Im Kwon-taek

cinéaste
Im Kwon-taek
Description de l'image Marie Claire Korea 임권택과 10인의 감독들 임권택.png.
Naissance (84 ans)
Jangseong (Corée)
Nationalité Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Films notables Mandala,
La Mère porteuse,
La Chanteuse de pansori,
Le Chant de la fidèle Chunhyang,
Ivre de femmes et de peinture

Im Kwon-taek (임권택) est un réalisateur et scénariste de cinéma coréen né à Jangseong en Corée le . Principal représentant des films coréens de style classique, il a cent films à son actif. Il a remporté tous les prix existant en Corée du Sud. Son film La Chanteuse de pansori (서편제, Seopyeonje) a remporté à ce jour à lui seul 27 prix coréens et 3 prix internationaux.

BiographieModifier

FormationModifier

Il grandit à Gwangju et passe une partie de son enfance dans la rue après la guerre de Corée, puis part à Busan pour chercher du travail. Après quelques petits boulots, il se rend à Séoul en 1956 et travaille dans une usine de recyclage de bottes de l'armée américaine qui décide de se reconvertir dans l'industrie du cinéma. Im Kwon-Taek devient coursier et le réalisateur Chung Chang-hwa lui propose ensuite un poste d'assistant de production. Il gravit rapidement les échelons et travaille comme assistant réalisateur avant de devenir lui-même réalisateur.

CarrièreModifier

Il réalise son premier long métrage : Adieu fleuve Duman en 1962, et enchaîne ensuite plus de 50 films de série B jusqu'à la fin des années 1970 à partir desquelles il change de registre en proposant des films plus sérieux comme L'Arbre généalogique en 1979.

Il est depuis son film Mandala (1981) considéré comme l'un des plus grands réalisateurs coréens; Pierre Rissient déclare à son sujet : « En 1977, je passe par Séoul, mais je n'arrive pas à voir de film d'Im Kwon-taek. Sur place, on me dit que c'est un tâcheron, que son œuvre n'a aucun intérêt. Cinq ans plus tard, grâce à l'attaché audiovisuel français, je vois enfin Mandala, que je trouve très intéressant : le voyage physique et initiatique de deux moines bouddhistes. Un cinéaste capable d'un tel film n'a pas pu réaliser que des navets ! »[1].

Son succès international n'a fait que s'amplifier avec la Chanteuse de pansori (premier de ses films à sortir en France en 1995) suivi du Chant de la fidèle Chunhyang (2000). Sa consécration en Occident est sans aucun doute son prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour son film Ivre de femmes et de peinture (2002).

HommagesModifier

Im Kwon-Taek (médaillé par l'UNESCO pour son œuvre) est aujourd'hui considéré comme l'ambassadeur du cinéma coréen dans le monde.

Une rétrospective de 25 films lui est consacrée au Festival des trois continents de Nantes en 2015[2] puis une autre à la Cinémathèque française durant l'hiver 2015-2016 où sont présentés 74 de ses films[3].

Dans ces rétrospectives ont été projetés les films :

  • 1962 : Adieu fleuve Duman
  • 1966 : Ok I Makes a Judge Cry (Miss Ok and the Divided Court / 법창을 울린 옥이 / Beobchangeul ullin oki)[4]
  • 1969 : L'aigle du désert (Eagle of the Plains / 야의 독수리 / Hwangyaui doksori )[5]
  • 1970 : L'épée sous la lune (Swords Under the Moon / 월하의 검 / Wolhaui geom) [6]
  • 1971 : A bout in 30 years (The 30-Year Showdown / 30년만의 대결 / 30 nyeonmanui daegyeol)[7]
  • 1972 : Seize the precious sword (삼국대협 / 三國大俠 / Samguk daehyeob)[8],[9]
  • 1976 : Wangsimni
  • 1976 : Le fleuve Naktang coule-t-il ? (Does the Nak-Dong River Flow? / Commando on the Nakdong River / 낙동강은 흐르는가 / 洛東江은 흐르는가 / Nakdongkaneun heureuneunga)[10]
  • 1978 : Les Arbres aux feuilles persistantes (The Evergreen Tree / 상록수 常綠樹 / Sangroksu)[11]
  • 1979 : L'Arbre généalogique
  • 1979 : L'Arc divin
  • 1979 : Le Héros Caché (No Glory / The Hidden Hero / 깃발없는 기수 / 깃발없는 旗手 / Gitbaleobtneun gisu)[12]
  • 1980 : Nez cassé
  • 1981 : Mandala
  • 1982 : Les pollués (The Polluted One / 오염된 자식들 / Oyeomdoen jashikdeul)[13]
  • 1982 : Le Village dans le brouillard
  • 1983 : La fille du feu / La sorcière[14] (Daughter of the Flames / 불의 딸 / Bului dal)[15],[16]
  • 1984 : Comment empêcher la rivière de couler (Le flot éternel / The Eternal Flow / You Can't Stop a River / 흐르는 강물을 어찌 막으랴 / Heureuneun gangmuleul eojji makeorya)[17]
  • 1985 : Gilsoddeum
  • 1986 : La Mère porteuse
  • 1986 : Le Ticket (Ticket / 티켓)[18],[19]
  • 1987 : Chronique du roi Yonsan
  • 1988 : Adada
  • 1989 : Come Come Come Upward
  • 1990 : Le Fils du général
  • 1991 : Fly High Run Far
  • 1993 : La Chanteuse de pansori
  • 1995 : Les Monts Taebaek
  • 1996 : Festival ( 축제 / 祝祭 /Chukje / Ch'ukje)[20]
  • 2000 : Le Chant de la fidèle Chunhyang
  • 2004 : La Pègre
  • 2011 : Hanji (달빛 길어올리기 / Dalbit Gireooligi) [21]

FilmographieModifier

Im Kwon-taek est l'auteur de 104 films :

RécompensesModifier

Grand Bell AwardsModifier

Meilleur filmModifier

  • 1979 : The Hidden Hero (깃발없는 旗手, Kipparomneun gisu)
  • 1987 : Chronique du roi Yonsan (연산일기, Yeonsan ilgi)
  • 1989 : Come Come Come Upward (아제 아제 바라 아제, Aje aje bara aje)
  • 1991 : Fly High Run Far (개벽, Gaebyeok)
  • 1993 : La Chanteuse de pansori (서편제, Seopyeonje)

Meilleur réalisateurModifier

  • 1979 : L'Arbre généalogique (족보, Jokbo)
  • 1981 : Mandala (만다라)
  • 1986 : Le Ticket (티켓)
  • 1987 : Chronique du roi Yonsan (연산일기, Yeonsan ilgi)
  • 1993 : La Chanteuse de pansori (서편제, Seopyeonje)

Blue Dragon Film AwardsModifier

  • 2002 : Prix du Meilleur film et Prix du Meilleur réalisateur pour Ivre de femmes et de peinture.

Festival de CannesModifier

BerlinaleModifier

Autres distinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. Rétrospective Im Kwon-taek à la Cinémathèque : bien plus qu'un John Ford coréen sur le site de Télérama, 2 décembre 2015
  2. Rétrospective Im Kwon-taek sur le site du Festival des trois continents de Nantes (2015)
  3. La Corée, corps et âme sur le site de la Cinémathèque française
  4. « OK-I makes a judge cry », sur 3continents.com, Festival des 3 continents de Nantes
  5. « Eagle of wild field », sur 3continents.com
  6. « A sword under the moon », sur 3continents.com
  7. « A bout in 30 years », sur 3continents.com
  8. (en) « Seize The Precious Sword », sur biff.kr, Festival international du film de Busan (BIFF),
  9. « Seize the precious sword », sur 3continents.com
  10. « Does the Nak-Dong river flow ? », sur 3continents.com
  11. « Evergreen », sur 3continents.com
  12. « Le Héros Caché », sur 3continents.com,
  13. « Les pollués », sur 3continents.com,
  14. « La sorcière », sur 3continent.com, Festival des 3 continents de Nantes,
  15. « La fille du feu », sur deauvilleasia.com, Festival du film asiatique de Deauville,
  16. « La fille du feu », sur 3continents.com,
  17. « Le flot éternel », sur 3continent.com,
  18. « Ticket », sur biff.kr, Festival international du film de Busan,
  19. « Ticket », sur 3continents.com, Festival des 3 continents de Nantes,
  20. (en) « Festival », sur biff.kr, Festival international du film de Busan,
  21. (en) « Hanji », sur biff.kr, Festival international du film de Busan,

Liens externesModifier