExpress.fr, (consulté le 12 février 2019).
  38. « Dans l’affaire de la Ligue du LOL, les mises à pied se poursuivent », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2019).
  39. « "Ligue du LOL" : les mises à pied de journalistes se poursuivent », sur nouvelobs.com, (consulté le 12 février 2019).
  40. «Les Inrocks»: Des femmes nommées à la rédaction en chef Web après la Ligue du LOL, 20minutes.fr, publié le 25 mars 2019 à 14h44 — Mis à jour le 26 juin 2019.
  41. Amaury Bucco, « La pieuvre des nouvelles inquisitrices : enquête sur les réseaux des féministes », sur valeursactuelles.com, (consulté le 13 novembre 2019).
  42. Claire Domenech, « Les Inrocks, Radio Nova, les médias de Matthieu Pigasse au plus mal », sur capital.fr, (consulté le 13 novembre 2019).
  43. « Le licenciement d’Elisabeth Laborde ouvre une nouvelle crise aux «Inrocks» », sur Mediapart.fr, (consulté le 30 juillet 2019).
  44. Christophe Nobili, « Le patron de gauche Pigasse se met au Kärcher », Le Canard enchaîné,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  45. Elisabeth Levy, « Ligue du LOL, le soufflet se dégonfle », Causeur mensuel no 72,‎ , Pages 60 à 65 (lire en ligne).
  46. « Ours de la rédaction », Les Inrockuptibles,‎ , Page 4.
  47. Thierry Wojciak, « Emmanuel Hoog (Les Inrocks, Nova...) : insuffler un "esprit de groupe" dans LNEI », sur cbnews.fr, (consulté le 13 novembre 2019).
  48. Laurent Mauduit, « La confrontation entre Niel et Kretinsky autour du «Monde» se durcit », sur mediapart.fr, (consulté le 13 novembre 2019).
  49. Marie Bordet, « Matthieu Pigasse, plus dure serait la chute », Le Point, (consulté le 13 novembre 2019).
  50. Laurent Mauduit, « Matthieu Pigasse en passe d’être évincé de la banque Lazard », sur mediapart.fr, (consulté le 13 novembre 2019).
  51. a et b « Pourquoi Matthieu Pigasse doit vendre à Daniel Kretínský toutes ses parts dans Le Monde », La Lettre A,‎ (lire en ligne).
  52. a et b Alexandre Debouté, « Matthieu Pigasse met de l’ordre dans ses médias », Le Figaro, (consulté le 13 novembre 2019).
  53. Les Alligators souriants, 1992, Discipline in disorder, 26 novembre 2009.
  54. Delphine Le Goff, « Les Inrockuptibles rejouent leur partition », sur stratégies.fr, (consulté le 22 février 2014).
  55. « CQFD laisse place aux inRocKs Lab », sur lesinrocks.com, (consulté le 22 février 2014).
  56. Christian Losson, « Toujours solide comme Inrocks », sur liberation.fr, (consulté le 22 février 2014).
  57. «Les Inrocks» prennent du «Volume», Philippe Brochen, Libération, 6 juin 2008.
  58. Les Inrocks perdent du Volume, Maxence Grugier, Fluctuat, 24 avril 2009
  59. « «Volume» coupe le son », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2018).
  60. « inrockuptiblesArchives: Les 9 Couvertures du Magazine Volume », sur inrockuptiblesArchives (consulté le 11 septembre 2018).
  61. Les jeunes, latin lovers de « Los Inrockuptibles ». La version argentine des « Inrocks » vient de fêter sa première année d'existence, Mary Claude, Libération, 18 août 1997.
  62. Emmanuel Lemieux, Pouvoir intellectuel : Les nouveaux réseaux, Paris, Denoël, coll. « Impacts », , 756 p. (ISBN 2-207-25050-4).
  63. Pierre Carles, « « Les Inrocks » : le Télérama des petits bobos », sur plpl, Pour lire pas lu, numéro 12, page 10,
  64. Mathias Reymond, « Selon Les Inrockuptibles, pour être cool, il faut avoir des euros », [[Acrimed|Acrimed]],‎ (lire en ligne).
  65. « Gauche, Macron, Présidentielle: Christiane Taubira dit tout », lesinrocks.com, .
