Ouvrir le menu principal

Horace de Carbuccia

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Carbuccia (homonymie).

Horace de Carbuccia
Illustration.
Horace de Carbuccia en 1934.
Fonctions
Député 1932-1936
Gouvernement IIIème République
Groupe politique GR
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 83 ans)
Résidence Corse

[1]Horace de Carbuccia (né à Paris le – mort à Paris le ) était un homme politique, un journaliste, un écrivain et un éditeur français.

BiographieModifier

Horace de Carbuccia est issu d'une célèbre famille corse, originaire de Bastia, connue depuis le XVIe siècle [2], issue de Sebastiano de Carbuccia (né en 1515), député à Gênes. *Antonio-Pascale de Carbuccia (1683-1759), est podestat de Bastia. *Orazio de Carbuccia (1714-1778), fondateur du Régiment Royal Corse, participe au Siège de Berg-op-Zoom (1747). Il est décoré de la croix de Saint-Louis par le roi Louis XV. *Antonio de Carbuccia (1753-1831), est maire et conseiller général de Bastia. *Horace de Carbuccia (1804-1863), est président de la cour impériale de Bastia, président du conseil général de Corse. *Pierre de Carbuccia (1851-1916), est batônnier de l'ordre des avocats de Bastia, vice-président du conseil général de Corse. *Jean-Luc de Carbuccia (1893-1917), sous-lieutenant au 9ème régiment de cuirassiers, est mort pour la France le 5 mai 1917, lors de la Bataille du chemin des dames , au Moulin de Laffaux, (Aisne).

CarrièreModifier

Horace de Carbuccia, titulaire d'un doctorat en droit de la Faculté de Paris, est mobilisé dans l'infanterie durant la Première Guerre Mondiale, blessé et décoré de la médaille militaire[1].

En 1921, il fonde avec son cousin Marcel Prévost, Joseph Bédier et Raymond Recouly la Revue de France chez La Renaissance du livre. En 1928, il fonde Gringoire, un hebdomadaire politique et littéraire, qui atteint le plus fort tirage, jusqu'à 975.000, et la plus forte vente de son époque[1], et qui est connu pour son antisémitisme. Il dirige également une maison d'édition, les Éditions de France.

Sa femme, Adry de Carbuccia, était la belle-fille de Jean Chiappe, préfet de police de Paris. Elle fut aussi productrice de films, notamment de La vache et le prisonnier avec Fernandel dans le rôle principal.

À partir des années trente, le salon des Carbuccia, avenue Foch, est l'un des plus courus de Paris[3]. Les Carbuccia recevaient aussi sur la Côte d'Azur, à Sainte-Maxime dans leur villa du quartier de la Grande Pointe.

Furent notamment reçues avenue Foch des personnalités du monde politique comme André Tardieu, conseiller de Clemenceau, et des écrivains, notamment Pierre Drieu la Rochelle, Céline, Jean Cocteau, Colette, André Maurois, Joseph Kessel, Somerset Maugham, Romain Gary ou encore François Mauriac.

Carbuccia est élu député de Corse (circonscription d’Ajaccio) du 1er mai 1932 au 31 mai 1936, siégeant dans les rangs de la Gauche radicale, groupe parlementaire qui, contrairement à ce que son nom laisse penser, était situé au centre droit.

Durant les années 1930, son hebdomadaire Gringoire dénonce la menace nazie et appelle au réarmement de la France. Xavier de Hauteclocque, envoyé spécial du journal en Allemagne, signe plusieurs articles retentissants dénonçant le régime hitlérien[4]. En 1940, Gringoire et Carbuccia se replient en zone libre. Son livre Corse, terre de fidélité s'oppose a l'annexion de la Corse par l'Italie et lui vaut un mandat d'arrêt de l'occupant italien[1].

Après la Libération le gouvernement exerça également contre lui des poursuites mais lorsque son procès vint devant le tribunal militaire de la Seine, l'accusation fut abandonnée et Carbuccia acquitté à l'unanimité[1]. Il s'intéressa ensuite à l'édition et au cinéma, tout en rédigeant des mémoires, Le Massacre de la victoire, qu’Alain Decaux décrira comme « tout l’entre-deux-guerres vu de droite et d’un inestimable observatoire »[5].

Horace de Carbuccia est le père de Jean-Luc de Carbuccia, lui aussi éditeur.

TélévisionModifier

PublicationsModifier

  • Adaptation du théâtre de Somerset Maugham, Éditions de France, 1940
  • Adieu à mon ami anglais, 1942
  • Corse, terre de fidélité, Éditions de France, 1943
  • Le Massacre de la victoire 1919-1934, mémoires tome 1, Plon 1973
  • Les Racines de l’enfer 1934-1939, mémoire tome 2, Plon, 1973

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Biographie d'Horace de Carbuccia »
  2. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, ed. Sedopols, 2012, p.181
  3. Blanchard Emmanuel, « Le 6 février 1934, une crise policière ?. », Vingtième Siècle. Revue d'histoire 4/2015 (N° 128) , p. 15-28. DOI : 10.3917/ving.128.0015.
  4. « Xavier de Hauteclocque contre le nazisme », sur lefigaro.fr,
  5. EPIXELIC, « Recherche - Editions de Paris », sur www.editions-de-paris.com (consulté le 21 août 2018)

SourcesModifier

  • « Horace de Carbuccia », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Article connexeModifier

Liens externesModifier