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Carte des départements français.
Localisation du gisement sur la carte des communes de Saône-et-Loire.

Les houillères de La Chapelle-sous-Dun sont des mines de charbon exploitées entre le XVIIIe siècle et 1960 sur le territoire de la commune de La Chapelle-sous-Dun, dans le sud de la Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

HistoireModifier

L'exploitation est attestée en 1774. La concession dite de « La Chapelle-sous-Dun » est accordée en 1809. Le lieu-dit de « La Mine » est exploité en premier par des travaux de faible profondeur dans une couche de moyenne qualité et de faible épaisseur. L'exploitation se déplace vers l'ouest et le nord dé 1826 pour exploiter la « Grande couche » plus rentable. La concession dite « des Moquets » est accordée en 1841. En 1899, le mineurs se mettent en grève pendant 117 jours consécutifs. L'année 1902 marque l'apogée de l'exploitation avec 80 000 tonnes de houille extraite et un effectif de 400 ouvriers. En 1931, les Houillères de La Clayette sont créées. L'exploitation cesse en avril 1960 après que 2,5 millions de tonnes aient été exploitées[1],[2],[3].

TravauxModifier

Les puits de mine et descenderies sont principalement répartis sur deux secteurs géographiques[4] :

  • « La Mine » (à l'ouest du bourg-centre) : puits 4, 6 et 7 (« Félicité »), puits Marc, puits de la Forge, puits du Diable, puits Conchalon et puits Henriette ;
  • « Les Moquets » (à l'équart, au, nord-ouest ) : puits 9 (Neuf) et son puits d'aérage, puits du Manège, puits de la Pompe, puits Saint-Louis, puits Martin, et descenderie des Moquets.

Puits NeufModifier

Principal puits exploité dans les années 1900-1910.

Puits JosetteModifier

Puits creusé en 1938 pour relancer l'activité.

Puits no 7 dit « Félicité »Modifier

L'exploitation du puits démarre le , deux ans plus tard, il rencontre la grande couche à 200 mètres, le fonçage s'achève en 1847 à 250 mètres de profondeur. L'extraction cesse vers la fin du XIXe siècle et le puits ne sert plus qu'à l'exhaure et à l'aérage. En 1950, le puits est réaménagé pour relancer l'exploitation. Une tour d'extraction, des bâtiments et des trémies en béton sont construits et du matériel électrique est installé (treuil, pompe, télébennes). Il est le dernier puits à fermer le [5].

Patrimoine et mémoireModifier

Des vestiges de certains puits subsistent au début du XXIe siècle.

L'association Mémoire des mineurs et des mines de La Chapelle-sous-Dun organise des conférences, des expositions temporaires et des randonnées ayant comme thème les houillères locales.

RéférencesModifier

  1. BRGM 1995, p. 5.
  2. C. Mathon, M. Vincent et N. Zornette 2002, p. 3 et 7.
  3. CAROM 2008, p. 2.
  4. BRGM 1995, p. 14.
  5. Association mémoire des mineurs et mines de La Chapelle-sous-Dun.

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • L. Guillaume, Rapport sur le bassin houiller de La Chapelle-sous-Dun, BRGM, (lire en ligne)
  • BRGM, La Chapelle-sous-Dun et des Moquets (Saône-et-Loire - 71), BRGM, (lire en ligne).  
  • C. Mathon, M. Vincent et N. Zornette, La Chapelle-sous-Dun (71) lieu-dit "La Mine" : Contrôle par sonar de l'extension des vides détectés par microgravimétrie et forages destructifs, BRGM, (lire en ligne).  
  • CAROM, Mines de charbon de La Chapelle-sous-Dun et des Moquets (Saône-et-Loire), Archives nationales du monde du travail, (lire en ligne).