  66. Laurent Bouvet, « Réflexions sur la sidérante affaire Mehdi Meklat », Le Figaro, .
  67. Audrey Kucinskas, Tweets haineux de Mehdi Meklat: Les Inrocks au coeur d'une controverse, L'Express,
  68. L’édito de Pierre Siankowsi : « @mehdi_meklat », lesinrocks.com, .
  69. Julien Salingue, Pauline Perrenot, « À la « Une » des Inrocks : sexe ou sexisme ? », sur acrimed.fr,
  70. N. Ce. (avec afp), « Le réalisateur de « Noce blanche » était poursuivi pour harcèlement sexuel », Le Soir,‎ , p. 49
  71. a et b N.E.O, « Jean-Claude Brisseau: condamné par la justice, mais pas par le cinéma », sur lefigaro.fr,
  72. Marie Kirschen, « En 2017, ce n’est pas la parole des femmes qui s’est libérée, c’est nous qui avons commencé à écouter », sur buzzfeed.com,
  73. Serge Kaganski, « Les Anges Exterminateurs », sur lesinrocks.com,
  74. Pierre de Gasquet, « Polanski se confie dans Les Inrocks », Les Echos,‎
  75. Serge Kaganski et Frédéric Bonnaud, « Roman Polanski : "Il me faut des défis, sinon je me fais chier" », sur lesinrocks.com,
  76. JD Beauvallet, « Exclusif : Bertrand Cantat parle aux Inrocks », sur lesinrocks.com,
  77. Rédaction du Monde.fr, « Cantat : "C'est abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes" », sur lemonde.fr,
  78. Franz-Olivier Giesbert, « Franz-Olivier Giesbert : Bertrand Cantat ? Indécence, ignominie », sur lepoint.fr,
  79. a b et c Les explications des « Inrocks » une semaine après leur « une » polémique avec Bertrand Cantat, lemonde.fr, 17 octobre 2017
  80. La une des "Inrocks" avec Bertrand Cantat fait polémique, lepoint.fr, 11 octobre 2017.
  81. Stéphanie Marteau, « Orelsan, amoureux au ban public », sur lemonde.fr,
  82. Bertrand Cantat en Une : Raphaël Enthoven descend les "Inrocks", journal "putassier", ozap.com, 12 octobre 2017.
  83. Daniel Schneidermann, « Cantat et les Inrocks, éthique et économie », sur arretsurimages.net,
  84. Isabelle Germain, « Les fausses excuses des Inrocks sur Cantat », sur lesnouvellesnews.fr,
  85. non signé, « Les explications des « Inrocks » une semaine après leur « une » polémique avec Bertrand Cantat », sur lemonde.fr,
  86. « Paris : un festival féministe invite à “sortir de l’hétérosexualité” », sur valeursactuelles.com, (consulté le 19 novembre 2019)
  87. Samuel Piquet, « "Sortir de l'hétérosexualité" : quand Les Inrocks se vautrent dans les apories du nouveau féminisme », sur marianne.net, (consulté le 19 novembre 2019)
  88. « Les Inrockuptibles, résultats de diffusion », sur acpm.fr
  89. L'énigmatique M. Fasquelle, lexpress.fr, 18/11/1999.
  90. « Les Inrocks ont gagné en maturité »Stratégie, 29 mars 2002/.
  91. Le banquier Matthieu Pigasse s'offre Les Inrockuptibles, tempsreel.nouvelobs.com, 18 juillet 2009.
  92. Pigasse : « Le rachat des “Inrocks” est un engagement », lefigaro.fr, 20 juillet 2009.
  93. Aides à la presse : les chiffres 2012, gouv.fr, 13.12.2013.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Patrick Simon, « Les Inrockuptibles, le purisme rock, la variété culturelle et l'engagement politique : entretien avec Sylvain Bourmeau et Jade Lindgaard », Mouvements, no 57,‎ , p. 44-56 (lire en ligne)
    Long interview en forme de bilan de leurs expériences aux Inrockuptibles.
  • Interviews. [137] interviews d'artistes qui font la culture d'aujourd'hui : 1987-2007, dir. Christian Fevret et Pascal Bertin, Paris, nov. 2007 (Les Inrockuptibles. Hors-série collector) (ISSN 0298-3788).
  • Marc Weitzmann, 28 raisons de se faire détester, Stock, 2002.
    Recueil de chroniques littéraires parues dans Les Inrockuptibles.
  • Gilles Tordjman, C'est déjà tout de suite, préface d'Éric Holder, éditions Céra-nrs, 1998 (ISBN 2-9510395-1-4)
    Recueil de chroniques parues dans Les Inrockuptibles.
  • Les Inrockuptibles, 25 ans d'insoumission, Flammarion, coll. « Pop Culture », , 496 p. (ISBN 978-2081266315)

Liens externesModifier