Immigration au Canada

Immigration au Canada 2000-2019 par an
  • OECD International Migration Database[1]

L'immigration au Canada représente une des immigrations les plus fortes au monde, tant en valeur absolu que par rapport au nombre d'habitants. C'est en effet la deuxième destination d'immigration au monde en valeur absolu derrière les États-Unis. 341 000 personnes ont obtenu la résidence permanente en 2019, ce qui représente plus de 1 % de la population.

Chaque année, environ 150 000 immigrants deviennent des citoyens canadiens[2]. Le Canada est aussi un des pays avec le plus haut nombre de réfugiés (venant principalement d'Haïti, d'Amérique latine, d'Afrique et des pays du Moyen-Orient).

Le Canada présente le taux d'immigration le plus élevé des pays du G7 avec pour objectif d'accroitre la main d’œuvre disponible. Les autorités prévoient que les habitants originaires d'un pays étranger représenteront 30 % de la population canadienne en 2030. Les candidats à l'immigration doivent cependant prouver détenir des compétences professionnelles spécifiques faisant défaut au niveau local, ou être en mesure de créer des entreprises au Canada. En raison de cette politique, 36 % des médecins, 41 % des ingénieurs et un chef d'entreprise sur trois au Canada sont issus de l'immigration (statistiques de 2023). Cette politique migratoire présente l'inconvénient de priver les pays pauvres de leur personnel qualifié et ainsi de ralentir leur développement[3]

HistoireModifier

 
Cartes montrant la population du Canada en 1851, 1871, 1901 et 1921 par régions.
 
Come to Stay, une affiche imprimée en 1880.
 
Jean Suey Zee Lee, première sino-canadienne à servir dans l'Aviation royale du Canada, a obtenu la nationalité canadienne en 1947.

À la suite de l'invasion anglaise de 1760, l'immigration canadienne se transforme d'une immigration de colonisation et d'exploration en une immigration économique. Les premiers à bénéficier de cette politique sont les loyalistes américains, chassés de leur terres plus au sud. Au XIXe siècle, l'immigration était encouragée par Londres qui faisait venir beaucoup de colons britanniques dans le Haut-Canada, la Nouvelle-Écosse et les Cantons de l'Est. À cette époque, le Canada attire notamment beaucoup d'Irlandais qui fuyaient la famine dans leur pays.

Au Québec, Henri Bourassa et Armand Lavergne, deux députés libéraux de tendance nationaliste, s’insurgent à la Chambre des communes. En 1907, ils accusent ouvertement le gouvernement fédéral de tenter d’assimiler les Canadiens français. Depuis cette période, le gouvernement du Québec a obtenu le droit en 1978 d'établir sa propre politique en matière d'immigration. Aujourd'hui, il favorise à son tour les immigrants en fonction de leur langue ou de leur pays d’origine.

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle marquent l'expansion vers l'Ouest : Ottawa recrute des colons ukrainiens, allemands et italiens pour coloniser les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique. À partir de 1869, le Canada met en place ses premières lois pour règlementer l'immigration. L'acte d'immigration de 1869, établi par le premier ministre John A. Macdonald vise essentiellement à assurer la sécurité des arrivants et leur départ vers l'Ouest. Les besoins en main-d'œuvre sont importants, autant dans les mines que sur les chantiers ou dans l'industrie. Les entreprises ont recours à des courtiers en emploi, les padroni, pour recruter des candidats à l'immigration d'origine italienne. En 1904-1905, la Commission royale sur l'immigration italienne présidée par le juge John Winchester enquête sur ces padroni. La commission démontra que ces intermédiaires surfacturaient leurs services aux migrants, et le Chemin de fer Canadien Pacifique congédia son principal padrone, sans pour autant faire cesser cette pratique[4].

