Inge Morath

photographe autrichienne

Ingeborg Hermine Morath est une photo-journaliste américaine née le à Graz en Autriche et morte le à New York à l'âge de 78 ans[1].

Inge Morath
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Naissance
Décès
Sépulture
Great Oak Cemetery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Ingeborg Hermine «Inge» MorathVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ingeborg Hermine Morath
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement
Influencée par
Conjoint
Enfants
Rebecca Miller
Daniel Miller (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Site web
Œuvres principales
Guerre à la tristesse, De la Perse à l’Iran, Chinese Encounters, L'Espagne dans les années 50

Elle a été la première femme photographe acceptée comme membre de l'agence Magnum Photos en 1953 et ceci jusqu'à sa mort. En 2002, les membres de Magnum Photos créent en son honneur le prix Inge Morath, administré par la Fondation Inge-Morath, et qui est attribué annuellement à une photographe ayant moins de 30 ans

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Élevée dans une famille protestante libérale, son enfance est parsemée de déménagements en France et en Allemagne dans les villes de Munich, Berlin, Strasbourg, déménagements dus à la carrière professionnelle de ses parents en tant que scientifiques.

En 1937, à l'âge de quatorze ans, Inge Morath aborde pour la première fois l'Art avant-garde lors d'une exposition appelée Art dégénéré organisée par le parti nazi. Le but de cette exposition étant d'enflammer l'opinion publique contre l'Art moderne. Inge s'exprime à ce sujet « Je trouve un certain nombre de peintures passionnantes et suis tombée sous le charme de Blue Horse » de Franz Marc. Elle écrira plus tard « Seuls les commentaires négatifs ont été autorisés sur cette exposition, a commencé une longue période où il fallait garder le silence et dissimuler ses pensées[2]. »

À partir de 1938 sa famille s'installe à Berlin, elle a quinze ans et une certaine facilité à apprendre les langues étrangères ainsi que les lettres. Elle s'oriente vers des études linguistiques et devient tout naturellement interprète. La Seconde Guerre mondiale chamboule sa vie.

En 1939 après avoir terminé ses études secondaires, elle est contrainte d'effectuer six mois de service pour le Reich (Service de travail du Reich) dans un camp de travail forcé sur l'aéroport de Tempelhof. Lors d'une attaque sur l'usine par des bombardiers russes, elle fuit à pied vers l'Autriche. Des années plus tard elle exprimera son ressenti sur cette période. La pauvreté, la misère, ce travail dangereux et exténuant, l'empêcheront à jamais de photographier la guerre, préférant ainsi montrer les conséquences de l'histoire[2] ,[1]. À l'issue de la guerre, elle reprend ses études de langues à l'université de Berlin. Elle y étudiera la langue française, roumaine, anglaise en complément de sa langue maternelle l'allemand. Lors de sa thèse elle ajoutera l'espagnol, l'italien, le russe et le chinois. Soit au total huit langues. Elle dira à ce sujet : « J'étudiais où je pouvais trouver un espace tranquille à l'Université, les stations de métro me servait d'abris anti-aériens. Je n'ai pas rejoint l'Union des étudiants (organisation étudiante)[2]. »

En 1946 à Salzbourg, elle songe à reprendre ses études interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Elle accepte un travail de traductrice à l'United States Information Service (en) à Salzbourg, agence des États-Unis consacré à la diplomatie publique. Elle étend ensuite ses compétences aux légendes des photographies pour les publications de l'USIS et à la rédaction d'articles. Toute sa vie elle sera une mémorialiste prolifique et auteur de lettres, alliant ainsi sa capacité des mots aux photos ce qui la rendra particulièrement brillante parmi ses collègues[3].

En 1948 à Vienne, elle collabore à la revue Kurier (Tageszeitung), quotidien autrichien d'information fondé par les États-Unis; ainsi qu'à Rot-Weiß-Rot (Sender) littéralement rouge-blanc-rouge station de radio de l'après-guerre occupé en Autriche, et participe à la création de la revue d'art Der Optimist.

