Histoire philatélique et postale de la France

Ceci est une introduction à l'histoire postale et philatélique de la France.

Timbre de 20 centimes émis en 1849 représentant le profil gauche de Cérès en blanc sur fond noir.
Vingt centimes noir au type Cérès, émis le . Il s'agit du premier timbre français.

Des origines à la Révolution françaiseModifier

 
Routes postales en 1563.

Comme pour l'ensemble de l'Europe, le service postal mis en place par les romains, qui faisait lui-même suite à un premier réseau gaulois, est anéanti par les grandes invasions (Chauvet 2002, p. 17).

Vers 1477, le roi Louis XI crée les chevaucheurs de l’écurie du roi pour transmettre ses messages. En effet, pour mettre fin aux désordres engendrés par la guerre de Cent Ans, il met en place un moyen de gérer ses communications rapides à longues distances (Charbon, Marchand et Oger 1996, p. 26). Cela se traduit notamment par la mise en place de relais de poste pour assurer la rotation des chevaux.

Le centre de ce réseau se situe au Plessis-lèz-Tours et dessert notamment Orléans, Paris, Boulogne-sur-Mer (vers l'Angleterre), Bordeaux, Arras (vers la Flandre française), Lyon (vers la Savoie, la Provence et le Languedoc).

De la Première République à 1848Modifier

 
Lettre de 1828 avec marque postale linéaire « 61 Arras ».

La Révolution française organise la France en départements, induisant ainsi une profonde réforme du système administratif et postal. Une des conséquences visibles est l'apparition des marques postales linéaires avec numéro de département : les premiers départements de 1790 sont numérotés de 1 à 83, et les départements ultérieurement créés reçoivent ensuite les numéros suivants. Les plis postaux sont revêtus d'un cachet portant le numéro du département au départ du courrier et la taxe est payée par le destinataire.

À partir d'avril 1830, la poste rurale est créé en France : 5 000 facteurs sont recrutés pour distribuer les correspondances dans toutes les communes du pays.

De la Deuxième République à la Troisième RépubliqueModifier

La réforme postale en FranceModifier

Les premiers timbresModifier

Louis-Napoléon Bonaparte (président de la Deuxième République)Modifier

En 1852, l'administration postale met en service les cachets d'oblitération par losange petits chiffres caractéristiques de cette période.

Second EmpireModifier

Louis-Napoléon Bonaparte, empereur des Français sous le nom de Napoléon III, figure sur les séries de timbres d'usage courant de France et de ses colonies de jusqu'à la chute du Second Empire.

La période troublée de la guerre de 1870 est particulièrement riche en évènements postaux et philatéliques :

Troisième RépubliqueModifier

Les timbres préoblitérésModifier

En France, des timbres préoblitérés sont confectionnés par les postiers dès les années 1860 pour faciliter l'affranchissement et l'oblitération d'envois en grand nombre par un même expéditeur, souvent une entreprise de commerce. Après une expérience de timbres surchargés uniquement en 1893, les préoblitérés de France sont régulièrement émis à partir de 1920.

Les oblitérations mécaniquesModifier

 
Carte postale oblitérée avec une machine Daguin. Les 2 cachets ont des légendes différentes.

Face à la croissance du courrier à gérer, l'administration des postes cherche des procédés pour oblitérer automatiquement le courrier. La première machine à oblitérer est inventée par l'ingénieur Eugène Daguin. Sous le nom de machine Daguin, elle est mise en service en juin 1884 à Paris ; son rendement était de 3 000 lettres par heure.

Dans un premier temps, l'objectif est de rendre plus visible la date d'expédition : on utilise donc deux cachets dateurs, l'un pour oblitérer, l'autre pour montrer la date.

Pour reconnaitre une empreinte Daguin, il faut vérifier un écartement constant de 28 millimètres entre les centres des deux cachets, et rechercher des différences dans les cachets.

La poste aérienneModifier

Les débuts, de 1871 à 1899Modifier

De 1900 à 1913Modifier

Cette époque marque une transition philatélique très importante avec l'arrêt des types Sage (Paix et Commerce) pour les premières émissions du vingtième siècle et l'apparition des Semeuses.

La Première Guerre mondialeModifier

 
Timbre au type Semeuse de 10 centimes portant une surtaxe de 5 c au bénéfice de la Croix-Rouge.

Le , la France déclare la guerre à l'Allemagne et s'engage dans un conflit de 4 ans. Pendant cette période les tarifs postaux demeurent relativement stables et il n'y a pas d'émission de nouveaux timbres courants.

On note cependant une innovation philatélique importante : l'apparition de surtaxes à des fins humanitaires. En 1914, deux timbres au type Semeuse (10c rouge) portent une surtaxe de 5 centimes au profit de la Croix-Rouge. Il s'agit d'abord d'une simple surcharge, puis un timbre spécial est imprimé. En 1917, une autre série marque le début des timbres figuratifs en France. Il s'agit également d'une série surtaxée, mais au profit des pupilles de la Nation.

L'entre deux-guerresModifier

La Deuxième Guerre mondiale : le régime de VichyModifier

La Libération de la France et la Quatrième RépubliqueModifier

La Cinquième RépubliqueModifier

La construction européenneModifier

Les émissions EuropaModifier

En 1956, la France participe à la première émission des timbres Europa avec cinq autres pays : l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Le passage à l'euroModifier

En 1988, l'administration procède à une première préfiguration de l'euro en apposant une surcharge de 0,31 ECU sur un timbre Liberté de Gandon. On peut également considérer les émissions avec un code de tarif comme une autre façon de se rendre indépendant d'un changement monétaire. En 1999 quelques timbres sont émis avec une « traduction » de la valeur faciale en euro. En 2000 et 2001, cette mesure devient systématique. À partir de 2002, l'euro est la seule monnaie utilisée sur les timbres de France.

Cependant les timbres français libellés en francs et en anciens francs, sauf quelques exceptions démonétisées, restent valables pour l'affranchissement du courrier.

Les particularités régionalesModifier

L'Alsace-LorraineModifier

La Savoie et les Alpes-MaritimesModifier

La Savoie est une zone géographique charnière entre la France et l'Italie ; son histoire postale est le reflet de cette double appartenance :

  • de 1416 à 1792, son histoire se confond avec celle du duché de Savoie ;
  • de 1792 à 1815, la Savoie est annexée par la France et se voit doter du même système postal ;
  • à la suite du traité de Paris de 1815, la Savoie retourne vers l'influence italienne à travers le royaume de Sardaigne (c'est dans ce contexte qu'elle vivra la réforme postale) ;
  • enfin en 1860, à la suite de son annexion, son histoire philatélique et postale redevient française.

Les Alpes-Maritimes ont un parcours assez voisin de celui de la Savoie.

L'influence française dans le monde philatélique et postalModifier

L'AlgérieModifier

L'empire colonialModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michèle Chauvet, Introduction à l'histoire postale [de France], Paris, Brun & Fils,
  • Paul Charbon, Patrick Marchand et Benoit Oger (préf. André Darrigrand), Le Patrimoine de la Poste, Charenton-le-Pont, FLOHIC Éditions,

Notes et référencesModifier