Ihor Kolomoïsky

homme d'affaires israélo-ukrainien

Ihor Kolomoïsky
Ігор Коломойський
Illustration.
Fonctions
Gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk

(1 an et 22 jours)
Prédécesseur Dmytro Kolesnikov
Successeur Valentyn Reznichenko
Biographie
Nom de naissance Ігор Валерійович Коломойський
Surnom Benya
Bonifatsiy
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Dnipropetrovsk (RSS d'Ukraine, URSS)
Nationalité Ukrainienne (1991-2022)
Israélienne
Chypriote
Parti politique UKROP (2015-2020)
Conjoint Irina Kolomoyskaya
Enfants 2
Diplômé de Académie nationale métallurgique d'Ukraine
Profession Banquier
Homme d'affaires
Religion Judaïsme

Ihor Kolomoïsky
Gouverneurs de l'oblast de Dnipropetrovsk

Ihor Valeriovitch Kolomoïsky — en ukrainien : Ігор Валерійович Коломойський[1] —, né le , est un homme d'affaires oligarque israélo-chypriote[2],[3],[4] né au sein d'une famille juive ukrainienne. Ihor Kolomoïsky est le principal actionnaire du Privat Group (en) et le président de facto du FK Dnipro[5]. Il détient divers actifs médiatiques, pétroliers et métallurgiques bâti autour de la banque Privat[6].

Parmi les multimilliardaires, Kolomoïsky prend le 2e ou le 3e rang en Ukraine, après Rinat Akhmetov et Viktor Pintchouk, depuis 2006[7],[8] et la 613e position dans le classement mondial selon le magazine Forbes[9]. Selon Forbes, son patrimoine s'élève à 2,4 milliards de dollars, alors que le Korrespondent l'évalue à 6,2 M$[10].

Occupant un rôle influent dans la politique ukrainienne, il finance des partis et contrôle le vote de députés vénaux au sein du Parlement. Il lance par ailleurs la carrière politique de Volodymyr Zelensky, devenu président en 2019[6]. Il finance également des bataillons ukrainiens et est accusé d'armer des groupes illégaux. Il a occupé le poste de gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk de à .

En septembre 2023, il est placé en détention pour fraude et blanchiment d’argent[6].

Situation personnelle modifier

La transcription du nom de M. Kolomoïsky s'écrit aussi Igor, Ihor, Kolomoyskyi, Kolomoysky, Kolomoisky, Kolomoiskiy, Kolomoyskiy. Ihor Kolomoïsky est souvent surnommé Benya (Беня), diminutif juif russe populaire au début du XXe siècle, et Bonifatsiy, d'après un personnage d'un dessin animé soviétique populaire, Les Vacances de Boniface, auquel M. Kolomoïsky ressemble, notamment par sa coupe de cheveux[11].

En 1985, Ihor Kolomoïsky est diplômé de l'Institut universitaire de métallurgie de Dnipropetrovsk (en)[12].

Kolomoïsky est cofondateur de la PrivatBank, ainsi que du Privat Group (en). Il en est président du directoire en 1997[12],[5]. Il compte parmi ses autres activités : ferroalliage, finance, exploitation pétrolière, médias de masse[13] industries métallurgiques et pétrolières (également en Russie et en Roumanie)[14].

En octobre 2021, son nom est cité dans les Pandora Papers[15].

Biens et participations modifier

Au travers de la PrivatBank, il contrôle Aerosvit Airlines, Dniproavia et Donbassaero[16]. Le contrôle de la compagnie Mansvell Enterprises Limited lui permet celui des compagnies aériennes Skyways Express, City Airline (en) et Cimber Sterling[17].

Chaîne de télévision en Ukraine Propriétaire (2020)
STB; Noviy; ICTV ; M1 (en); M2 (en) ; Otse Viktor Pintchouk
1+1 Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
2+2 Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
TET (en) Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
Plious Plious Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
Bigoudi Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
1+1 International Ihor Kolomoïsky, Ihor Sourkis
Oukraïna; NLO TV; Indigo ; Foutbol 1 ; Foutbol 2 Rinat Akhmetov
Inter ; Mega (en) ; K1 ; K2 ; NTN ; Enter film ; Piksel ; ZOOM ; Inter+ Dmytro Firtash, Serhiy Lyovotchkine
Telekanal 112 ; NewsOne ; ZIK Taras Kozak (Victor Medvedtchouk)
5 Kanal Petro Porochenko
Priamiy Volodymyr Makeyenko
Espresso TV 75% Ivan Jevago, 22,5% Larissa Knyajitska
Telekanal 24 Andri Sadovy
UA:Perchiy Publique.
NACH Yevheniy Mouraïev

Kolomoïsky est un milliardaire classé en 2007 par Forbes à la 799e position des plus riches du monde, avec 3,8 milliards de dollars[18] ; en 2010 le Kyiv Post estimait sa fortune à 6,243 milliards USD[19]. En , Forbes le plaçait en 377e position avec 3 milliards de dollars[7]. En 2010, le Kyiv Post plaçait Kolomoïsky au second rang en Ukraine[19] ; en 2012, Forbes l'évaluait au troisième rang en Ukraine[7]. Dans ces listes, la fortune de Kolomoïsky n'a jamais été surpassée que par celles de Rinat Akhmetov et/ou de Viktor Pintchouk[7],[8].

Ihor Kolomoïsky bénéficie d'un forfait fiscal à Genève depuis [2].

Parcours politique et mises en cause judiciaires modifier

Les commentateurs de la vie politique ukrainienne listaient Kolomoïsky parmi les alliés de la personnalité politique ukrainienne Ioulia Tymochenko et son Bloc Ioulia Tymochenko[12]. L'hebdomadaire croate Nacional publiait en l'information selon laquelle Kolomoïsky était devenu un allié du président d'alors en Ukraine, Viktor Iouchtchenko, et avait financé le parti de celui-ci : Notre Ukraine[14]. Kolomoïsky est également connu pour ses liens d'amitiés avec les dirigeants du parti nationaliste Secteur droit (Pravy Sektor). Il est au cœur de plusieurs scandales pour avoir proposé d'offrir des récompenses de 10 000 dollars à qui réussirait à capturer un « petit homme vert » pro-russe. Accusé de russophobie, il offre un million de dollars à celui qui assassinera Oleg Tsarev, ancien député pro-russe et nouveau président du Parlement de l'Union des républiques populaires autoproclamées indépendantes de l'Ukraine[20].

Depuis 2010, circulaient des rumeurs que les intérêts de Kolomoïsky étaient sous la pression des autorités gouvernementales[19].

Lors des élections législatives ukrainiennes de 2012, Kolomoïsky était perçu comme l'un des principaux soutiens de l'UDAR[21], ce qui est démenti par le parti[22].

En 2014, M. Kolomoïsky a reporté son soutien du gouvernement vers celui du mouvement contestataire de 2013-2014 en Ukraine[23].

Après avoir démis Dmytro Kolesnikov de la charge de gouverneur, Oleksandr Tourtchynov — président de la rada suprême, Président ukrainien par intérim — a nommé le Ihor Kolomoïsky gouverneur de l'oblast de Dnipropetrovsk[24],[25],[26],[27].

Ihor Kolomoïsky finance plusieurs bataillons spéciaux se battant contre les séparatistes de Donbass, dont le fameux bataillon Azov qui a repris la ville portuaire de Marioupol, le [1], ainsi que les bataillons Aidar, Donbass, Dnipro-1 et Dnipro-2[28].

Il fait l'objet de poursuites par le Comité d'enquête russe pour « organisation de meurtres, de recours à des moyens et méthodes de guerre illégaux »etc. Un mandat d'arrêt international a été demandé par la Russie, mais celui-ci a été refusé par Interpol[réf. nécessaire].

 
Ihor Kolomoïsky en janvier 2015.

En , Kolomoïsky entre directement en conflit avec les autorités centrales d'Ukraine. Le chef des services secrets ukrainiens (SBU) accuse d'abord les autorités locales de Dnipropetrovsk d'être impliquées dans des activités criminelles[29]. Des rumeurs font ensuite état d'affrontements armés imminents entre la garde nationale ukrainienne et des groupes paramilitaires financés par Kolomoïsky. Finalement, le , il présente sa démission de son poste de gouverneur au président Petro Porochenko qui l'accepte immédiatement. De nombreux médias pointent alors les conflits entre Kolomoïsky et le chef de l’État, indiquant que ce dernier l'aurait poussé à la démission[30],[31].

En 2016, la PrivatBank, première banque du pays, est nationalisée de façon précipitée après un détournement suspecté de 5,5 milliards de dollars[32].

Lors de la campagne présidentielle de 2019, il met son vaste empire médiatique au service de la candidature de Volodymyr Zelensky : la série Serviteur du peuple, dans laquelle l'ancien acteur incarne un professeur propulsé à la présidence de l'Ukraine, et qui a fortement contribué à sa popularité a ainsi été diffusée par la chaîne 1+1, contrôlée par Ihor Kolomoïsky. Le président ukrainien a également nommé l'avocat personnel de l'homme d'affaires comme conseiller de sa campagne, et s'est rendu à plusieurs reprises à Genève et Tel-Aviv pour s'entretenir avec l'oligarque, alors exilé hors d'Ukraine[33].

En , à la suite de la défaite de Porochenko face à Zelensky, il est de retour en Ukraine, deux ans après l'avoir quittée[34].

En mars 2021, suite aux accusations de vol de la banque PrivatBank et de blanchiment d'argent au Delaware, Igor Kolomoisky est sanctionné par le gouvernement américain et est interdit de séjour aux États-Unis[35].

En , il se voit avec huit autres personnalités politiques et hommes d'affaires, retirer la nationalité ukrainienne[4].

En , des perquisitions ont lieu à son domicile dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale massive et détournement de fonds[36].

En , accusé de fraude et de blanchiment d'argent, il est placé en détention par un tribunal ukrainien[37]. Il est soupçonné d'avoir retiré à l'étranger entre 2013 et 2020 plus d'un demi-milliard de Hryvnia (12 millions d'euros). Il est accusé d'avoir créé des schémas de corruption extrêmement profitables dans les domaines des produits pétroliers et de la métallurgie[38].

Judaïsme modifier

Kolomoïsky est un soutien notable de la communauté juive ukrainienne[39] et le président de la Communauté juive unie d'Ukraine[40]. En , il est nommé président du Conseil européen des communautés juives[41], conseil adhérant au Congrès juif européen, après avoir promis au président sortant qu'il ferait don de 14 millions de dollars[42], sa nomination étant décrite comme un « coup d'État[40],[41] » et une « prise de pouvoir de type soviétique[43] » par d'autres membres du conseil d'administration du CECJ, même s'il semblait avoir été élu[44],[45]. Après la démission de plusieurs membres du conseil d'administration du CECJ en signe de protestation, Kolomoïsky a quitté le CECJ en [46],[47] et avec son pair l'oligarque ukrainien Vadim Rabinovich, il a fondé l'Union juive européenne (en)[42] (futur Parlement juif européen) qu'il préside pour cinq ans dès sa fondation en [48],[49],[50].

Vie privée modifier

Marié, il a deux enfants[13].

Notes et références modifier

  1. a et b Piotr Smolar, Le Monde, 17 juin 2014, p. 5.
  2. a et b Roland Rossier, « L’oligarque « genevois » qui défie Poutine », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. M. Kolomoïsky bénéficie de la double nationalité israélienne et ukrainienne en dépit du fait que la double nationalité n'est pas reconnue en Ukraine.(uk) З життя українських олігархів – вілла Коломойського на Женевському озері, Ukrayinska Pravda, 10 mars 2009.
  4. a et b « Ukraine: huit personnalités politiques déchues de leur nationalité par décret présidentiel », sur RFI, (consulté le )
  5. a et b (en) « Three's a crowd for Dynamo and Shakhtar », sur guardian.co.uk, .
  6. a b et c « En Ukraine, la chute d’un ministre et d’un oligarque », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. a b c et d (en) « Eight Ukrainians make Forbes magazine's list of world billionaires » Kyiv Post, 8 mars 2012.
  8. a et b (en) Mark Rachkevych « Rich Man In A Poor Country » Kyiv Post, 17 décembre 2010.
  9. (en) Ihor Kolomoyskyy, Forbes list of billionaires, disponible sur Forbes.com, mars 2013.
  10. (ru) Игорь Коломойский sur korrespondent.net, en 2011.
  11. (ru) « Спасение Бонифация! » (consulté le ).
  12. a b et c (en) Igor Kolomoysky Renaissance Capital (Archive).
  13. a et b Ihor Kolomoysky, Kyiv Post, 8 juin 2008.
  14. a et b Mislav Šimatović, « 100 richest Eastern Europeans » [archive du ], Nacional, (consulté le ).
  15. (en) Elena Loginova (OCCRP/Slidstvo.Info), « Pandora Papers Reveal Offshore Holdings of Ukrainian President and his Inner Circle », sur OCCRP (consulté le )
  16. (en) Tom Zaitsev, « Three Ukrainian carriers seek tie-up approval »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Flightglobal, (consulté le ).
  17. (en) Metet Fraende, « Cimber Sterling gets 165 mln DKK lifeline », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. (en) « 50 richest Ukrainians », sur ForUm, .
  19. a b et c (en) « #2 Richest: Ihor Kolomoisky, 47 » Kyiv Post, 7 décembre 2010.
  20. Louis Imbert, « Les subtils équilibres d’Igor Kolomoïski, nouvel homme fort du Sud-Est ukrainien », sur www.lemonde.fr, .
  21. (en) « After the parliamentary elections in Ukraine: a tough victory for the Party of Regions » Centre for Eastern Studies, 7 novembre 2012.
  22. (en) « Klitschko: UDAR's election campaign to cost Hr 90 million » Kyiv Post, 15 septembre 2012.
  23. (en) « Quiet Oligarchs: Rich Powers Behind the Fighting in Ukraine », sur www.nbcnews.com/business/economy, (consulté le ).
  24. (en) Interfax-Ukraine, « Kolomoisky appointed head of Dnipropetrovsk Oblast Administration », Kyiv Post,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. (ru) [vidéo] Олігархи Коломойський і Тарута стали губернаторами le 2 mars 2014 par TeleCanal Novin sur YouTube.
  26. (ru) (rédaction), « Губернаторами Донецкой и Днепропетровской областей стали украинские олигархи », sur newsru.com,‎ (consulté le ).
  27. (en) Andrew E. Kramer, « Ukraine Turns to Its Oligarchs for Political Help », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  28. (en) Damien Sharkov, « Ukrainian Nationalist Volunteers Committing 'ISIS-Style' War Crimes », Newsweek,‎ (lire en ligne).
  29. (en) SBU chief says Dnipropetrovsk regional officials are involved in criminal activities sur Interfax Ukraine, le 23 mars 2015.
  30. « Ukraine: Porochenko licencie un gouverneur », sur Le Figaro, le 25 mars 2015.
  31. Le Monde.fr avec AFP et Reuters, « Limogeages en série pour soupçons de corruption en Ukraine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne).
  32. Le Point magazine, « Kolomoïsky, l'oligarque qui embarrasse le président ukrainien », sur Le Point, (consulté le )
  33. Guillaume Ptak, En Ukraine, l'oligarque Ihor Kolomoïsky suspecté de fraude et blanchiment d'argent, lesechos.fr, 2 septembre 2023
  34. Fabrice Deprez (à Kiev), « En Ukraine, un nouveau président à l’ombre des oligarques », sur la-croix.com, (consulté le )
  35. « Les États-Unis sanctionnent un sulfureux milliardaire ukrainien », sur RFI, (consulté le )
  36. (en) « Ukrainska Pravda: Law enforcement raids house of powerful oligarch Kolomoisky », The Kyiv Independent,‎ (lire en ligne)
  37. L’oligarque Ihor Kolomoïsky placé en détention pour fraude par un tribunal ukrainien, lemonde.fr, 3 septembre 2023
  38. « Ukraine: l'oligarque Ihor Kolomoisky, artisan de l'ascension politique de Zelensky, dans le collimateur de la justice », sur RFI, (consulté le )
  39. Akhmetov joins Ukraine oligarchs in pledging to protect homeland - Financial Times, 2 March 2014
  40. a et b (en) « A necessary putsch? », Jerusalem Post, 29 octobre 2010.
  41. a et b (en) « #2 Richest: Ihor Kolomoisky », Kyiv Post, 17 décembre 2010.
  42. a et b (en) « European Jewish Parliament off to a semi-comedic start », JWeekly, 3 novembre 2011.
  43. (en) « Like NBA’s Nets, European Jewish group gets an oligarch, but some see Soviet-style takeover », JTA, 2 novembre 2010.
  44. (en) Tzvi Ben Gedalyahu, « Billionaire Ukrainian to Head European Jewish Group : The two largest European Jewish groups now are headed by billionaires following the election of a Ukrainian bank tycoon », Arutz Sheva 7, www.israelnationalnews.com,‎ (lire en ligne).
  45. (en) Ben Hartman, « European Jews name new president », The Jerusalem Post,‎ (lire en ligne).
  46. (en) « European Council of Jewish Communities Goes Back to Its Roots and Re-Launches as Democratic, Pluralistic, Non-Political Association », sur www.ecjc.org, (consulté le ).
  47. Serge Golan, « Le judaïsme européen en ordre dispersé », Hamodia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  48. toby axelrod, « European Jewish Parliament off to a semi-comedic start », JWeekly,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. (rédaction), « Élections du premier parlement juif européen : la participation dépasse nettement les prévisions, selon les organisateurs », European Jewish Press, ejpress.org,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. Roger Cukierman, « Tribune : Le pseudo parlement juif européen », Judaïque FM 94.8, www.crif.org,‎ (lire en ligne).

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