Début de carrièreModifier

En 1949 Warren Trabant, le rédacteur en chef de Heute, magazine que les Américains éditent pour les pays occupés, lui propose le poste de directeur de la photographie pour l'édition viennoise du journal. Dans l'exemplaire du , elle légende sur huit pages le reportage photographique de Ernst Haas ayant pour thème "Und die Frauen warten..." littéralement "Et les femmes attendent", reportage photographique sur le retour des prisonniers de guerre en Autriche. Ces huit pages sont remarquées par le célèbre photographe Robert Capa qui lui propose de venir sur Paris[4]. À son arrivée dans la capitale française, elle écrit les légendes des photos pour l’Agence Magnum de Robert Capa et plus particulièrement les légendes photographiques de Ernst Haas qui lui aussi a été invité à venir sur Paris.

En 1951 elle se marie avec le journaliste anglais Lionel Birch, et déménage à Londres. Ses débuts dans la photographie commencent, lors de son voyage de noce à Venise. Ses connaissances sommaires sont voilées par la sensibilité qu'elle a pu développer au contact des photographes de l'Agence Magnum et en particulier Henri Cartier-Bresson. À partir de cet instant, elle décide de se consacrer exclusivement à la photographie en travaillant avec Simon Goodmann fondateur de l'agence photos Dephot (Deutscher Photodienst)[4]. Elle réalise ses premières publications sous le pseudonyme de Egni Tharom (son nom et prénom écrit à l'envers) dans la magazine Picture Post. Cet emploi en tant que photojournaliste l'amène à se déplacer à Hollywood pour une courte affectation et à New York où lors de son premier voyage elle sera interrogé par les inspecteurs de l'immigration soupçonnée d'avoir des liens communistes ayant dans sa valise un livre sur les stars du cinéma appelé Stardust à Hollywood publiée par le Left Book Club de Londres[5]. Son union avec Lionel Birch ne durera que trois semaines effectives[1], le divorce officiel sera prononcé en 1954[4].

En 1952, elle réalise un reportage très remarqué sur les prêtres-ouvriers, qu'elle montre à Robert Capa. C'est le début de sa notoriété de photographe. Elle rejoint l'agence Magnum Photos en tant que photographe en 1953 avec la publication dans la revue anglaise Holiday Magazine une photographie de la milliardaire Eveleigh Nash, au palais de Buckingham.

En 1954, Inge Morath effectue un déplacement en Espagne où elle réalise un sujet pour Holiday Magazine. Les photographies de Pampelune, en noir et blanc, sortent en 1955 dans un livre, Guerre à la tristesse. Cet ouvrage montre le regard humaniste et documentaire, qu'elle développera tout au long de sa vie. Tout en travaillant sur ses propres missions, elle continue à aider Henri Cartier-Bresson durant les années 1953 et 1954, devenant membre à part entière de Magnum Photos en 1955[3].

Vie de famille, voyages photographiquesModifier

En 1956 elle effectue divers voyages en Europe, en Afrique du Nord, et plus particulièrement en Iran[6] ainsi qu'en Irak, Syrie et Jordanie. Elle est dorénavant publiée régulièrement dans des magazines comme Paris Match, Life[7] et Vogue.

 
Tournage du film Les Désaxés

Le , Inge Morath épouse Arthur Miller, dramaturge, écrivain et essayiste américain : ils se rencontrent alors qu'elle est en reportage sur le tournage de Les Désaxés. Lui est marié à Marilyn Monroe à l'époque. Les photographies d'Inge Morath lors de ce reportage[8] de Marilyn Monroe montrent sa fragilité et sa lutte contre l'alcool et les barbituriques. Ce reportage photographique apportent des images émotionnellement fortes dans l'intimité de la vedette[9].

