Hudson Soft

développeur de jeux japonais

Hudson Soft
logo de Hudson Soft
illustration de Hudson Soft
Les bureaux de Hudson Soft sont présents dans la Midtown Tower.

Création
Disparition
Fondateurs Yuji et Hiroshi Kudo
Forme juridique Filiale de Konami
Siège social Tokyo
Drapeau du Japon Japon
Actionnaires KonamiVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Industrie vidéoludique
Produits Jeux Hudson Soft
Société mère KonamiVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 421 (mars 2011)[1]
Site web www.hudson.co.jpVoir et modifier les données sur Wikidata

Hudson Soft Company, Limited (株式会社ハドソン, kabushiki-gaisha Hadoson?) était un développeur et éditeur japonais de jeux vidéo. L'entreprise est fondée le 1973[2]. Elle fusionne le 1er mars 2012 avec Konami Digital Entertainment[3]. Son siège social était situé dans la Tokyo Mid-Town Tower à Tokyo avec un bureau additionnel à Sapporo[2]. Ses séries de jeux vidéo comprennent Bomberman, Adventure Island, Bloody Roar, Bonk et Mario Party[4].

Le logo de Hudson Soft représente une abeille en deux dimensions, suivie du mot Hudson en lettres capitales bleues, rappelant les écritures utilisées dans les westerns.

HistoriqueModifier

Yuji Kudo et Hiroshi Kudo, les frères fondateurs ont souhaité nommer leur société ainsi en hommage au type de locomotive à vapeur Hudson à laquelle ils vouent une grande passion[5]. L'entreprise se spécialise alors dans la vente d'équipement pour radioamateurs incluant des appareils de télecommunication et des arts photographiques.[6],[5]

En septembre 1975, Hudson Soft commence à vendre des produits PC.[7] En mars 1978, sous l'impulsion de Yuji, Hudson s'engouffre dans un secteur très profitable en développant des jeux pour PC.[7],[5]

En 1982, Takahashi Meijin, un joueur devenu célèbre pour sa capacité à pouvoir appuyer jusqu'à 16 fois par seconde sur un bouton d'une manette de jeux vidéo fait son entrée dans l'entreprise en tant que promoteur de la marque[8]. Il devient même l'objet d'une série de jeux vidéo à succès, celle des Adventure Island[8].

Durant la fin des années 1970 et début des années 1980, Hudson Soft favorise la quantité sur la qualité et va même jusqu'à sortir de 20 à 30 jeux vidéos par mois.[9],[5] Bien que cette pratique génère dans son ensemble des profits appréciables pour Hudson, aucun de ces jeux est un grand succès.[5],[9] Les choses changent à partir de la fin de 1983 quand la compagnie choisit de mettre l'accent sur la qualité[9]. Hudson connaît très rapidement un succès fulgurant[5]. Hudson Soft devient la première compagnie tierce à vendre des jeux pour la Famicom de Nintendo et son titre pour cette console, Lode Runner, se vend à plus 1,2 millions de copies après sa parution en 1984[7]. L'entreprise connait la même année un autre succès grâce à la version Famicom de Bomberman[5]. À part de la Famicom, Hudson Soft sort des jeux sur une multitude de micro-ordinateurs japonais des années 1980 incluant la MSX[10], NEC PC-8801[11], NEC PC-6001[12], Sharp X1[13] et FM-7[9],[14].

Hudson Soft développe en collaboration avec NEC la console PC-Engine[15]. L'appareil obtient un succès au Japon mais sa sortie en Amérique du Nord, sous le nom de TurboGrafx-16, est un désastre commercial et reçoit une part de marché inférieure à la Super Nintendo Entertainment System ou Sega Genesis[15]. De plus, NEC ne sort jamais la console officiellement en Europe à l'exception d'une brève production tardive au Royaume-Uni[16]. En France, la PC-Engine est officiellement commercialisée par une compagnie tierce au lieu de NEC.[17]

Hudson Soft collabore avec Nintendo sur certains jeux dont la série Mario Party[18].

Hudson Soft est sévérement touchée par l'effondrement de sa banque Hokkaido Takushoku[6]. En quête de nouvelles sources de financement, Hudson entre à la Bourse pour la première fois en décembre de l'an 2000[19]. Cela amène Konami à acquérir des parts d'entreprise et de devenir un important actionnaire d'Hudson Soft en août 2001[20],[21].

En avril 2005, Konami achète 3 millions d'actions supplémentaires lui permettant de détenir plus de 50% des parts de Hudson Soft et d'en faire une filiale[22]. Hudson Soft continue d'être l'éditeur de ses propres jeux vidéos mais travaille étroitement avec Konami qui s'occupe de leur distribution au Japon[23].

Hudson Soft est rachetée complètement en 2011 par Konami[24]. La fille américaine, Hudson Entertainment, est liquidée par le fait même[25].Takahashi Meijin quitte la compagnie peu après.[8]

Konami pense pouvoir faire remonter la pente à un studio en difficulté financière. Cependant, Hudson Soft ferme définitivement ses portes le et est absorbée par Konami Digital Entertainment[26]. Le geste n'est pas une décision unilatérale de Konami mais plutôt une fusion volontaire convenue par les deux compagnies lors d'une réunion ayant eu lieu le 12 janvier 2012[27],[26].

Konami n'a fait aucune mention spécifique en ce qui concerne les licences du studio, notamment Bomberman, lorsque la nouvelle est annoncée en janvier 2012[28]. Toutefois, Konami annonce son intention de développer des produits et services sous le nom d'Hudson et de maintenir son site internet[29],[20].

Au début de 2014, Konami retire le site internet d'Hudson qu'elle entretenait depuis mars 2012[30]. L'année suivante, Konami vend l'édifice à Sapporo qui abritait l'ancien siège social d'Hudson Soft[31].

Konami continue de commercialiser le catalogue d'Hudson Soft à diverses occasions.[32],[33] De plus, le titre original Super Bomberman R de Konami fut développé par des anciens employés d'Hudson Soft impliqués auparavant dans d'autres jeux de la série Bomberman[34].

Liste non exhaustive des jeuxModifier

FilialesModifier

Hudson Soft USAModifier

Première filiale américaine ayant eu son siège social d'abord à South San Francisco et par la suite à Seattle[35],[36]. Fondée en 1988, elle concentre ses jeux sur les consoles Nintendo de son époque c'est-à-dire la NES, le Game Boy et la Super Nintendo[5]. À la fin de 1995, elle vend les droits d'édition de ses jeux à Acclaim Entertainment et ferme ses portes la même année[36],[37].

Hudson EntertainmentModifier

Deuxième filiale américaine (après l'ancienne Hudson Soft USA) formée en novembre 2003 et située à San Mateo[38],[39]. Elle cesse ses activités le 31 mars 2011 lors de l'acquisition complète de sa société-mère par Konami[40].

Hudson Music EntertainmentModifier

Label discographique de Hudson[41].Fusionnée le 1er mars 2012 dans KME Corporation, la filiale musique de Konami Digital Entertainment[3],[26].

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. https://web.archive.org/web/20111220173531/http://www.hudson.co.jp/profile.html
  2. a et b web.archive.org/web/20100819093717/http://www.hudson.co.jp/corp_eng/coinfo/outline.html
  3. a et b https://web.archive.org/web/20180613015045/https://toushi.kankei.me/d/S000A38P
  4. « List of Hudson Soft Co. Ltd. Developed Games » [archive du ], allgame.com (consulté le )
  5. a b c d e f g et h Damien McFerran, « Hudson Profile — Part 1 (RG) » (version du 3 avril 2014 sur l'Internet Archive), sur Retro Gamer Magazine
  6. a et b http://www.japaninc.com/article.php?articleID=64
  7. a b et c « Company history (archives) » [archive du ], Hudson Soft, (consulté le )
  8. a b et c James Newton, « 16-Shot Legend Takahashi Meijin Leaves Hudson », Nintendo Life,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. a b c et d « Oh!FM-7:ハドソンソフト » (consulté le )
  10. http://msx.jpn.org/tagoo/search.cgi
  11. https://www.gamepres.org/pc88/library/frame1.htm
  12. https://web.archive.org/web/20070628130935/http://p6-kei.hp.infoseek.co.jp/Hudson2.html
  13. http://www.hardcoregaming101.net/hudsonmario/hudsonmario.htm
  14. https://www.gamingalexandria.com/wp/2020/12/fujitsu-fm-7-tape-dumps/
  15. a et b Damien McFerran, « Hudson Profile — Part 2 (RG) », Retro Gamer Magazine, , p. 44–49
  16. Nutt, « Stalled engine: The TurboGrafx-16 turns 25 » [archive du ], sur Gamasutra,
  17. https://www.journaldugeek.com/2020/06/28/la-pc-engine-coregraphx-mini-enfin-disponible/
  18. https://www.pastemagazine.com/games/nintendo/nintendo-should-buy-these-5-hudson-soft-games-from/
  19. (ja) « 「株式会社ハドソン」当選・補欠当選者の申込受付終了 », Rakuten (consulté le )
  20. a et b Alex Culafi, « Hudson Soft Being Absorbed by Konami », sur Nintendo World Report, (consulté le )
  21. https://www.konami.com/corporate/en/history/
  22. Simon Carless, « Konami Gets Hudson Soft As Subsidiary », (consulté le )
  23. http://www.gamasutra.com/view/feature/130001/hudsons_revenge__looking_forward_.php?page=2
  24. la_redaction, « Konami phagocyte Hudson Soft », sur jeuxvideo.com, (consulté le ).
  25. Colin Moriarty, « Hudson Entertainment is No More », sur IGN, News Corporation, (consulté le )
  26. a b et c « Hudson Ceases to Exist on March 1 », sur Andriasang (consulté le )
  27. (ja) « コナミ、ハドソンを3月1日付けで吸収合併 »,‎ (consulté le )
  28. http://www.nintendo-difference.com/news24495-hudson-soft-vit-ses-derniers-mois.htm
  29. « Hudson Soft - Official website » [archive du ], Konami Digital Entertainment (consulté le )
  30. https://web.archive.org/web/20140101000000*/http://www.hudson.jp
  31. John Andersen, « The demolition of Japan’s videogame history », (consulté le )
  32. « ゲーム一覧 - 家庭用ゲーム - Wii - KONAMI コナミ製品・サービス情報サイト », sur KONAMI コナミ製品・サービス情報サイト
  33. https://www.konami.com/games/pcemini/lineup/eu/fr/
  34. http://www.siliconera.com/2018/04/13/super-bomberman-r-trailers-highlight-platform-exclusive-characters/
  35. http://www.nintendoplayer.com/features/protos/neslicenseeaddressbook.txt
  36. a et b « News Bits », IDG, no 90,‎ , p. 17
  37. Tor Thorsen, « Hudson Soft's US arm closing » [archive du ], sur GameSpot, CBS Interactive, (consulté le )
  38. (ja) « 株式会社コナミデジタルエンタテインメント », sur www.hudson.co.jp (consulté le )
  39. https://www.gamesradar.com/konami-to-close-hudson-entertainment/
  40. « Hudson - Corporate - Office » [archive du ], (consulté le )
  41. https://web.archive.org/web/20120120094611/http://www.hudsong.jp/