Hugo Geissler

officier allemand, membre de la SS

Hugo Wilhelm Geissler
Naissance
Straßburg (Elsaß-Lothringen, Empire allemand)
Décès (à 36 ans)
Murat (Cantal, France)
Origine Empire allemand
Allégeance Troisième Reich
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg SS-Hauptsturmführer
Grade Kommandeur du Sipo-SD
Années de service 1934-1944
Conflits Seconde Guerre mondiale

Hugo Wilhelm Geissler, né le , à Strasbourg, et mort le , à Murat, est, durant la Seconde Guerre mondiale, un officier subalterne de la SS ayant un grade équivalent à celui de capitaine et il fut également Kommandeur de la Sicherheitspolizei (Sipo) et du Sicherheitsdienst (SD) - le Sipo-SD - à Vichy.

Éléments biographiquesModifier

Hugo Wilhelm Geissler est né le , à Strasbourg, d'une famille allemande immigrée en Alsace qui, depuis 1871, est annexée à l'Empire allemand. Son père, né à Saverne, est employé dans les chemins de fer allemands en qualité de conducteur de locomotive ; sa mère, née également à Strasbourg, est couturière ; il est le deuxième d'une fratrie de cinq enfants.

En 1919, à l'issue de la Première Guerre mondiale, Hugo Geissler a 11 ans ; l'Alsace étant redevenue française, sa famille doit quitter Strasbourg. Le couple Geissler, avec ses cinq enfants, s'installe d'abord à Leipzig, en Saxe ; peu de temps après, sa famille quitte Leipzig pour s'établir à Berlin où, durant son adolescence, il acquiert une formation technique. Le Deuxième Reich laisse alors place à la République de Weimar.

Entre 1930 et 1933, lors d'un long séjour à Paris, Hugo Geissler aurait été chef de réception au Grand-Hôtel, rue Scribe, près de l'Opéra [1]. Parfaitement bilingue, l'allemand étant sa langue maternelle, il parle très bien français, sans accent. De retour en Allemagne, à 25 ans, il choisit de s'installer à Dresde, capitale de la Saxe.

En 1933, le 23 février, Hugo Geissler entre dans les SA. Le , il adhère au parti nazi, ayant compris rapidement que sa carrière dépend de son adhésion au parti.

En 1934, toujours fixé à Dresde, Hugo Geissler devient membre des SS. Le 10 juin, il se marie religieusement avec une jeune fille de Cunewalde.

De 1935 à 1937, Geissler, entré dans la police criminelle, et nommé à Dresde, suit, avec la plus grande attention, l'ascension du parti nazi et la vie politique de son pays.

En 1938, Geissler retourne à Leipzig, ville de son enfance. Il devient officier dans le Sicherheitsdienst, appelé plus couramment le SD, service de renseignement et de surveillance du parti nazi.

En 1939, Hugo Geissler est nommé à Erfurt, en tant que commissaire de police criminelle. Peu après, le 15 mars, les troupes hitlériennes entrent à Prague, en Tchécoslovaquie. À la suite de cette occupation, Geissler est envoyé à Prague où il retrouve le commandant Karl Bömelburg, son mentor.

Durant la Seconde Guerre mondialeModifier

Le , Hugo Geissler, SS-Hauptsturmführer (capitaine SS), qui est à Prague, est nommé commissaire de police criminelle (Kriminal-Kommissar) ; il est alors rattaché au service de la Sicherheitspolizei (la Sipo), tout en restant membre du Sicherheitsdienst (SD) ; puis il est détaché à Kölin, à l'Est de Prague, où il est le représentant de Karl Boemelburg.

Dès septembre 1940, il est muté à Paris, au siège du Sipo-SD, au 72, avenue Foch, service dirigé par Helmut Knochen, colonel SS (Standartenführer) - la Gestapo n'étant, en fait, que la section IV du Sipo-SD. Le 3 octobre, il y apprend que le gouvernement français, à Vichy, a adopté le premier statut d'exclusion des juifs.

Décembre 1940, Vichy : H. Geissler prend ses fonctionsModifier

Le , le capitaine SS Hugo Geissler (nommé par H. Knochen) arrive à Vichy en tant que chef de la Deutsche Polizei-Delegation (Délégation de la police allemande), avec cinq collaborateurs[2]. Il exige alors du gouvernement de Vichy la livraison de Fritz Thyssen, industriel allemand réfugié en France, et de sa femme.

À Vichy, boulevard des États-Unis, en bordure de l'Allier, les services du capitaine SS Geissler sont remarquablement situés. Peu après son arrivée, il fait la connaissance d'un Français, Joany Batissier, dit Jany, originaire de Moulins, ancien policier révoqué et réintroduit dans l'entourage de l'amiral Darlan (président du Conseil, jusqu'en ). La sœur de Batissier, Colette, devient rapidement la compagne attitrée et officielle de Geissler.

Le 2 juin 1941, le gouvernement de Vichy adopte le deuxième statut des juifs. Désormais, à partir de cette date, le capitaine SS Geissler, en raison de ses fonctions, est à même de superviser les arrestations et les transferts des juifs apatrides et étrangers en zone libre.

Au début de juin 1942, Geissler est de nouveau envoyé à Prague, où il est chargé, par Heinrich Himmler, de diriger de lourdes représailles [3], en réponse à l'attentat du 27 mai (à Prague) contre le général SS Reinhard Heydrich.

En novembre 1942, en « ces jours où la France entière vient d'entrer dans la nuit nazie » [4], Hugo Geissler est nommé Kommandeur der Sicherheitspolizei und des Sicherheitsdienstes in Vichy (commandant de la Sipo et du SD) pour l'ensemble du territoire de l'Auvergne et du Bourbonnais - nomination par Heinrich Himmler qui, à Berlin, dirige le Reichssicherheitshauptamt (RSHA), l'Office central de sécurité du Reich.

Dès lors, Geissler dirige le Kommando régional du Sipo-SD, autrement dit le tout-puissant KdS-Vichy, soit un service de police allemand de 75 à 80 policiers ; son service vient ainsi renforcer les forces de police et de répression du gouvernement de Vichy. Il dispose, sous ses ordres, des quatre départements suivants : l'Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Haute-Loire.

À Vichy, le Kommandeur Geissler est le représentant de Carl Oberg, SS-Obergruppenführer (général SS de corps d'armée) qui, à Paris, boulevard Lannes, est le chef suprême des SS et de la police (SD) en France, et qui a le contact direct avec Berlin ; Helmut Knochen étant, avenue Foch, le Befehlshaber der Sicherheitspolizei (de) (commandant de la police de sûreté) pour la France et, à ce titre, le bras droit d'Oberg.

Février 1943, R1 : le Kommandeur vise l'Armée secrèteModifier

Ayant été alerté par les services secrets allemands de la mise sur pied d'une Armée secrète (AS)[5], en septembre 1942, en région Rhône-Alpes[6], dont Lyon est le cœur névralgique, le Kommandeur se donne dès lors un nouvel objectif. Il va être amené à opérer dans trois villes — Lyon, Saint-Étienne, le Puy-en-Velay —, dont seules Lyon et Saint-Étienne, quoique relativement proches, se trouvent au-delà de la région de l'Auvergne et du Bourbonnais (périmètre habituel de ses interventions).

« Au début de février 1943 »[7], la répression frappe l'Armée secrète. Hugo Geissler orchestre et mène, avec son équipe (dont Batissier, son adjoint), trois opérations importantes destinées à abattre l'AS - commandée, dans le secret d'une armée totalement clandestine, par le général Delestraint.

Depuis l'invasion de la zone libre (), « à Lyon, le danger rôde partout »[8] pour les résistants les plus engagés. Le lundi 1er février 1943, Geissler, bien renseigné, se trouve justement à Lyon, à l'affût de sa proie... ; place du Pont, il arrête le capitaine Claudius Billon (aviateur, pilote de chasse), premier chef régional de l'Armée secrète[9], et son adjoint, Pierre Lavergne, premier chef régional des Maquis.

Le mercredi , à Saint-Étienne, Geissler et ses hommes, sans doute guidés (?), se dirigent vers le 31, rue Basse-des-Rives, où se déroule une réunion clandestine des cadres de l'Armée secrète Loire. Faisant irruption dans l'appartement du premier étage, ils y arrêtent le lieutenant Gaëtan Vidiani (artilleur), premier chef départemental de l'AS Loire, et les cadres qui font partie de son état-major :

  • Denis Paret, chef départemental Loire de Combat (début , il a succédé à César Garnier, lui-même successeur d'Henri Perrin, arrêté en mai),
  • Gaston Quitaud, chef départemental Loire de Franc-Tireur (en , il a succédé à Jean Nocher, arrêté le 27 du mois),
  • Antoine Rambeaud, membre de Franc-Tireur, et membre du comité directeur de " 93 " (mouvement de résistance ligérien),
  • Roger Laporte, membre du comité directeur de " 93 ", et chef de l'AS pour le secteur de Saint-Étienne, uniquement.

La réunion se tient dans l'appartement de Denis Paret ; sa femme, Louise Paret, est donc présente, mais son jeune fils, Jean-Baptiste, par chance, est absent. Louise Paret est également arrêtée par Geissler et son équipe, tandis que leur fils de 16 ans, au Conservatoire, leur échappe.

Le lendemain, 4 février, toujours à Saint-Étienne, le Kommandeur Geissler rend visite au préfet de la Loire et l'entretient « d'une opération de vaste envergure, en cours d'exécution par la police allemande, à Saint-Etienne, et dans la région »[10].

Le samedi 6 février, toujours menottés et bien encadrés, ces six résistants sont conduits de Saint-Étienne à Lyon, où Geissler les fait incarcérer à la prison Montluc, alors prison gérée directement par les occupants.

Le , ayant enfin rejoint Le Puy-en-Velay pour la suite des opérations, Geissler et ses hommes y arrêtent le capitaine Alfred Salvatelli, premier chef départemental de l'AS Haute-Loire, à son domicile, au 14, rue de la Gazelle (domicile qu'il a regagné la veille, revenant de Lyon). Puis, ce même jour, mais dans différents endroits de la ville, ils arrêtent également six autres responsables clandestins de l'AS Haute-Loire[11].

À noter: , Hugo Geissler, arrête François de la Rocque, et les deux jours suivants, 152 membres du Parti Social Français.

Rapport Kaltenbrunner : 18 arrestations par GeisslerModifier

Le , à Vichy, le général SS Karl Oberg, chef suprême des services de sécurité allemands en France, préside une réunion où se mêlent les Kommandeure régionaux des services de sécurité - dont, au premier chef, le Kommandeur Geissler pour le Massif central[12].

L'information des trois opérations menées par Geissler contre l'AS, en Région R1, est transmise par Karl Oberg, supérieur hiérarchique direct de Geissler ; via Paris, elle remonte jusqu'au docteur Ernst Kaltenbrunner, SS-Gruppenführer (général de division), à Berlin. Ce dernier, chef de la Police de sûreté (Sipo) et du Service de sécurité (SD) du Reich, qui, à la tête du RSHA depuis le , a succédé à Heydrich, y prépare un rapport dont l'unique objet est « l'Armée secrète en France ».

Le rapport Kaltenbrunner est daté du  ; il met l'accent sur les trois opérations menées par Geissler « au début de février 1943 », en R1 ; il en porte, en bonne place, la trace précise et claire : « arrestation de 18 membres de l'Armée secrète », ce qui contraste quelque peu avec « la perquisition » réalisée, à la mi-mars, par une « police française » anonyme.