De cette union avec Arthur Miller naîtront deux enfants : Rebecca née le (soit sept mois après leur mariage), et Daniel né le [10]. Après son mariage, elle s'installe à New York et dans le Connecticut. Les années qui suivent, elle se fera plus rare pour se consacrer à sa famille, mais elle continuera sa collaboration avec son mari.

En 1965 elle visite l'URSS et publiera un livre de ce voyage In Russia[11] en 1967, amenant un regard attentif sur la société russe et son régime communiste. Son regard sur la chute du régime communiste sortira en 1990 sous le nom de Russian Journal[12]. Deux livres photographiques complémentaires apportant un regard avant et après la chute du régime.

Leur fils Daniel vient au monde le atteint de trisomie 21. D’après le biographe Martin Gottfried, Arthur Miller le place dans une institution à Roxbury et ne lui rendra jamais visite, contrairement à Inge qui viendra le voir quotidiennement[9],[13],[14]. C'est cette même année qu'elle est officiellement déclarée citoyenne américaine.

En 1972, elle étudie le mandarin et obtient un visa pour la Chine, elle s'y déplace pour la première fois en 1978, deux ans seulement après la fin de la révolution culturelle. Le premier voyage avec son mari, sera suivi de deux autres en Chine en 1979 et 1983[15] De ces voyages les livres Chinese Encounters sortiront en 1979 puis Salesman in Beijing en 1984.

En 1990, Inge Morath continue à poursuivre ses missions et ses projets indépendants. Le film Copyright by Inge Morath réalisé par la cinéaste allemand Sabine Eckhard en 1992[16], fera partie de la sélection de films Magnum Films à la Berlinale en 2007. Sabine Eckhard y filme Inge dans sa maison et son atelier, à New York, Paris en présence de ses collègues et notamment Henri Cartier-Bresson et Elliott Erwitt.

En 1992 elle reçoit le grand prix d'Autriche pour la photographie. En 1999 elle réédite ses travaux sur l'Espagne et entreprend un projet sur le Danube qui consiste à remonter le fleuve de sa source en Allemagne jusqu'à son embouchure dans la mer Noire. Cette même année, elle publie son Life as a Photographer[1].

Le Inge et son mari Arthur Miller sont dans un avion à destination de Paris au départ de New York lors de l'attentat. Arthur Miller devait recevoir un prix de la Japan Art Association[17].

Dernières annéesModifier

En 2002, en collaboration avec le réalisateur Regina Strassegger, Inge Morath réalise un souhait de longue date. Celui de revenir sur les terres de ses ancêtres, le long des confins de la Styrie (région entre l'Autriche et la Slovénie). Cette région montagneuse, autrefois partie de l'Empire austro-hongrois, était devenu la ligne rouge entre deux idéologies contradictoires après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1991. Le livre Last Journey (2002), et le film Strasseger de Grenz Räume (2002), permet de voir le dernier voyage d'Inge Morath dans son pays natal, lors des dernières années de sa vie[18].

Son décès à New York le dû à un cancer, interrompt son dernier projet sur « l'après  » à Manhattan. Elle avait 78 ans.

 
Sa fille Rebecca Miller en 2009

En , la galerie Esther Woerdehoff, à Paris, présente l'exposition Inge Morath, New York 1958-2002, préparée avec la photographe. La même année, les membres de Magnum Photos créent le prix Morath-Inge en son honneur. Il est administré par la Fondation Inge Morath et est attribué annuellement à une photographe ayant moins de 30 ans[19].

La Fondation Inge Morath est créée en 2003 par sa famille pour préserver et partager son héritage. Cette fondation (ayant une durée limitée) a pour mission de conserver les archives d'Inge Morath jusqu'à ce qu'elles puissent être placées dans une administration de conservation permanente. Certaines archives ont été acquises par la Bibliothèque Beinecke, université de Yale, et un ensemble d'estampes photographiques par la Yale University Art Gallery. Ces archives sont accessibles aux chercheurs. Les négatifs d'Inge, et un ensemble de ses fiches de contact et de livres, demeurent activement utilisés à Magnum Photos, New York[19].

