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Ibrahim-Bey
Fonctions
Bey de Constantine
Prédécesseur Ahmed-Bey-El Mamelouk
Successeur Mohammed-Bey-Malamli
Biographie
Nom de naissance Ibrahim-Bey El-Greitli
Date de naissance XVIII siècle
Date de décès
Nationalité Kouloughli
Profession Homme d'Etat
Religion Islam

Ibrahim-Bey, de son nom Ibrahim-Bey El-Greitli (en arabe[1] إبراهيم باي القرتلي) caïd des Harakta, est un bey de la province de Constantine, qui règne de (1237 de l'Hégire) à (1239 de l'Hégire)[2].

BiographieModifier

Ibrahim destitué en 1822 par Hussein Dey d'Alger, se retire à Médéa. En 1830 Mustapha-Ben-Mezrag, bey de Tittery, demande son aide pour lever une rébellion contre les troupes Françaises, et le nomme Pacha[3]. Ahmed bey de Constantine craignant son concurrent, et ne désirant pas le recevoir, prendra le titre de pacha. Ibrahim déçu, revient à Médéa et abandonne son engagement.

Redoutant le bey de Constantine, Ibrahim se place sous la protection du cheikh Farhat-Ben-Saïd, ennemi de Ahmed-Bey. Après l'insuccès du cheikh Farhat, Ibrahim se retire à Tunis. Le Bey de Tunis, en négociation avec le général Clauzel pour céder la province de Constantine, ennemie depuis toujours, envoie Ibrahim comme émissaire. Personnage clé de la province de Constantine, il se rend en 1831 à Bône pour rencontrer le commandant Houder. Exploitant la crédulité des officiers français, il s'empare de la ville, mais reprise par les armées, il se réfugie à Bizerte.

Il se bat devant la citadelle de Bône, contre les armées du général Monck-d'Uzer, mais après une déroute, il s'enfuit à nouveau à Médéa. Il est assassiné en 1833, sa famille se réfugie à Alger, et ses deux fils, se mettront quelques années plus tard au service des Français[4].

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (ar) Les Bays de l'est algérien, sur hukam.net Consulté le 19 janvier 2012
  2. Abdeljelil Temimi, Le Beylik de Constantine et Ḥād̲j ʻAḥmed Bey (1830-1837), Revue d'histoire maghrébine, , chap. 1, p. 90
  3. Le rang de pacha est supérieur à celui de bey
  4. Henri Jean François Edmond Pellissier de Reynaud, Annales Algériennes, Paris, Anselin et Gaultier-Laguionie, , chap. Volume 2, p. 384-385