Horst Mahler

Horst Mahler, né le à Haynau, en province de Basse-Silésie, est un avocat allemand connu pour avoir été membre fondateur de l'organisation révolutionnaire Fraction armée rouge dans les années 1970, puis pour ses positions néo-nazies et négationnistes.

Horst Mahler
Horst Mahler demonstration in Leipzig 2001.jpg
Horst Mahler en 2001.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (84 ans)
HaynauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
Partis politiques
Parti social-démocrate d'Allemagne
Kommunistische Partei Deutschlands (Aufbauorganisation) (d)
Parti national-démocrate d'AllemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Condamné pour
Lieux de détention
Moabit Prison (d), prison de BrandebourgVoir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Fils de nazis militants, Mahler soutient dans sa jeunesse les mouvements gauchistes allemands dont il est un des avocats. Il devient l'un des membres fondateurs de la Fraction armée rouge en 1970 et participe alors à des braquages et à une évasion d'Andreas Baader. Il s'enfuit comme plusieurs autres militants dans les camps palestiniens en Jordanie et sera emprisonné plusieurs années dans ce pays, puis en Allemagne.

Le , il est arrêté avec Brigitte Asdonk, Ingrid Schubert, Irene Goergens et Monika Berberich, puis ils sont tous placés en isolement total. Il est alors défendu par Otto Schily qui sera de 1998 à 2005, ministre fédéral de l'Intérieur dans la coalition rouge-verte de Gerhard Schröder[1]:

Au début des années 1980, grâce à son avocat Gerhard Schröder (futur chancelier fédéral d'Allemagne), il est libéré après avoir purgé les deux tiers de la peine et, en 1987, réintégré au barreau d'Allemagne[1]. Mais durant sa détention, Mahler a changé d'opinions politiques. Il rejoint en le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), un parti allemand d'extrême droite et soutient ouvertement leurs idées[2].

Niant l'existence des chambres à gaz et affirmant « que nous (l'Allemagne) ayons systématiquement assassiné six millions de juifs est un mensonge[3] », il a été condamné pour cela plusieurs fois par les tribunaux allemands :

  • 7 800 euros d'amende en pour avoir fait l'apologie des attentats du 11 septembre 2001[4],
  • six mois de prison le par le tribunal de Cottbus, dans l'est de l'Allemagne, pour avoir fait le salut hitlérien[5],
  • dix mois de prison en pour avoir nié la Shoah et pour avoir salué d'un « Heil Hitler » un animateur juif qui l'interviewait à la télévision[4],
  • six ans le , par le tribunal de Munich pour « incitation à la haine raciale » en ayant qualifié l'Holocauste de « plus énorme mensonge de l'histoire du monde »[6],
  • cinq ans et deux mois le , peine cumulative de la peine précédente, pour négationnisme, par le tribunal de Potsdam[4],[7].

Il est incarcéré depuis sa condamnation du [6], pour plus de onze ans de prison.

En , il est libéré pour des raisons de santé[8], dont un diabète ayant entrainé l'amputation de la jambe gauche[9]. Le , il aurait dû réintégrer la prison, mais ne se présente pas. Considéré comme fugitif, il est arrêté le en Hongrie[8] et remis aux autorités allemandes le suivant[10].

Il est en relation de couple avec Sylvia Stolz[11].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (de) Hans-Joachim Noack, Der ewige Desperado, spiegel.de, 5 février 2001
  2. Atkins 2009
  3. Cité par Atkins 2009
  4. a b et c Allemagne: 5 ans de prison de plus pour Horst Mahler 12/03/2009, Alliance
  5. Un salut fasciste vaut six mois de prison au néo-nazi Horst Mahler 23/1/2007, 7 sur 7
  6. a et b Un négationniste écope de 6 ans de prison le 25 février 2009, lci.tf1.fr
  7. Perpétuité pour le dissident Horst Mahler 12/3/2009, LeMatin.ch repris par Altermedia France
  8. a et b « Le négationniste allemand Horst Mahler arrêté en Hongrie », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  9. (de) Michael Sontheimer, « Horst Mahler auf der Flucht : Anwalt, RAF-Gründer, Nazi », Der Spiegel,‎ (lire en ligne)
  10. Agence France-Presse, « Un négationniste allemand remis à l'Allemagne », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2017)
  11. (de) Frank Käßner: Ernst Zündel: "Agitator, Hetzer, Brandredner". In: Welt Online, 16. Februar 2007.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier