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Ineos
logo de Ineos

Création 1998
Fondateurs Jim RatcliffeVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Jim Ratcliffe[1], PDG
Forme juridique Privé
Slogan The word for chemicals
Siège social Rolle
Drapeau de Suisse Suisse
Direction Jim RatcliffeVoir et modifier les données sur Wikidata
Président Jim RatcliffeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Industrie pétrolièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Produits chimiques, pétrochimiques, polymères
Filiales Ineos (d), Ineos (Norway) (d), Ineos (Switzerland) (d) et Ineos (Germany) (d)
Effectif 17 000 (2014)[réf. souhaitée]
Site web www.ineos.com

Chiffre d'affaires 80 milliards de dollars (2017)[réf. souhaitée]

Ineos est une compagnie privée du secteur de la chimie basée à Rolle dans le canton de Vaud en Suisse et ayant son siège à Lyndhurst au Royaume-Uni.

Sommaire

HistoriqueModifier

La société est née en 1998 à la suite d'un management buy-out de la part des salariés de l'ancienne usine de BP à Anvers. Ineos se développe par croissance externe en rachetant de nombreux sites de production, en profitant de la vague de restructurations dans l'industrie chimique et pétrochimique européenne à la fin des années 1990 et au début des années 2000. La plupart des filiales d'Ineos appartenaient autrefois à des compagnies telles Amoco, BASF, Degussa, BP (Innovene, incluant des actifs qui appartenaient auparavant à Solvay et avaient été rachetés par BP pour être intégrés dans cette branche Innovene), ICI, Dow Chemical, et UCB.

En 2005, Ineos a racheté Innovene, une filiale de BP spécialisée dans les dérivés pétroliers (utilisant comme matière première les produits issus des vapocraqueurs pour synthétiser des polymères notamment).

Le 1er juillet 2011, la compagnie pétrolière chinoise PetroChina et Ineos ont finalisé leur partenariat dans le négoce et le raffinage en Europe. L’accord se traduit par la constitution de deux filiales communes entre PetroChina et Ineos pour l’exploitation de la raffinerie de Grangemouth en Écosse et celle de Lavéra en France. L’investissement s’élève à 1 015 millions de dollars pour l’acquisition par PetroChina. L’accord-cadre de partenariat, conclu en , a depuis été soumis à l’approbation d’un certain nombre d’instances de régulation et sociales.

Les deux sites restent intégrés dans la production pétrochimique aval d'Ineos à la suite de la finalisation. La société tête de groupe de PetroChina, China National Petroleum Corporation (CNPC), et Ineos sont également en train de rédiger un contrat de coopération stratégique pour partager l'expertise et les technologies de raffinage et pétrochimiques de leurs entreprises respectives.

En juin 2014, Ineos annonce une coentreprise, Inovyn, avec Solvay sur le PVC et la filière chloro-vinyle. Solvay souhaite se désengager de cette coentreprise dans les trois ans suivant sa création[2].

En 2014, Ineos réalise un chiffre d'affaires de 54 milliards de dollars, dispose de 65 sites répartis dans 16 pays et employant 17 000 personnes[3].

En mai 2017, Dong Energy annonce la vente de ses activités pétrolifères à Ineos pour 1,3 milliard de dollars[4].

En novembre 2017, la société fait acquisition d'un des club de football historique suisse, le Football Club Lausanne-Sport. David Thompson, CEO de l'entreprise, devient président du club. Il annonce que l'objectif est de se qualifier en Coupe d'Europe dans les trois ou quatre années à venir. Cependant, malgré une 5e place à la trêve hivernale du Championnat de Suisse de football 2017-2018 et des renforts de renom apportés par la nouvelle direction, comme Enzo Zidane, le club se retrouve relégué en seconde division helvétique à l'issue de la saison. Pour la saison 2018-2019, l'objectif est la première place du championnat et la promotion en première division.

En novembre 2018, Ashland Global annonce la vente de ses activités centrés autour des matériaux composites à Ineos[5].

Le 19 mars 2019, l’entreprise rachète la célèbre équipe cycliste Sky, le changement de sponsor sera effectif le de la même année.

Non-respect des normes européennesModifier

Le 21 mai 2019, la fédération allemande pour l'environnement et la protection de la nature (Bund) révèle en utilisant les données fournies par l'agence fédérale de l'environnement allemande comme par l'Agence européenne des produits chimiques que 654 entreprises opérant en Europe ne respectent pas, entre 2014 et 2019, le protocole européen d'enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques, censé protéger la santé et l'environnement des Européens. Ces entreprises, dont INEOS fait partie, emploient massivement des substances de synthèse interdites et potentiellement dangereuses[6],[7],[8].

Notes et référencesModifier

  1. Pour 2011, le magazine Bilan le classe au 7e rang des fortunes en Suisse.
  2. « Solvay entérine son projet de coentreprise avec Ineos pour créer Inovyn », La Tribune, 26 juin 2014
  3. (en) Ineos Company
  4. DONG Energy to sell oil, gas business to Ineos for $1.3 billion, Reuters, 24 mai 2017
  5. « Ashland Global to sell composites business for $1.1 billion », sur Reuters,
  6. Stéphane Mandard, « Au moins 654 entreprises ne respectent pas la réglementation sur les substances chimiques », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mai 2019)
  7. (en-US) Jack HUNTER, « Named: major brands ‘breaking EU chemical safety law’ », sur EEB - The European Environmental Bureau (consulté le 21 mai 2019)
  8. (en) Elke Örtl, REACH Compliance: Data availability in REACH registrations Part 2: Evaluation of data waiving and adaptations for chemicals ≥ 1000 tpa, Umweltbundesamt, (lire en ligne)

Liens externesModifier