Ingénieur industriel

En Belgique, le diplôme d'ingénieur industriel est attribué légalement dans onze Instituts Supérieurs Industriels (ISI) faisant partie des Hautes Écoles en Communauté française de Belgique ainsi que dans trois Instituts d’Enseignements de Promotion Sociale (en abrégé EPS) situés dans la partie francophone du pays. Par contre en région flamande la formation a été intégrée dans les universités dès 1977. La durée des études est de 4 ans en région flamande et de 5 ans en région wallonne : d'abord un 1er cycle de 3 ans (180 ECTS ; bachelier) et ensuite un 2e cycle de 2 ans (120 ECTS ; master).

Le cursus a le grade universitaire (loi du remaniée par le processus de Bologne) et est qualifié d'académique en communauté française par l'article 15 du décret de la communauté française — dit décret « Paysage » — du publié au Moniteur belge du .

Cette terminologie n'est pas employée en France (niveau Bac +5), où le diplôme d'ingénieur peut recouvrir un large spectre de spécialités et secteurs d'application selon l'école et la filière choisie, dont le génie civil est une parmi d'autres.

Grade et titreModifier

Ces études bénéficient du grade de master en sciences de l'ingénieur industriel (M.Sc.) et du titre d'ingénieur industriel (Ing.). Les ingénieurs industriels diplômés précédemment (1er cycle de 2 ans [candidature] + 2e cycle de 2 ans [ingénieur/licence]) sont assimilés au nouveau grade. Un arrêté du gouvernement de la Communauté française du (publié au Moniteur Belge le ) fixe l'équivalence entre l'ancien grade académique (ingénieur industriel) et le nouveau grade académique (master en sciences de l'ingénieur industriel).

Le grade est un niveau d'études supérieures atteint. Il est relatif à la formation (diplôme). Le titre relève de l’accréditation à exercer et de la responsabilité civile, c’est pourquoi il bénéficie d’une protection particulière.

Il existe encore sur le marché de l'emploi des ingénieurs techniciens formés jusqu'en 1980 (3 ans ou parfois 4 ans). Cette formation est également protégée par la loi.

En Belgique, tous les diplômes d'ingénieurs étant reconnus par l'État, ceux-ci valent accréditation à l'accès à la profession.

Les titres et grades d'ingénieurs belges sont protégés par la Loi depuis 1933 et défendus par leurs fédérations éventuellement sous la coupole unifiée et nationale (fédérale) du Comité des Ingénieurs Belges - Belgische Ingenieur comite (CIBIC) ; la plus haute instance représentant d'une seule voix l'ensemble des ingénieurs légalement diplômés en Belgique.

 
Organigramme national (fédéral) des fédérations d'ingénieurs diplômés en Belgique depuis 2007

Le diplôme d'ingénieur industriel est défendu et promu par l'Union Francophone des Ingénieurs Industriels de Belgique (UFIIB) pour ceux qui sont formés en langue française et par la VIK pour ceux qui sont formés en langue néerlandaise.

Diplômes délivrésModifier

Les diplômes sont délivrés pour les finalités suivantes :

En BelgiqueModifier

En Belgique francophone, il y a 11 Hautes Ecoles (avec les fusions) qui organisent des études d'ingénieurs industriel : ECAM, HECh, HEH (anciennement ISIMs), HELdB, HELHa, HELMo Gramme, Henallux, HEPH Condorcet (anciennement ISIPH), HEPL (anciennement ISIL), HERS Arlon, ISIB. Trois Instituts d’Enseignements de Promotion Sociale organisent également ces formations : ISIPS, IEPSCF, ISL EPS.

Les Masters en Sciences de l'ingénieur industriel, en Sciences de l'ingénieur industriel en agronomie et les ingénieurs techniciens (1952-1976) francophones sont représentés par l'UFIIB (Union Francophone des Associations d'Ingénieurs Industriels de Belgique). Depuis 2010 les deux grandes fédérations francophones d'ingénieurs « Ing. » et « Ir » (CIF) siègent ensemble sur le campus de l'École Royale Militaire au centre de Bruxelles. Elles cohabitent activement au sein du CIBIC et partagent ce qui peut l'être, comme la promotion des métiers d'ingéniorat avec le site Internet « ingenieursbelges.be »[1] et leurs observatoires des emplois avec les enquêtes "salaires-satisfactions" (< FABI).

Au LuxembourgModifier

Au Grand-Duché du Luxembourg, les études d'Ingénieur industriel sont organisées par l'Université du Luxembourg (et anciennement par l'IST, Institut Supérieur de Technologie). La formation est tout à fait semblable à celles organisées par les établissements supérieurs belges et est plus orientée vers l'accès à la profession qu'à la recherche fondamentale. Le diplôme obtenu à l'Université du Luxembourg est directement et obligatoirement inscrit au registre des titres d'enseignement supérieur luxembourgeois. Tous les titres d'ingénieur sont protégés au Grand-Duché du Luxembourg, et par conséquent également celui d'Ingénieur industriel. L'université du Luxembourg ne poursuivra pas la formation d'Ingénieurs industriels, et délivrera ses derniers diplômes d'Ingénieur industriel en 2008/2009.

L'Association Luxembourgeoise des Ingénieurs Industriels (A.S.B.L.) déclare défendre la profession d'Ingénieur industriel. Voici l'article 5 de ses statuts : « L’association a pour objet de faire valoir le rôle, la responsabilité et la place de la profession de ses membres dans la société tout en appliquant le principe de la solidarité. L’association respecte la diversité des statuts professionnels de ses membres, leurs besoins et leurs aspirations. »

Au BurundiModifier

Au Burundi, le diplôme correspond à l'ancien système belge en 4 ans.

RéférencesModifier

  1. « Ingénieurs belges », sur ingenieursBelges.be

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jean C. Baudet, Les Ingénieurs belges, Éditions APPS, Bruxelles, 1986.

Liens externesModifier