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Hugues de Beauvais
Vue de Nogent le roi 1696.png
Le châtellenie de Nogent dont le développement s'accélère sous Hugues de Beauvais puis sous son neveu Isambert
Biographie
Décès
Activité
Père
Fratrie

Hugues de Beauvais ou de Dreux (né avant 970 - mort en 1008) était un aristocrate français du Moyen Âge qui fut comte du palais ou comte palatin du royaume après 996 et jusqu'à sa mort.

BiographieModifier

Hugues de Beauvais est peut-être un membre de la famille des comtes de Blois (cf. et le tableau généalogique donné par Raphaël Bijard : 4), par exemple un petit-fils ou arrière-petit-fils du Tricheur († vers 976), et un fils ou petit-fils de l'archevêque de Bourges Hugues de Blois († 986) ; mais d'autres origines possibles ont été suggérées plus récemment (cf. le tableau donné à la fin de l'article Héloïse et Abélard (4) du site d'Hélène et Thierry Bianco, reprenant les historiens Christian Settipani et François Doumerc) : un membre de la famille des comtes de Bassigny et de Laon, petit-fils de Roger II de Laon.

Fidèle courtisan du roi Robert II le Pieux depuis l'adolescence du Capétien, ce dernier le nomme comte du palais[1] après son accession au trône.

Pour le domaine royal, il sera également gruyer de la forêt d'Yveline[2]. Il s'imposera comme avoué de l’Église d'Orléans[3].

Il représentera son cousin supposé Eudes II de Blois pour le comté de Dreux[4] (les Blois sont alors comtes de Dreux et de Beauvais), en s'appuyant sur la seigneurie châtelaine de Nogent[5].

En 1004, Foulque Ier est élu à l'évêché d'Orléans. Pour cela, il a sollicité l’aide de Hugues de Beauvais qu’il connaît, en échange de biens[3] appartenant à l’église Sainte-Croix d’Orléans. Foulques était auparavant abbé de Saint-Lucien de Beauvais.

A la fin de l’année 1007 l’équilibre entre faction angevine et blésoise à la cour est rompu par un rapprochement entre le roi, le comte de Blois et l’archevêque de Tours sous l'influence de Hugues de Beauvais. Ce dernier favorise même le retour de Berthe, comtesse de Blois, dans le lit du roi Robert[6].

Au printemps 1008, le comte d’Anjou Foulques Nerra envoie une douzaine de ses fidèles dans une opération de représailles contre le comte du palais. Les angevins perpétuent leur crime lors d’une partie de chasse royale près d'Orléans puis prennent la fuite vers la principauté angevine. Mais le crime est grave : l’assassinat d’un Grand du royaume qui s’effectue quasiment sous les yeux du roi[6].

Dès la Pentecôte 1008, un concile est convoqué par le roi à Chelles où sont présents treize évêques et où sont condamnés et excommuniés le comte d'Anjou et ses vassaux.

FamilleModifier

C'est l'aîné d'une fratrie[5] incluant Roger Ier de Blois, évêque de Beauvais, et Héloïse de Pithiviers.

Son épouse n'est pas connue, les études de l'historien et archéologue Alphonse de Dion[7] la rattache au domaine d'Épernon. Il n'a pas d'héritier.

Notes et référencesModifier

  1. Laurent Theis, Robert le Pieux, le roi de l'an mil, Perrin,
  2. Christian Pfister, Études sur le règne de Robert le Pieux (996-1031), 1885
  3. a et b Olivier Guyotjeannin, Episcopus et comes, affirmation et déclin de la seigneurie épiscopale au nord du royaume de France
  4. F. Dumas, Le Trésor de Fécamp, p. 206-207
  5. a et b « Hugues de Beauvais - Le Comte Palatin de l’An Mil »
  6. a et b Claude Carozzi, Pouvoir pontifical, rivalités politiques et exemption autour de l’an Mil
  7. A. de Dion, Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet, 1872-1878