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Iconographie orthodoxe de la Mère de Dieu

Icône « Crucifixion et passion du Christ avec représentation de 142 images de Notre-Dame». Fin du XVIIIe — début XIXe siècle (cathédrale de la Théophanie, Moscou)

L'Iconographie orthodoxe de la Mère de Dieu est l'ensemble des représentations de la Mère de Dieu (appelée plus souvent par les catholiques : Notre Dame, Sainte Vierge, la Vierge Marie, Sainte Marie), ainsi que leur étude dans l'art des pays de religion orthodoxe.

Sommaire

Différents types d'icônesModifier

L'apparence extérieure de la Vierge Marie dans l'art de l'icône peut être décrite, sauf pour des périodes très anciennes, par des textes provenant d'historiens de l'Église comme Nicéphore Calliste Xanthopoulos. Ses vêtements se composaient souvent d'une maforii pourpre recouvrant la tête et les épaules (pour les femmes mariées), et d'une tunique (longue robe) de couleur bleue. La maforie est garnie de trois petites étoiles sur la tête et sur les épaules. Par tradition les inscriptions sur l'icône se font en grec par les seules lettres ΜΗΡ ΘΥ ou ΜΡ ΘΥ (Mère de Dieu).

Les icônes de la Vierge Marie sont utilisées pour expliquer tous les dogmes chrétiens relatifs à sa personne. Les premières de ces icônes sont attribuées à l'évangéliste saint Luc. Les plus anciennes qui nous soient parvenues ont été découvertes dans les catacombes romaines et sont datées, par les chercheurs, du IIe siècle et du IIIe siècle. La Vierge Marie y est représentée assise, avec son fils Jésus-Christ dans les bras. Les plus souvent dans des scènes d'adoration des mages ou dans le style d'Orante.

L'image de la Mère de Dieu siégeant sur un trône avec l'enfant Jésus-Christ dans les bras est très répandue à Byzance mais également dans l'iconographie russe où elle est connue depuis son introduction par le peintre d'icônes du XIIe siècle Alipi Petcherski. Il s'agit d'un des styles le plus répandu dans l'iconographie et appelé Orante.

Un autre type d'icônes de Vierge Marie, qui est fort répandu est celui d'Éléousa (dite aussi de tendresse). Il semble qu'il n'apparaisse pas avant le Xe siècle, mais connaisse par contre un grand développement aussi bien dans l'iconographie byzantine que russe. Cette figure est utilisée aussi bien pour les fresques des églises, que pour les icônes. Elle est utilisée également dans des compositions iconographiques plus complexes telles celles de la Mère de Dieu dites du « Signe » (en russe : znamenie).

Il existe aussi un type d'icône de « Notre Dame » proche du précédant appelé Panakhranta, (dite aussi miséricordieuse). Ici la Mère de Dieu apparaît sur un trône avec l'enfant Jésus sur ses genoux. Ce trône symbolise la puissance royale de Marie, Mère de Dieu.

Un type d'icône est plus rare. C'est celui appelé deisis représentant Marie, Mère de Dieu sans son enfant, mais parfois entourée d'autres personnages saints. Souvent le Christ et Saint-Jean le Baptiste. Celles des deisis qui représentent Marie sont appelées Agiosoritissas.

Il existe encore de nombreuses icônes reprenant les dates des fêtes en l'honneur de la Sainte Vierge.

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