Dès la fin du XIXème siècle, le Canada ne considère toutefois plus tous les immigrants sur un pied d'égalité. Les asiatiques sont les premiers à être considérés comme indésirables, et en particulier les Chinois. Ceux ci sont trop nombreux à rejoindre le chantier du Chemin de fer Canadien pacifique au goût des syndicalistes blancs de Colombie britannique. La première loi de l'immigration chinoise de 1885 impose à chaque immigrant chinois un droit d'entrée de 10 dollars, droit qui ne cesse d'augmenter pour atteindre 500 dollars en 1903[5]. Par la suite, l'immigration chinoise, y compris en provenance de Hongkong, est interdite avec la loi de l'immigration chinoise de 1923. La loi de 1906 marque aussi un tournant pour les immigrés en provenance des pays d'Europe du Sud et des Balkans. L'acte de l'immigration de 1906 est élaboré sous la pression des syndicats des villes de la Côte Est qui craignent une diminution du salaire journalier suite à l'afflux d'étrangers. Rédigée sous la direction du ministre de l'intérieur Frank Oliver, elle autorise la déportation des candidats jugés indésirables[6].

En 1913, le Canada établit un nouveau record. En effet, 400 870 immigrants arrivèrent cette année-là, un chiffre jamais égalé dans l’histoire du pays[7]. Il faut cependant noter que cette forte immigration au Canada a été accompagnée et contrebalancée par une forte émigration vers les États-Unis. Pour beaucoup d'immigrés débarquant au Canada, le pays jouait le rôle d'une porte d'entrée vers un pays à la croissance économique bien plus grande. Cet attrait pour les États-Unis a également touché les Canadiens. Ainsi, rien que pour les Canadiens-français, on estime que quasiment un million de ces derniers ont émigré vers les États-Unis, principalement les grands centres manufacturiers, de 1840 à 1930[8].

Au XXe siècle, des Polonais, des Chinois, des Juifs, des Grecs arrivent à Montréal, à Toronto et à Vancouver. Une bonne partie de la Colombie-Britannique est ainsi sinophone. Dès la deuxième moitié du XXe siècle, la plupart des immigrants viennent de l'Asie et récemment, de l'Afrique et du Moyen-Orient.

Politique d'immigrationModifier

L'application de la politique et des lois sur l'immigration est assurée par Citoyenneté et Immigration Canada, un des ministères du gouvernement du Canada. Le ministère[9] :

  • effectue les vérifications requises et approuve l’admission des immigrants, des étudiants étrangers, des visiteurs et des travailleurs temporaires désirant obtenir un titre de séjour ;
  • réinstalle les réfugiés, les protège et leur offre l’asile ;
  • aide les nouveaux arrivants à s’adapter à la société (économique et politique) canadienne et à acquérir la citoyenneté ;
  • gère l’accès au Canada de manière à protéger la sécurité et la santé de ses habitants, de même que préserver l’intégrité des lois canadiennes.

Le CIC propose plusieurs programmes aux candidats étrangers à l'immigration au Canada[10] :

  • travailleurs qualifiés sélectionnés par le Québec : pour les personnes sélectionnées par le gouvernement du Québec afin de s’établir dans la province et d’y travailler ;
  • travailleurs qualifiés et professionnels : pour les individus qui veulent s’établir et travailler au Canada, hors du Québec ;
  • catégorie de l’expérience canadienne : pour les personnes qui ont acquis une expérience de travail récente au Canada ou qui ont gradué et récemment travaillé au Canada ;
  • investisseurs, entrepreneurs et travailleurs autonomes : pour les immigrants qui veulent lancer une entreprise au Canada ;
  • candidats des provinces : une des provinces ou un des territoires du Canada peut nommer des candidats pour s'établir et travailler dans cette province ou ce territoire ;
  • parrainage : un résident permanent ou un citoyen canadien peut parrainer certains membres de sa famille à immigrer à certaines conditions.

Le candidat à l'immigration obtient le statut de résident permanent à l'issue de sa procédure d'immigration. Ce statut lui permet de vivre, d'étudier et de travailler partout sur le territoire canadien et de bénéficier de la plupart des avantages sociaux auxquels les citoyens canadiens ont droit, notamment à l’assurance-maladie. Le statut de résident permanent n'est cependant pas celui de citoyen et n'aboutit pas toujours à l'obtention de la citoyenneté. Ce dernier permet uniquement d'en déposer la demande.

Ainsi, si Canada reste l’une des principales destinations pour l'immigration le monde, il faut également noter que cette immigration est rigoureusement sélectionnée : les résidents permanents sont en moyenne davantage diplômés et qualifiés que ceux acceptés aux États-Unis ou en Europe[11].

Système Entrée expressModifier

Entrée express a remplacé le système initial de vérification des immigrés par le principe « celui qui arrivera premier recevra premier ». Entrée express utilise le système de points appelé Système de classement global (SCG) pour classer automatiquement les candidats intéressés et sélectionner les candidats les plus compétitifs pour l’immigration[12]. Les principaux facteurs considérés sont l’âge, le niveau de scolarité, la maîtrise de l’anglais et/ou du français et l’expérience de travail au Canada. Le candidat idéal est de 20 à 29 ans avec le niveau de scolarité élevé et bonne maîtrise de l’anglais ou du français[13].

Le tirage Entrée express a lieu environ toutes les deux semaines. Le gouvernement fédéral fixe un score minimum en utilisant le Système de classement global. Tous les candidats qui obtiennent un score supérieur au score minimum reçoivent une invitation officielle à présenter une demande de résidence permanente[14].

Si plusieurs candidats ont le même score du SCG, le système trie les demandes par la date et l’heure auxquelles le profil du candidat a été soumis au système[15]. Dans de rares cas, le gouvernement peut limiter les tirages pour certains programmes d’immigration Entrée express.

Le gouvernement du Canada établit un quota annuel d’immigrés qui viennent au pays à l’aide du système Entrée express. En 2022 le but sera de 91150 personnes[16].

Le score du SCG le plus faible pour recevoir une invitation était de 199 points en mai 2017[17]. En 2020 le score du SCG le plus faible pour les demandeurs était de 415 points sur 1200. La même année les candidats d’Entrée express ont reçu 107 350 invitations[18].

Candidats à l'immigration à destination de la province du QuébecModifier

En vertu de l’Accord Québec-Canada, la province du Québec sélectionne elle-même ses immigrants en fonction de critères qui lui sont propres. Dans le cadre du programme des travailleurs qualifiés, une grille de points[19] reposant sur la formation, l'expérience professionnelle, l'âge, la connaissance du français et de l'anglais, etc., permet d'évaluer l'admissibilité du candidat. Si celui-ci est sélectionné, un Certificat de Sélection du Québec (CSQ) lui est accordé. À l'aide de ce CSQ, le candidat peut poursuivre sa procédure d'immigration au niveau fédéral. À l'issue d'un contrôle médical et d'une enquête de sécurité, le statut de résident permanent lui est accordé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Bien que sélectionné par le Québec, ce statut lui permet de vivre et de travailler partout au Canada.

La province du Québec administre ses propres programmes d’immigration qui comportent des critères de sélection qui diffèrent de ceux des programmes fédéraux.Présentement, les personnes qui désirent s’établir au Québec peuvent déposer une demande dans l’une des catégories suivantes[20] :

  • programme des travailleurs qualifiés du Québec ;
  • immigration des Gens d’affaires ;
  • programme d’expérience québécoise.

Intégration économique des immigrantsModifier

Immigrer dans un nouveau pays peut comporter plusieurs difficultés notamment sur le plan économique. Plusieurs immigrants parviennent à s’intégrer sur le marché du travail du pays d’accueil, soit le Canada, alors que, pour d’autres, ce processus est laborieux.

Quelques causes peuvent influencer négativement l’accès à un emploi pour les immigrants. La barrière linguistique est l’une d’elles. Selon plusieurs études, ne pas parler ou parler que brièvement la langue officielle du pays d’accueil limite les chances d’obtenir un emploi[21]. La barrière linguistique représente aussi, dans certains cas, une source de discrimination envers les immigrants. Selon un sondage réalisé auprès de compagnies diverses, certaines mentionnent préférer engager un individu n’ayant pas d’accent lorsque ce dernier s’exprime en français ou en anglais, soit les deux langues officielles du Canada[22]. La barrière linguistique n’est pas la seule source de discrimination possible. La couleur de la peau, les coutumes ainsi que les religions peuvent être des facteurs diminuant la possibilité d’accéder à un emploi pour les immigrants. Quelques chercheurs ont démontré que certains employeurs priorisent les personnes d’origine canadienne plutôt que les personnes faisant partie de d’autres nationalités afin de combler un poste dans leur entreprise[23].

La non-reconnaissance des diplômes acquis à l’étranger constitue un facteur pouvant influencer le processus d’intégration économique des immigrants. Les systèmes scolaires des pays sont différents, et donc, selon plusieurs études, il est difficile d’évaluer l’équivalence des diplômes[24]. Dans plusieurs cas, l’expérience de travail acquis dans le pays d’origine n’est pas prise en compte dans le pays d’accueil. Ceci constitue une cause des difficultés reliées à l’insertion socio-professionnelle puisque, comme le démontre une étude, certains employeurs sont réticents à engager des immigrants en raison de leur manque d’expérience sur le marché du travail canadien[25].

Les difficultés d’insertion sur le marché du travail canadien entraînent quelques conséquences. Les immigrants ne trouvant pas un emploi dans leur pays d’accueil décident, dans certains cas, de quitter ce pays afin d’obtenir plus d’opportunité au niveau professionnel ailleurs[26]. Parmi les gens qui ont quitté le Canada, plusieurs affirment dans un sondage qu’ils se sont senti exclus et ressentent qu’ils ont été mal accueillis par le pays d’accueil[27].

Les immigrants ayant parvenus à s’insérer sur le marché du travail canadien ont parfois des conditions plus désavantageuses que les natifs. Le taux de chômage des immigrants est plus élevé que celui des Canadiens d’origine. En 2014, au Québec, le taux de chômage des immigrants se situe à 11,1 % alors que celui des natifs est de 7,1 %[28]. Quelques études ont aussi affirmé que le salaire des immigrants est, dans certains cas, plus bas que celui des natifs pour le même emploi. Cette différence de salaire a un impact sur les conditions de vie des immigrants puisqu’ils possèdent moins de capitaux pour subvenir aux besoins de leur famille[29].

Données statistiques sur l’immigrationModifier

Résidents permanents par catégorie admis au Canada en 2010 :

Catégorie
Immigrants économiques 186 913
Regroupement familial (parrainage) 60 220
Réfugiés 24 696
Autres immigrants 8 845
Catégorie non déclarée 7
Total 280 681

Résidents permanents par province ou territoire admis au Canada en 2010 :

Province ou territoire
Ontario 118 113
Québec 53 982
Colombie-Britannique 44 184
Alberta 32 643
Manitoba 15 808
Saskatchewan 7 615
Île-du-Prince-Édouard 2 581
Nouvelle-Écosse 2 408
Nouveau-Brunswick 2 125
Terre-Neuve-et-Labrador 714
Yukon 350
Territoires du Nord-Ouest 137
Nunavut 19
Province/territoire non déclarés 2
Total 280 681

Résidents permanents admis au Canada selon la nationalitéModifier

2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Total 259.023 260.404 271.847 296.380 286.480 321.120 341.180 184.585 405.795
  Inde 33.087 38.341 39.530 39.790 51.590 69.975 85.585 42.865 127.885
  Chine 34.130 24.640 19.533 26.855 30.250 29.715 30.260 16.525 30.990
  Philippines 29.545 40.035 50.846 41.810 40.865 35.045 27.815 10.975 18.010
  Nigeria 4.172 4.161 4.133 4.425 5.445 10.920 12.595 6.360 15.585
  France 5.623 4.717 5.807 6.350 6.625 6.175 4.960 4.605 12.685
  États-Unis 8.501 8.496 7.522 8.410 9.140 10.925 10.800 6.380 11.940
  Brésil 1.712 1.916 1.750 1.725 2.760 3.950 5.290 3.695 11.425
  Iran 11.291 16.781 11.669 6.485 4.730 5.510 6.055 3.810 11.300
  Afghanistan 2.003 1.489 2.587 2.635 3.455 3.560 3.900 1.660 8.560
  Pakistan 12.603 9.128 11.330 11.335 7.655 9.485 10.790 6.230 8.460
  Corée du Sud 4.509 4.463 4.091 4.010 3.980 4.805 6.110 3.285 8.240
  Royaume-Uni 5.827 5.764 5.451 5.810 5.310 5.670 5.635 3.410 6.555
  Viêt Nam 2.112 2.495 2.591 2.445 2.505 3.050 4.220 2.610 5.755
  Syrie 1.008 2.051 9.853 34.925 12.060 12.045 10.120 4.880 5.585
  Érythrée 1.719 1.974 2.171 4.630 4.690 5.690 7.025 2.640 5.365
  Mexique 3.995 4.477 3.231 3.400 3.135 3.315 3.460 2.430 5.145
  Turquie 875 920 1.110 2.080 2.830 2.120 4.620
  Colombie 3.631 2.860 2.181 2.440 2.235 2.270 2.275 1.520 4.050
  Jamaïque 2.479 3.054 3.426 3.560 3.830 3.875 3.970 2.030 4.030
  Égypte 4.165 3.159 3.763 3.090 2.865 3.515 3.655 1.905 3.220
  Ukraine 2.487 2.537 2.378 3.365 3.310 3.135 2.990 1.675 3.190
  Algérie 4.325 3.653 2.835 2.820 2.635 3.220 3.705 2.720 3.075
  Bangladesh 3.792 2.233 3.304 3.230 3.190 3.200 3.395 1.620 2.995
  Maroc 3.276 2.491 2.736 2.115 2.265 2.780 3.020 2.980 2.945
  Haïti 4.152 3.315 2.727 2.920 2.345 2.100 1.460 990 2.865
  Irak 4.918 3.897 3.980 2.410 4.740 5.330 4.445 1.950 2.690
  Irlande 1.015 1.977 2.081 2.220 1.975 1.785 1.620 1.030 2.685
  Tunisie 1.624 1.472 1.283 1.310 1.430 1.935 1.980 1.435 2.640
  Venezuela 930 1.020 1.010 1.525 1.580 1.055 2.625
  Cameroun 2.438 2.107 2.034 2.110 2.285 2.275 2.950 1.595 2.560
  Hong Kong 630 1.210 1.360 1.530 1.540 1.045 2.295
  Éthiopie 1.608 1.339 1.365 1.940 1.910 2.030 2.470 1.100 2.145
  Australie 1.120 1.295 1.414 1.695 1.865 2.190 2.140 1.180 2.080
  Somalie 2.030 1.491 1.157 1.310 1.390 2.140 3.275 1.010 2.075
  Sri Lanka 2.394 2.606 1.795 1.545 2.150 2.165 2.235 1.340 2.025
  Russie 2.462 1.772 2.147 2.430 2.290 2.145 2.260 1.385 2.005
  Liban 2.175 2.224 2.135 1.935 1.365 1.500 1.965 1.280 1.830
  République démocratique du Congo 2.050 1.749 1.715 2.550 2.355 2.385 2.290 865 1.820
  Soudan 425 715 1.250 845 1.745
  Italie 830 980 1.060 1.180 1.410 760 1.720
  Afrique du Sud 960 1.075 1.555 1.820 1.790 1.125 1.615
  Allemagne 1.216 1.273 1.248 1.210 1.145 1.280 1.520 785 1.445
  Japon 995 1.035 1.090 1.040 1.115 615 1.405
  Yémen 210 160 250 550 665 590 1.380
  Burundi 945 635 805 1.090 1.560 805 1.265
  Taïwan 795 955 1.015 575 1.250
Apatrides 935 895 1.010 525 1.110
  Côte d'Ivoire 1.170 1.521 1.361 1.765 1.405 1.470 1.850 1.195 1.110
  Israël 1.945 1.899 2.132 2.400 1.870 1.795 1.315 755 1.105
  Ghana 685 895 1.025 545 1.055
  Népal 1.308 1.219 1.500 750 1.110 1.400 1.410 565 1.020

Source  : Statistiques du gouvernement Canadien https://ouvert.canada.ca/data/fr/dataset/f7e5498e-0ad8-4417-85c9-9b8aff9b9eda?_ga=2.65242605.290504232.1526039597-1618667067.1508951852 Dernière modification le . Les ressortissants des pays comptant moins de 1000 nouveaux résidents permanents par an ne sont pas repris dans ce tableau.

Population du Canada par pays de naissanceModifier

2011 2016
Total 32.852.325 34.460.060
  Canada 25.635.025 26.240.515
Extérieur du   Canada 7.217.295 8.219.550
Total Asie 3.239.015 3.948.640
Total Europe 2.226.100 2.229.440
Total Amérique (Hors Canada) 1.165.465 1.281.145
Total Afrique 522.970 689.630
Total Océanie 63.630 70.570
  Chine 585.555 752.650
  Inde 572.435 728.160
  Philippines 502.295 626.090
  Royaume-Uni 559.455 528.245
  États-Unis 316.165 338.220
  Italie 260.250 242.255
  Hong Kong 209.775 215.550
  Pakistan 161.380 210.090
  Viêt Nam 168.420 175.760
  Allemagne 171.870 168.010
  Iran 125.825 160.680
  Corée du Sud 132.940 149.615
  Pologne 154.395 149.390
  Jamaïque 129.125 144.220
  Portugal 140.310 143.160
  France 112.575 138.645
  Sri Lanka 135.400 134.750
  Haïti 86.075 97.140
  Mexique 86.175 95.410
  Liban 83.375 92.000
  Roumanie 83.860 91.560
  Pays-Bas 100.935 91.510
  Guyana 88.920 88.570
  Russie 75.350 82.555
  Ukraine 67.335 77.470
  Colombie 64.935 74.595
  Maroc 58.830 72.905
  Irak 50.980 70.515
  Taïwan 69.550 68.385
  Égypte 51.520 67.195
  Algérie 52.535 67.045
  Trinité-et-Tobago 68.790 66.330
  Grèce 67.245 65.225
  Bangladesh 47.180 61.675
  Syrie 22.725 56.055
  Afghanistan 42.120 53.850
  Nigeria 31.720 52.380
  Salvador 44.800 49.260
  Afrique du Sud 43.465 48.015
  Croatie 40.475 41.650
  Brésil 27.030 40.445
  Hongrie 40.935 38.840
  Japon 33.330 37.365
  Bosnie-Herzégovine 36.460 36.635
  Serbie 33.030 34.325
  Éthiopie 25.430 34.295
  Irlande 30.890 34.090
  Pérou 27.725 31.315
  Australie 25.365 30.895
  Israël 25.145 30.265
  Turquie 27.145 29.335
  Arabie saoudite 23.155 29.330
  Kenya 25.720 28.840
  Chili 26.795 28.570
  Somalie 22.800 28.190
  République démocratique du Congo 19.890 27.800
  Malaisie 23.710 25.690
  Fidji 24.925 25.155
  Ghana 21.985 24.660
  Venezuela 18.175 24.365
  Cambodge 24.275 23.830
  Émirats arabes unis 15.345 23.220
  République tchèque 21.310 21.980
  Suisse 20.790 21.960
  Belgique 21.290 21.365
  Tanzanie 19.905 21.260
  Argentine 19.665 20.740
  Cameroun 9.090 20.665
  Tunisie 12.065 19.720
  Bulgarie 17.820 19.045
  Cuba 13.935 18.900
  Guatemala 16.170 18.725
  Moldavie 12.840 18.280
  Thaïlande 14.985 17.830
  Maurice 13.615 16.935
  Autriche 17.685 16.615
  Koweït 13.495 16.260
  Albanie 14.055 16.235
  Équateur 14.360 16.045
  Indonésie 14.870 15.965
  Érythrée 8.170 15.745
  Slovaquie 13.485 15.385
  Népal 9.050 15.220
  Barbade 15.855 15.080
  Laos 14.540 14.625
  Jordanie 10.170 14.260
  Saint-Vincent-et-les-Grenadines 12.865 13.930
  Ouganda 12.145 13.710
  Espagne 10.080 13.580
  Singapour 12.190 13.375
  Danemark 15.405 13.335
  Kazakhstan 9.600 13.325
  Côte d'Ivoire 6.380 12.850
  Nouvelle-Zélande 11.905 12.470
  République dominicaine 9.035 11.880
  Zimbabwe 10.240 11.670
  Biélorussie 10.735 11.520
  Soudan 14.020 11.130
  Grenade 10.615 10.505
  Macédoine 9.730 10.490
  Nicaragua 9.140 10.265
  Finlande 10.100 10.060
  Burundi 6.880 9.155
  Libye 5.845 8.955
  Sénégal 5.690 8.860
  Palestine 7.755 8.675
  Honduras 6.525 8.570
  Birmanie 8.255 8.375
  Slovénie 8.470 8.375
  Paraguay 7.690 8.130
  Kosovo 6.665 7.980
  Suède 7.475 7.705
  Malte 7.515 7.605
  Sainte-Lucie 5.455 6.805
  Uruguay 6.895 6.780
  Ouzbékistan 4.945 6.620
  Rwanda 5.415 6.480
  Lettonie 6.580 6.195
  Macao 5.670 5.985
  Guinée 4.230 5.720
  Soudan du Sud 5.650
  Bolivie 5.220 5.605
  Lituanie 5.530 5.315

Note : Les pays de naissance de moins de 5000 individus ne sont pas repris dans ce tableau.

Source : Enquête nationale de 2011 publiée par les « statistiques Canada » lien : http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/dp-pd/dt-td/Rp-fra.cfm?LANG=F&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=A&FREE=0&GC=0&GID=0&GK=0&GRP=1&PID=105411&PRID=0&PTYPE=105277&S=0&SHOWALL=0&SUB=0&Temporal=2013&THEME=95&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF= http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/dp-pd/dt-td/Rp-fra.cfm?LANG=F&APATH=3&DETAIL=0&DIM=0&FL=L&FREE=0&GC=0&GID=0&GK=0&GRP=1&PID=110525&PRID=10&PTYPE=109445&S=0&SHOWALL=0&SUB=0&Temporal=2017&THEME=120&VID=0&VNAMEE=&VNAMEF=

Acquisition de la nationalité Canadienne par pays d'origineModifier

2014 2015 2016 2019
Total 262.643 252.187 147.791 250.498
  Philippines 27.988 31.954 23.890 33.922
  Inde 26.558 28.167 16.615 31.337
  Iran 9.421 8.994 3.926 14.041
  Chine 21.657 20.088 10.797 13.456
  Pakistan 9.082 8.676 5.777 11.187
  Syrie 1.084 1.252 657 6.434
  États-Unis 7.361 6.666 4.495 5.623
  France 5.728 4.548 2.208 5.502
  Irak 4.625 5.202 2.985 5.056
  Nigeria 3.020 4.235 2.158 5.021
  Royaume-Uni 7.334 6.261 4.169 4.844
  Algérie 7.279 5.695 2.467 4.245
  Égypte 3.526 4.762 2.394 4.109
  Mexique 3.602 3.495 2.112 3.770
  Bangladesh 4.320 3.563 1.731 3.602
Autres pays 118.195 108.179 61.016 98.349

Source : Perspectives migrations internationales 2022 : https://www.oecd-ilibrary.org/sites/30fe16d2-en/1/4/1/index.html?itemId=/content/publication/30fe16d2-en&_csp_=97175d429ae5e4e04cd3cccbbfc84945&itemIGO=oecd&itemContentType=book

Œuvres de fictionModifier

  • Murdoch sans frontières : dans le 4e épisode de la 12e saison de la série télévisée canadienne les Enquêtes de Murdoch, l'inspecteur enquête sur le meurtre d'un juge à l'immigration sur fond tensions syndicales dans le secteur du bâtiment. Les ouvriers syndiqués accusent les entrepreneurs de dumping social en favorisant l'arrivée de migrants au Canada.
  • Concubine's Children (en) : un roman historique de Denise Chong (ancienne conseillère de Pierre Trudeau et écrivaine canadienne d'origine chinoise) raconte l'histoire d'une famille obligée de quitter la Chine[30].

Notes et référencesModifier

  1. « International Migration Database », sur stats.oecd.org (consulté le )
  2. Réfugiés et Citoyenneté Canada Immigration, « Rapport annuel au Parlement sur l’immigration, 2020 », sur www.canada.ca, (consulté le )
  3. « Le Canada accueille un nombre record d’immigrés », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Commission royale sur l’immigration italienne, 1904-1905 | Pier 21 », sur quai21.ca (consulté le )
  5. « Acte de l’Immigration Chinoise, 1885 | Pier 21 », sur quai21.ca (consulté le )
  6. « Acte de l’immigration, 1906 | Pier 21 », sur quai21.ca (consulté le )
  7. http://grandquebec.com/histoire/acte-immigration/
  8. http://grandquebec.com/histoire/migration-etats-unis/
  9. Citoyenneté et Immigration Canada, http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/faisons.asp
  10. Citoyenneté et Immigration Canada, http://www.cic.gc.ca/francais/immigrer/index.asp
  11. Paul May, « Le Canada : pays de « l’immigration choisie » ? », Hommes et Migrations, no 1336,‎ , p. 196–203 (lire en ligne, consulté le )
  12. « Comment fonctionne Entrée express », sur canada.ca (consulté le )
  13. « Critères du Système de classement global (SCG) – Entrée express », sur canada.ca (consulté le )
  14. « Express Entry Rounds of Invitations 2021 », sur immiboards.com (consulté le )
  15. « The Express Entry Program », sur greatnorthvisa.com (consulté le )
  16. « Plan des niveaux d’immigration 2020-2022 », sur publicsafety.gc.ca (consulté le )
  17. « May 31 Express Entry Draw: Lowest Ever Points Requirement for FSW and CEC Candidates », sur cicnews.com (consulté le )
  18. « 2020: A record-breaking year for Express Entry », sur cicnews.com (consulté le )
  19. [PDF]« Grille synthèse des facteurs et critères applicable à la sélection des travailleurs qualifiés », sur www.immigration-quebec.gouv.qc.ca
  20. « Immigration au Québec – Aperçu », sur immigration.ca
  21. DIOH, Marie-Laure et Michel RACINE. « Insertion professionnelle des immigrants qualifiés en technologies de l’information à Québec : À l’encontre des mythes, témoignages d’immigrants », dans Relations industrielles, vol 72, no 4, 2017, p. 763-784, https://erudit-saintjerome.proxy.collecto.ca/fr/revues/ri/2017-v72-n4-ri03400/1043175ar/, page consultée le 22 février 2021.
  22. SIMONSEN, Christiana. Méthodes de recherche d’emploi, formelles et informelles, et accès à des emplois qualifiés des immigrants brésiliens à Montréal, Mémoire (Relations industrielles), Montréal, Université de Montréal, École de relations industrielles, Faculté des arts et des sciences, 2017, 131 p., https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/19395/Simonsen_Christiana_memoire_2016.pdf?sequence=2&isAllowed=y, page consultée le 25 février 2021.
  23. GIRARD, Magali, Michael SMITH et Jean RENAUD. « Intégration économique des nouveaux immigrants: adéquation entre l’emploi occupé avant l’arrivée au Québec et les emplois occupés depuis l’immigration », Dans The Canadian Journal of Sociology / Cahiers canadiens de sociologie, volume. 33, numéro 4, 2008, p. 791‑814, https://www.jstor.org/stable/canajsocicahican.33.4.791?seq=1#metadata_info_tab_contents, page consultée le 25 février 2021.
  24. DIOH, Marie-Laure et Michel RACINE. Op. Cit.
  25. SIMONSEN, Christiana. Op. Cit.
  26. GALARNEAU, Diane, et René MORISSETTE. « Scolarité des immigrants et compétences professionnelles requises », dans Statistique Canada, Décembre 2008, 16p., https://www.researchgate.net/profile/Rene-Morissette/publication/266449870_Scolarite_des_immigrants_et_competences_professionnelles_requises/links/54f3a5510cf2f9e34f07e6ce/Scolarite-des-immigrants-et-competences-professionnelles-requises.pdf, page consultée le 26 février 2021.
  27. BOUDARBAT, Brahim, et Maude BOULET. « Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail », CIRANO Project Reports, 99 p., 1 janvier 2010, https://www.researchgate.net/profile/Maude-Boulet/publication/46475659_Immigration_au_QuACbec_Politiques_et_intACgration_au_marchAC_du_travail/links/57364f4a08ae298602e0a3c8/Immigration-au-QuACbec-Politiques-et-intACgration-au-marchAC-du-travail.pdf, page consultée le 26 février 2021.
  28. BASTIEN, Nicolas. Les déterminants de l’accès à un premier emploi qualifié chez les immigrants récents au Canada : analyse de l’impact des caractéristiques pré-migratoires et post-migratoires des immigrants., Mémoire de maîtrise (Démographie), Québec, Université du Québec, Institut national de la recherche scientifique, 2011, 77 p., http://espace.inrs.ca/id/eprint/18/1/Bastien_Nicolas_MA_2011.pdf, page consultée le 25 février 2021.
  29. BASTIEN, Nicolas. Op. Cit.
  30. Chong, Denise., The concubine's children, Penguin Books, (ISBN 0-14-025427-7 et 9780140254273, OCLC 34505367, lire en ligne)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier