Ilévia

société de transport en commun de la Métropole Européenne de Lille

Ilévia
logo de Ilévia
Logo actuel
Image illustrative de l’article Ilévia

Création 1989 : TCC (fusion de COMÉLI et COTRALI)
1994 : Changement de nom pour Transpole
2019 : Changement de nom pour Ilévia
Dates clés 1989 : Lancement de la Ligne 2 du Métro
2008 : Lancement des Lianes
2011 : Lancement du V'Lille
Forme juridique Société anonyme
Slogan « Souriez, bougez,

vivez transportés ! »

Siège social Marcq-en-Barœul
Drapeau de France France
Direction Gilles Fargier (Directeur général)
Actionnaires KeolisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Transports urbains
Produits TC de Lille Métropole :

Lille Metro Logo 2017.svg Métro
Lille Tramway Logo 2017.svg Tramway
Lille Bus Logo 2017.svg Autobus
Lille Bus Logo 2017.svg Lianes (BHNS)
V'Lille

Société mère Keolis
Effectif 2 600 personnes
SIREN 824164792Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR84824164792[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.ilevia.fr

Ilévia (appelé TCC jusqu'en 1994 et Transpole jusqu'en 2019) est une société anonyme créée en 1989 de la fusion des deux entreprises de transport en commun de l'agglomération lilloise. Elle a pour objectif l'exploitation du réseau de transport en commun de voyageurs sur le territoire de la Métropole européenne de Lille.

Ilévia exploite, pour le compte de la Métropole européenne de Lille (MEL), les deux lignes de métro automatique, le tramway du Grand Boulevard, les soixante-dix lignes de bus (dont les douze Lianes, des bus à haut niveau de service), ainsi que les plus de deux-cents stations V'Lille (2200 vélos en libre-service exploités via EFFIA, une filiale de Keolis) de l'agglomération lilloise. Le réseau Ilévia compte en tout près de 3600 arrêts.

L'entreprise fait partie du groupe Keolis qui gère le réseau lillois depuis les années 1980 dans le cadre d'une concession de service public (CSP); et la fréquentation du réseau a atteint 187,1 millions de voyages en 2017[2].

HistoireModifier

 
Évolutions des réseaux métropolitains lillois entre 1874 et 2019

En 1971 la construction du Métro est actée, la Communauté Urbaine de Lille sollicite la société belge Transexel (qui deviendra VIA-GTI puis Keolis), pour signer avec Matra un accord sur la construction et l'exploitation du VAL (le premier métro automatique au monde, inauguré par la suite en 1983). Ensemble, elles créent la Comeli (Compagnie du métro de Lille) pour gérer le futur métro. C'est le début de la présence de Keolis sur le territoire de la métropole lilloise.

En 1977 Transexel rachète la Compagnie générale industrielle de transports (CGIT) qui gère le réseau d'autobus de Lille et la Société nouvelle de l'électrique Lille Roubaix Tourcoing (SNELRT) qui gère le réseau d'autobus de Roubaix Tourcoing, deux lignes suburbaines au départ de Lille et le Tramway du Grand Boulevard et fait fusionner les deux compagnies sous le nom de Compagnie des transports lillois (COTRALI) en 1982.

Le , Comeli (Compagnie du métro de Lille) qui gérait les lignes de métro de Lille et Cotrali (Compagnie des transports lillois) qui gérait le tramway et les bus de Lille fusionnent sous le nom de TCC (Transports en Commun de la Communauté urbaine de Lille).

En 1994, TCC change de nom et devient Transpole[3].

La concession de service public des transports de l'agglomération lilloise (devenue depuis Métropole européenne de Lille - ou MEL -) est renouvelée au pour 7 ans à Keolis via sa filiale Transpole (contrat de 2 milliards d'euros). À cette occasion Transpole décide de changer à nouveau de nom et de s'appeler Ilévia; le changement prend effet à compter du [4].

Le , la MEL vote l'instauration de la gratuité totale des transports Ilévia les jours de pic de pollution[5].

Structure de l'entrepriseModifier

LogosModifier

L’ancien logo de Transpole n'avait pas subi de réels changements depuis sa première apparition en 1994; seulement quelques évolutions permettant de l'actualiser et de le moderniser: changement de police, inscription « Lille Métropole » puis « Les transports de la MEL » en 2015.

Depuis le il est remplacé par le nouveau logo Ilévia[6].

BilletterieModifier

A partir du , un nouveau support de billetterie, la Carte Pass Pass, est mis en service sur le réseau Transpole. Le réseau Ilévia utilise donc des titres de transport sans contact se présentant sous la forme de tickets papiers rechargeables ainsi que de cartes plastifiées (anonymes ou personnelles). Ces supports sont rechargeables via des bornes installées dans les stations de métro, de tram, dans certains arrêts de bus, chez des commerçants partenaires, sur internet ou via un smartphone (NFC). Plusieurs voyageurs peuvent utiliser la même carte en même temps (il suffit de la valider plusieurs fois), et des titres et abonnements différents peuvent y être chargés parallèlement. Ces cartes Pass Pass étant communes à toute la région, plusieurs titres/abonnements de différents réseaux peuvent y être chargés et actifs simultanément (TER Hauts-de-France, bus Arc-en-ciel etc.).

DépôtsModifier

Ilévia disposait auparavant d'un dépôt à Tourcoing sur le site de l'Union. Le , l'ensemble du personnel et du matériel (150 bus) ont été transférés vers le nouveau dépôt situé à Wattrelos. Ce nouveau site dit de La Carluyère permet un meilleur confort pour le personnel et une sécurité renforcée pour les véhicules qui y sont stationnés[7].

De même, en 2005, l'ancien dépôt Vauban à Lille a été fermé et a été remplacé par celui de Sequedin[8].

En plus de ces dépôts, les bus sont également stockés sur le site de Faidherbe à Villeneuve-d'Ascq.

RéseauModifier

Ilévia exploite, pour le compte de la Métropole européenne de Lille (MEL) :

FréquentationModifier

La fréquentation du réseau urbain a augmenté de 37,7 % entre 2007 et 2017. Si la hausse a été continue sur l'ensemble de la période, elle n'a pas été régulière, comptant notamment une stagnation en 2013 :

Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Nombre de
voyages annuel
(en millions)
135,902[9] 144,9[10] 152,6[10] 154,6[10] 162[10] 169,5[10] 169,567[11] 171,163[11] 175,2[11] 179,7[2] 187,1[2]

Autres moyens de transportModifier

Ilévia met à disposition 12 Parcs-Relais (P+R), soit 4700 places de parkings, implantés à proximité immédiate d'une station de métro, d'un pôle d'échanges bus ou d'une gare TER. L'entreprise met également en avant le covoiturage à travers une application mobile et un système de points fidélité passagers/conducteurs. Ilévia permet de plus de stationner son vélo personnel dans l'un des 33 abris à vélo sécurisés qu'il possède.

Un trajet unitaire ou abonnement ilévia permet de voyager, dans les limites géographiques de la Métropole européenne de Lille, via les TER Hauts-de-France ainsi que les lignes de bus régionales Arc-en-Ciel.

La création d'un téléphérique urbain pour relier Fives-Cail à Saint-Sauveur (Lille) est actuellement étudiée[12]. De même un projet de navettes suspendues automatisées pour relier la gare de Lille Flandres à l'aéroport a été présenté en 2019 à la MEL par une start-up[13].

Notes et référencesModifier

  1. « https://www.ilevia.fr/fr/content/2-mentions-legales »
  2. a b et c « Métropole lilloise : Transpole aura cumulé près de 100 millions d’euros de pertes en six ans » (consulté le 13 novembre 2018)
  3. « La saga Transpole », La Voix Éco, 30 août 2007, page consultée le 1er septembre 2008.
  4. « Métropole Européenne de Lille : Transpole devient ilévia | transbus.org », sur TRANS'BUS (consulté le 7 octobre 2019)
  5. « Lille : les transports seront gratuits les jours de pic de pollution à partir de 2020 », sur France Bleu, (consulté le 12 octobre 2019)
  6. 20 minutes - 21 janvier 2019
  7. « Présentation du nouveau dépôt à Wattrelos », sur Nord Eclair, (consulté le 7 août 2012)
  8. « Mutation des bus vers le nouveau dépôt de Faidherbe », sur TransLille, (consulté le 7 août 2012)
  9. CERTU, Transports collectifs urbains évolution 2007-2012, 2014, p.198
  10. a b c d et e « Compte rendu annuel 2012 - Synthèse » (consulté le 13 novembre 2018)
  11. a b et c CEREMA, Transports collectifs urbains de province - Evolution 2010-2015, 2016, p.233
  12. « Lille : voici les 5 futures lignes de tramways construites d'ici 2035 », sur France Bleu, (consulté le 7 octobre 2019)
  13. « Des navettes suspendues entre la gare et l'aéroport ? Une étude privée vient d'être lancée à Lille », sur Vozer, (consulté le 21 octobre 2019)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier