L'histoire populaire est une façon de raconter l'histoire en se plaçant dans la peau d'un « citoyen lambda », voire d'un pauvre ou d'un marginal plutôt que dans celle d'un gouvernant ou d'un « grand homme ». Cette prise en compte de la perspective des gens d'« en-bas » lui vaut le nom d'« history from below » en anglais ou « Geschichte von unten » en allemand.

DescriptionModifier

L'historien Howard Zinn est un théoricien de ce point de vue narratif, qu'il justifie notamment dans le portrait autobiographique You can't be neutral on a moving train.

« Nous ne devons pas accepter la mémoire des états comme la nôtre. Les nations ne sont pas les communautés et ne l'ont jamais été. L'histoire des pays, présentée comme l'histoire d'une famille, occulte les conflits d'intérêt farouches (parfois explosifs, le plus souvent refoulés) entre vainqueurs et vaincus, maîtres et esclaves, les capitalistes et les travailleurs, dominateurs et dominé par la race et le sexe. Et dans un tel monde de conflits, un monde de victimes et bourreaux, c'est le travail des gens qui pensent, comme Albert Camus l'a suggéré, de ne pas être du côté des bourreaux. »[1]

Notes et référencesModifier

  1. Howard Zinn, traduction d'un extrait de A people history of US

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BibliographieModifier

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