À Berlin, au siège de la Sipo et du SD du Reich (Prinz-Albrechtstraße 8), le général SS Ernst Kaltenbrunner adresse son rapport au ministre des Affaires étrangères du Reich, Joachim von Ribbentrop (Wilhelmstraße 74-76)[13].

Septembre 1943, R6 : Geissler mène d'autres opérationsModifier

En , Geissler, chargé avant tout de la sécurité des troupes allemandes dans le sud de la France, renforce sa lutte contre la Résistance intérieure en Auvergne . En , la répression s’y intensifie. Le , le Chapelier Nestor Perret, responsable des Mouvements Unis de la Résistance pour la ville de Clermont-Ferrand, est arrêté par la Gestapo, ainsi que son beau frère René Brault. Enfermés dans la même cellule, tous deux sont torturés, mais ne parlent point (Histoire de l'Auvergne par Jean Anglade). Au cours de la nuit suivante, Perret réussit à détacher les cordes qui liaient ses poignets et s'en sert pour se pendre à un barreau de la fenêtre. À Clermont-Ferrand, le capitaine SS Geissler met en place :

En 1944, pour mieux réprimer les maquisards, Geissler constitue, sous les ordres de Joany Batissier, une "brigade " de vingt-deux agents français, la " brigade Batissier ". Tous sont des ex-repris de justice, qui, afin de couvrir leurs exactions, prirent des noms à consonance germanique, Batissier devenant le capitaine Schmidt ou Schmitt.

Dès le , dans les Monts de la Margeride (département du Cantal), le colonel Gaspard ( Émile Coulaudon, colonel FFI) s'installe à la maison du Mont Mouchet. En compagnie du Lieutenant-Colonel Garcie "Gaston" et du Colonel Mondange "Thomas", il s'attele à rassembler des forces importantes des maquis auvergnats. Ce n'est que le , qu'il procède à l'ordre de mobilisation générale, ce notamment qui incite le général Fritz Brodowski, commandant l’état-major principal de liaison, à constituer de redoutables Kampfgruppen (groupes de combat) chargés d'éliminer les rassemblements et de restaurer l’autorité des forces d’occupation dans la région. Dès le , des premières confrontations ont lieu, notamment contre les résistants campant dans le réduit de la Truyère, Venteuges (Haute-loire) et le Mont Mouchet.

Dans la nuit du 5 au , sur les plages de Basse-Normandie, la déferlante militaire du débarquement allié (anglo-américain et canadien) commence.

Dans le Limousin, commencent alors massacres et atrocités ; le 9 juin, à Tulle, 99 pendus, en Corrèze ; puis, le 10 juin, à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne.

Juin 1944, Murat : mort de Geissler et représaillesModifier

Les 10 et , lors de la bataille du Mont Mouchet, les troupes allemandes du général Kurt Von Jesser attaquent un peu plus de 2 700 maquisards regroupés depuis près d'un mois sous les ordres d'Émile Coulaudon. Le Kommandeur Geissler ne participe pas au combat, placé en réserve sous les ordres du General von Brodowski, Oberfeldkommandant du Hauptverbindungsstab 588 (HVS 588).

Pendant la journée du , à Saint-Flour (Cantal), il fait arrêter, par le Capitaine Deck du SD de Clermont, une quarantaine de personnes. Le matin du , il quitte Saint-Flour et se rend, avec la " brigade Batissier" et une compagnie de la Feldgendarmerie, dans la petite ville de Murat, située à 25 kilomètres, pour y faire d’autres arrestations. Peu avant Murat, sur le bord de la route (côte de Pignou), il fait exécuter quatre otages pris à Saint-Flour.

Dans l'après-midi du , à Murat, Geissler met en état d'arrestation une douzaine de personnes. Il interroge le maire, Hector Peschaud, Mme Espalieu et Mme Saunières, femmes de "résistants", absents. Soudain, devant l’hôtel de ville, Geissler et le groupe de soldats S.S. et de la Wehrmacht qui l’accompagne sont mitraillés par des maquisards postés sur les hauteurs de la ville. Le Hauptsturmführer Hugo Geissler et six soldats allemands sont tués.

Le , au petit matin, 25 otages sont abattus au lieu-dit du Pont de Soubizergues, à Saint-Georges, par mesure de représailles.

Le 16 juin, à Clermont-Ferrand, le capitaine SS Hugo Geissler est inhumé en présence de trois généraux, des membres du SD, et de Joseph Darnand.

Le , les lourdes représailles commencent sous les ordres du General Kurt Von Jesser : cent quinze Muratais sont raflés par la Légion des Tatars de la Volga (Ost-Bataillon du Freiwilligen Stamm-Regiment), légion stationnée au Puy-en-Velay, faisant partie de la Brigade Jesser. Les Muratais vont être déportés au camp de concentration de Neuengamme, où soixante-quinze d’entre eux vont périr.

Ses pouvoirsModifier

En zone Sud, le Kommandeur du Sipo-SD de Vichy a des pouvoirs très étendus et « il a le dernier mot » pour toutes questions policières, et non militaires.
Eugène Martres recense six domaines où le Kommandeur Geissler fait exercer, par les services du Sipo-SD de Vichy, des actions implacables et violentes. Il s'agit des domaines suivants :

  • arrestations de ressortissants du Reich : Luxembourgeois, Sarrois, Autrichiens, Alsaciens,
  • recherches des stocks d’armes clandestins,
  • neutralisation des services de renseignement mis en place par la Résistance ,
  • traque des réseaux de la France combattante ,
  • lutte directe contre les résistants (Armée secrète, FTP, maquis non communistes),
  • recherches et arrestations de Juifs d'origine française et étrangère.

Le capitaine SS Hugo Geissler n’intervient presque jamais sur le terrain, laissant à ses subordonnés le soin de pratiquer des interrogatoires musclés ou des tortures aux personnes arrêtées.
En conséquence, les opérations menées par le Kommandeur Geissler, « au début de février 1943 » (d'après le rapport Kaltenbrunner), en Région R1 (Rhône-Alpes), contre trois des chefs de l'Armée secrète, représenteraient une exception. Ces opérations sont rapportées, notamment, par G. Chauvy, Fr.-Y. Guillin, P. Miannay.
Le , les cinq cadres de l'AS Loire sont déportés avec la mention Nacht und Nebel (NN) au camp de concentration de Natzweiler , en Alsace (camp édifié au Struthof, nom du lieu-dit). Selon le décret Keitel, Vidiani et ses compagnons sont destinés à y disparaître sans laisser de traces. Un seul d'entre eux sera survivant , au moment de la libération des camps.

Le , Hugo Geissler intervient à la prison de Largentière en Ardèche pour imposer la libération des auteurs de l'attentat contre Marx Dormoy[14]. Malgré l'opposition des autorités pénitentiaires, Annie Mourraille, Yves Moynier, et Ludovic Guichard sont libérés[15]. Le , il fait arrêter le Commissaire Charles Chenevier chargé de l'affaire de l'assassinat, pour ses activités anti-allemandes et le fait déporter avec la mention " Nacht und Nebel " à Neuengamme (le ).

Notes et référencesModifier

  1. Séjour à Paris indiqué par E. Martres, mais contesté par S. Grundmann.
  2. Delarue Jacques, Histoire de la Gestapo, 2011, page 514.
  3. Selon P. Miannay, mais non évoqué par S. Grundmann.
  4. Bédarida Renée[réf. nécessaire].
  5. La véritable Armée secrète, celle de Jean Moulin et du général Delestraint, composée des formations paramilitaires des trois mouvements de la Résistance, Combat, Franc-Tireur, Libération ; ne pas la confondre avec la formation paramilitaire du mouvement Combat, dite AS de Combat (dans la Loire, Pierre Desgranges en a été le responsable désigné).
  6. La Région R1 de la résistance non communiste.
  7. D'après le rapport Kal, 27 mai 1943.
  8. Frenay Henri, La nuit finira, 1940-1945, Paris, Laffont, 1973, page 271.
  9. En septembre 1942, Billon a été désigné par le général Delestraint.
  10. Luirard Monique, La Région stéphanoise dans la guerre et dans la paix, 1936-1951, Université de Saint-Étienne, CEF, 1980, 1024 pages, p. 89.
  11. Dont les noms sont cités par A. Salvetelli. Cf. Granet Marie, Michel Henri, Combat : histoire d'un mouvement de résistance, de juillet 1940 à juillet 1943, Paris, PUF, 1957, 330 pages ; malgré divers oublis, erreurs et confusions, un tableau, p. 318 (?), permet de mesurer le séisme provoqué par l'arrestation de Salvatelli.
  12. E. Martres, op. cit., 1998, page 69.
  13. Rapport en 48 exemplaires, dont un sur le bureau d'Hitler.
  14. Annette Finley-Croswhite, Gayle K.Bruenelle, "Vengeance Vichy and The assassination of Marx Dormoy", Assassinat de Marx Dormoy, Commissaire Charles Chenevier
  15. Philippe Lourdrel, "Les Cagouards dans la guerre" éditions Albin Michel, 2009

BibliographieModifier

Par ordre chronologique inversé

  • Aron Robert, Histoire de Vichy, 1940-1944, Paris, Fayard, 1954.
    - Vichy, Geissler et l'industriel Thyssen, p. 352 et 353.
  • Salvatelli, commandant, Alfred, Un homme enchaîné s'évade, Saint-Étienne, Nouvelles éd. Debresse, 1959.
    - Geissler..., p. 78 et 79.
    - Le-Puy-en-Velay, Geissler arrête Salvatelli, p. 83 [R1, troisième arrestation].
    - Vichy, Geissler, avenue des États-Unis, p. 90.
    - Lyon, Geissler, p. 107 et 108.
    - Vichy, Geissler interroge Billon, p. 117 et 118.
    - Vichy, , mort de Billon, p. 135.
    - Vichy, Geissler interroge Salvatelli, p. 139 à 144.
    - Vichy, Sipo-SD, corps de Billon, p. 147 et 148.

1. Lormier Dominique, La Gestapo et les Français, Paris, Pygmalion, 2013.

  • Biographie de Batissier, p. 272 et 273,
    - Lyon, Geissler et Batissier arrêtent Billon et Lavergne, p. 273 [R1, 1re arrestation],
    - Saint-Étienne, Geissler et Batissier arrêtent Vidiani, Laporte (et compagnons, ignorés), p. 273 [R1, 2e arrestation].

2. Grundmann Siegfried, Martres Eugène, Hugo Geissler, vom Dresdner SA-Mann zum Kommandeur der Sicherheitspolizei und des SD in Vichy, Berlin, Nora Verlag, 2012.

  • Geissler parle français sans accent, p. 325,
  • Boemelburg, mentor de Geissler, p. 314 et 342,
  • Lyon, Geissler arrête Billon et Lavergne, p. 406 [R1, 1re arrestation].

3. Chauvy Gérard, Histoire sombre de la Milice, Bruxelles, Ixelles, 2012.

  • Murat, Geissler tué, otages fusillés, p. 262 et 263.

4. Conseil général, département du Cantal, Mémorial des déportés de Murat, ville de Murat, Maison du tourisme et du parc des volcans, .

5. Miannay Patrice, Dictionnaire des agents doubles dans la Résistance, Paris, Le Cherche midi, 2005.

  • Prague, Geissler dirige les représailles, p. 24,
  • Vichy, Geissler, chef d'une Délégation des polices allemandes, p. 27,
  • Biographie de Batissier, VM principal de Geissler, p. 49 et 50,
    - Lyon, Geissler et Batissier arrêtent Billon et Lavergne, p. 49,
    - Saint-Étienne, Geissler et Batissier arrêtent Vidiani, Laporte (et compagnons, ignorés), p. 50,
    - Le Puy, Geissler et Batissier arrêtent Salvatelli (compagnons ignorés), p. 50,
  • Vichy, Boemelburg succède à Geissler, p. 66,
  • Biographie de Geissler, p. 139 à 142,
    - Geissler a le contact direct avec Berlin, p. 140,
    - Lyon, Geissler arrête Billon et Lavergne, puis deux chefs départementaux AS de R1, p. 141,
    - Lyon, Geissler dirige l'interrogatoire du , p. 141,
  • Vichy, Geissler, chef de la Gestapo, p. 172,
  • Vichy, Geissler et un VM, ami intime, p. 174.

6. Martres Eugène, Auvergne - Bourbonnais. Les archives parlent, 1940-1945, Romagnat, De Borée, 2004.

  • Biographie de Geissler, p. 7 à 96.

7. Martres Eugène, L'Auvergne dans la tourmente, 1939-1945, Romagnat, De Borée, 1998.

  • Vichy, Oberg préside une réunion des Kommandeur régionaux, p. 69.

8. Guillin, docteur, François-Yves, Le général Delestraint, dans la Résistance, premier chef de l'Armée secrète, thèse de doctorat, Histoire, sous la direction de Gilbert Garrier, Université Lumière-Lyon 2, 1992.

  • Berlin, rapport Kaltenbrunner, les arrestations de février 1943 transmises par Geissler, p. 340,
  • R1, Geissler arrête trois chefs de l'AS, Billon, Vidiani, Salvatelli, p. 341,
  • cf. charles.delestraint.free.fr, 4e partie, data, tome 2, " Le drame ", p. 7 et 8 sur 56.

9. Chauvy Gérard, Histoire secrète de l'Occupation, Paris, Payot, 1991.

  • Berlin, rapport Kaltenbrunner, trois actions de Geissler en R1, p. 34 et 35,
  • R1, Geissler capture trois chefs de l'AS, Billon, Vidiani, Salvatelli, p. 36 à 41,
  • Lyon, retour de Geissler, p. 50,
  • Berlin, Kaltenbrunner, premier rapport sur l'AS, p. 309 et 310.

10. Luirard Monique, La région stéphanoise dans la guerre et dans la paix, 1936-1951, thèse de doctorat d'État, Histoire, sous la direction de...?..., Université Montaigne-Bordeaux 3, 1978.
Luirard Monique, op. cit., préface de René Rémond, Publications de l'Université de Saint-Étienne, Centre d'études foréziennes, 1980.

  • Saint-Étienne, Geissler arrête Vidiani et compagnons, date erronée, p. 487 à 489 [R1, 2e arrestation],
  • Le chef de la Délégation de la police allemande à Vichy, p. 489, note 112.

11. Veillon Dominique, Le Franc-Tireur, un journal clandestin, un mouvement de résistance, 1940-1944, thèse de doctorat, Histoire, sous la direction de Jacques Droz, Université Paris 1-Sorbonne, 1975.
Veillon Dominique, op. cit., Paris, Flammarion, 1977. Ouvrage publié avec le concours du CNRS.

  • Saint-Étienne, p. 177 à 180,
    - Saint-Étienne, la Gestapo arrête Laporte, Rambeaud, Quitaud, Paret (Vidiani ignoré, date erronée), p. 178 à 180.

12. Delarue Jacques, Histoire de la Gestapo, Paris, Fayard, 1962. Paris, Nouveau Monde, 2011.

  • Geissler, le représentant d'Oberg à Vichy, p. 390 et 391,
  • Vichy, Geissler, p. 514.

13. S

14. A

Liens externesModifier

  • Veillon Dominique, thèse de 3e cycle, Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, 1975, édition commerciale, 1977