RécompensesModifier

  • 1983 : hommage de l'État du Michigan (résolution Sénat 295) en reconnaissance de sa réalisation exceptionnelle en tant que photographe et chroniqueuse de la vie humaine[3].
  • 1984 : docteur honoris causa des beaux-arts, université du Connecticut, Hartford, États-Unis[3].
  • 1992 : prix d'Autriche pour la photographie[4]
  • 2002 : Magnum Photos crée le prix Morath-Inge en son honneur, administré par la Fondation Inge Morath[2].
  • 2003 : Sa famille créé la Fondation Inge Morath pour préserver et partager son héritage.

Œuvres photographiquesModifier

  • 1953 Eveleigh NASH at Buckingham Palace Mall[20].
  • 1955 Guerre à la tristesse[21].
  • 1956 Inge Morath : Iran[22].
  • 1957 A Llama in Times Square[23].
  • 1960 The Misfits[24].
  • 1960 The Road to Reno[25].
  • 1978-1983 Inge Morath: China[26].

ExpositionsModifier

Galerie Fotohof, Salzbourg, Autriche;
Stadt Passau, Europäische; Wochen, Allemagne Forum ESWE, Wiesbaden;
Esther Woerdehoff, Paris, France;
Amerikahaus Tübingen, Allemagne.

PublicationsModifier

  • Aubier Dominique et Inge Morath, Guerre à la tristesse, Robert Delpire, , 129 p.
  • (en) Aubier Dominique et Inge Morath, Fiesta in Pamplona, Universe Books, , 146 p.
  • (en) Reynal & Co, Inge Morath, Venice Observed, Lausanne, Editions de l’Oeil, , 146 p.
  • (en) Inge Morath et Dominique Aubier, Fiesta in Pamplona, Lausanne, États-Unis, Photography Magazine, Universe Books, , 146 p.
  • Robert Delpire et Inge Morath, De la Perse à l'Iran, France, Robert Delpire,
  • (en) Yul Brinner et Inge Morath, Bring Forth the Children : A Journey to the Forgotten People of Europe and the Middle East, États-Unis, McGraw-Hill Books, , 155 p.
  • Claude Roy, Paul Sebag et Inge Morath, Tunisie, Paris, Delpire Editions,
  • Saul Steinberg et Inge Morath, Le Masque, Paris, Maeght Editions, , 200 p.
  • (en) Arthur Miller et Inge Morath, In Russia, États-Unis, A studio book, Viking Press, , 240 p.
  • (en) Ruth Bluestone et Inge Morath, East West Exercises, New York, Simon, Walker & Co,
  • (en) Arthur Miller et Inge Morath, In the country, États-Unis, Viking Press, , 184 p.
  • (en) Arthur Miller et Inge Morath, Chinese encounters, États-Unis, Farrar Straus Giroux, , 252 p.
  • (en) Inge Morath et Edouard Sablier, From Persia to Iran : An historical journey, États-Unis, Viking Press,
  • (en) Inge Morath et Yevgeny Yevtushenko, Russian Journal 1965-1990, États-Unis, Aperture foundation, , 131 p.
  • (de) Inge Morath et Margit Zuckriegl, Inge Morath : Fotografien 1952-1992, Allemagne, Müller, , 160 p.
  • (en) Inge Morath, Donau : Danube, Allemagne, Müller, , 143 p.
  • (en) Inge Morath, Arthur Miller et Rolf Sachsse, Life as a Photographer, Allemagne, Kehayoff Verlag, , 183 p.
  • (en) Inge Morath, Anna Fárová et Arthur Miller, Inge Morath : Portraits, États-Unis, Otto Muller, , 128 p.
  • (en) Inge Morath, Saul Steinberg Masquerade, États-Unis, Viking Studio, , 80 p.
  • (en) Inge Morath et Regina Strassegger, Border Spaces : Last Journey, Allemagne, Prestel, , 200 p.
  • (de) Inge Morath et Regina Strassegger, Inge Morath : Last Journey (Photography), Allemagne, Prestel Publishing, , 232 p.
  • (en) Inge Morath et Arthur Miller, Inge Morath : The Road to Reno, États-Unis, Steidl Dap, , 144 p.
  • (en) Inge Morath, John P. Jacob (Editor), Monika Faber, Inge Morath : Iran, États-Unis, Steidl Dap, , 240 p.
  • (en) Inge Morath, John P. Jacob (Editor), Inge Morath : First Color, États-Unis, Steidl Dap, , 203 p.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Amanda Hopkinson, « Inge Morath », The Guardian, (consulté le 27 octobre 2016)
  2. a b c d et e « Inge Morath », Fondation Inge Morath (consulté le 27 octobre 2016)
  3. a b c d et e « Inge Morath, Biographie », Magnum Photos (consulté le 27 octobre 2016)
  4. a b c et d « Inge Morath », Encyclopædia Universalis (consulté le 27 octobre 2016)
  5. « Loving Marilyn », Shar (consulté le 27 octobre 2016)
  6. « Iran », Magnum Photos (consulté le 27 octobre 2016)
  7. « A Llama in NYC », Fondation Inge Morath (consulté le 29 octobre 2016)
  8. « USA.1960.Film: "The Misfits." », Magnum Photos (consulté le 29 octobre 2016)
  9. a et b « Arthur Miller’s Missing Act », Vanity Fair (consulté le 29 octobre 2016)
  10. (en) Maureen Dowd, « Rebecca Miller on the mother of all subjects: her father », The Independent,‎ (lire en ligne)
  11. « Book of the Times », The New York Times (consulté le 29 octobre 2016)
  12. « Inge Morath’s Russian Journal », Magnum Photos (consulté le 29 octobre 2016)
  13. (en) Jason Zinoman, « Arthur Miller's life had its own lost act: A son placed out of sight », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Graeme Baker, « Arthur Miller had secret Down's syndrome son », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  15. « Traveling exhibitions », Fondation Inge Morath (consulté le 29 octobre 2016)
  16. « Libera Me », Gallimard Film (consulté le 29 octobre 2016)
  17. « Late Years », Fondation Inge Morath (consulté le 29 octobre 2016)
  18. a et b « Legacy », Fondation Inge Morath (consulté le 29 octobre 2016)
  19. « Mrs. Eveleigh Nash with her Chauffeur at Buckingham Palace Mall », Magnum Photos, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  20. « Guerre à la tristesse », Magnum Photos, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  21. « Inge Morath, Iran », Göttingen: Steidl, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  22. « A Llama in Times Square », Magnum Photos, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  23. « Inge Morath - USA. Set of "The Misfits." », Magnum Photos, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  24. « Inge Morath: The Road to Reno », Steidl Dap, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  25. « Inge Morath and Arthur Miller: China », Magnum Photos, (consulté en 15 novembre 2016 2016)
  26. « Exposition de photographies d’Inge Morath : Danube, Donau », Vitry-sur-Seine, (consulté en 15 novembre 2016 2016)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Justine Picardie, John P. Jacob (Editor), Inge Morath : On Style, États-Unis, Harry N. Abrams, John P. Jacob, , 288 p.
  • (en) Susan C. W. Abbotson, Critical companion to Arthur Miller : a literary reference to his life and work, États-Unis, Infobase Publishing, , 518 p. (ISBN 978-0-8160-6194-5 et 0-8160-6194-7, lire en ligne)
  • (de) Bettina Behr, Woment! : eine Würdigung der Grazer FrauenStadtGeschichte ; Dokumentation und Lesebuch, Innsbruck, Wien, München, StudienVerlag, , 281 p. (ISBN 978-3-7065-4064-3)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier