Il pirata

opéra de Vincenzo Bellini

Il pirata (Le Pirate) est un opera seria en deux actes de Vincenzo Bellini, livret de Felice Romani[1], créé à La Scala de Milan, le [1].

Personnages principauxModifier

Rôle Voix Création,
Ernesto, Duc de Caldora baryton Antonio Tamburini
Imogene, sa femme soprano Henriette Méric-Lalande
Gualtiero, ancien Comte de Montalto ténor Giovanni Rubini
Itulbo, lieutenant de Gualtiero ténor Lorenzo Lombardi
Goffredo, un ermite, ancien tuteur de Gualtiero basse Pietro Ansilioni
Adele, compagne d'Imogene soprano Marietta Sacchi
Pêcheurs et femmes, pirates, chevaliers, dames

L'histoireModifier

L'action se déroule en Sicile au XIIIe siècle.

Imogene aime d'un amour partagé Gualtiero, mais pour sauver son père a dû épouser leur ennemi Ernesto. Gualtiero, devenu chef de pirates, échoue près du château d'Imogene, après avoir été vaincu par Ernesto. Les deux amoureux se retrouvent en secret. Ernesto rentre vainqueur et découvre la présence de Gualtiero et accuse Imogene d'adultère et provoque Gualtiero en duel, celui-ci le tue, mais est condamné à mort par les gens d'Ernesto. Il monte à l'échafaud, alors qu'Imogene perd la raison.

HistoriqueModifier

 
Henriette Méric-Lalande

L'œuvre, créée par Henriette Méric-Lalande et Giovanni Rubini, fut le premier triomphe de Bellini. L'ouvrage se présente comme l'archétype de l'opéra romantique. L'œuvre fut jouée jusqu'à la fin du XIXe siècle, puis tomba dans l'oubli.

La première reprise moderne eut lieu en 1935 pour le centenaire de la mort de Bellini, puis l'œuvre fut reprise par Maria Callas en 1958 à Milan, et en 1959 à New York, et par Montserrat Caballé, qui le chanta à Florence en 1967, et à Barcelone en 1969.

Le livret est de Felice Romani d’après Bertram, or The Castle of St. Aldobrand, pièce de Charles Robert Maturin représentée en 1816 au Théâtre de Drury Lane de Londres.

Discographie sélectiveModifier

Peut-être serait-il bon de préférer l'enregistrement "sur le vif", avec Flaviano Labò (divers éditeurs dont Opera d'Oro), qui date de 1967 : la prise de son est une bonne bande radio et La Caballé est en grande forme.

SourcesModifier

  • (en) Charles Osborne, The bel canto operas of Rossini, Donizetti and Bellini, Portland, Amadeus Press, , 378 p. (ISBN 0931340713)

RéférencesModifier

  1. a et b François-René Tranchefort, L'Opéra, Paris, Éditions du Seuil, , 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 1148

Liens externesModifier