Hippodamie (épouse de Pirithoos)

personnage de la mythologie grecque, fille de Boutès

Dans la mythologie grecque, Hippodamie (en grec ancien Ἱπποδάμεια / Hippodámeia) - aussi appelée Déidamie - est la fille d'Atrax ou de Boutès (un habitant de Thrace, fils de Borée). Ce nom apparaît dans l'Iliade et dans l'Odyssée[1]

Temple de Zeus à Olympie. Fronton Ouest. Hippodamie (épouse de Pirithoos) et le centaure Eurithion, Pirithoos et Apollon
Centaure essayant d'enlever Hippodamie à Pirithoos et Thésée, cratère apulien à figures rouges, v. 350-340 av. J.-C., British Museum (F 272)

Ainsi, à l'occasion de ses noces avec Pirithoos, roi des Lapithes, les centaures, ivres, essaient d'enlever Hippodamie. Cet incident déclenche le célèbre combat entre les deux peuples.

Précisément : Le jour de son mariage, Pirithoos invita tous les habitants de la région, y compris les centaures, à un somptueux banquet . Mais ceux-ci, qui n'avaient jamais goûté de vin, se sont enivrés et ont enlevé Hippodamie, ainsi que le reste des femmes et même quelques jeunes hommes qui étaient venus au banquet. Ce fut l'origine de la fameuse guerre entre Centaures et Lapithes, qui se solda par la défaite des premiers, grâce à l'intervention de Pirithoos et de son fidèle ami Thésée.

Hippodamie a par la suite un fils de Pirithoos, Polypœtès.

Notons que le nom d'Hippodamie est souvent remplacé par celui de Déidamie . Par exemple, dans le milieu des historiens d'art qui se réfèrent à Pausanias, pour la scène du fronton Ouest du temple de Zeus à Olympie[2].

Par ailleurs l'épouse de Pirithoos ne doit pas être confondue avec une autre Hippodamie, la fille d'Œnomaos. Celle-ci, pour compliquer la lecture des frontons d'Olympie, se trouve sur le fronton Est, tandis que l'épouse de Pirithoos se débat dans les bras du Centaure au fronton Ouest.

RéférencesModifier

  1. Françoise Letoublon, « Autour des Centaures », dans Hélène Casanova-Robin (dir.), Ovide, figures de l'hybride : illustrations littéraires et figurées de l'esthétique ovidienne à travers les âges, Paris, H. Champion, (ISBN 978-2-7453-1792-6, SUDOC 133653536, lire en ligne), p. 23-34, sur Hippodamie p. 23-25. Iliade : « Dans le chant II de la même Iliade, l’une des dernières sections du Catalogue mentionne parmi les Achéens Polypœtès, fils de « Pirithoos qui eut Zeus immortel pour père », et de « l’illustre Hippodamie », et la vengeance que tira ce Pirithoos (ἐτίσατο) des « bêtes chevelues » ou « poilues » (v. 743 φῆραc λαχνήενταc) ». Odyssée, XXI: qui mentionne - dans la bouche d’Antinoos, le plus violent et le plus hardi des prétendants face à Ulysse - l’ivresse du Centaure Eurytion, l'hospitalité de Pirithoos bafouée et Hippodamie : « Remarquons au passage que le nom d’Hippodameia contient le nom du « cheval »: l’épouse de Pirithoos semble avoir joué un rôle dans la naissance de la querelle, mais il n’est pas explicité. »
  2. Bernard Holzmann et Alain Pasquier, L'Art grec, Paris, École du Louvre. Réunion des musées nationaux - Grand Palais, coll. « Manuels de l'École du Louvre », (1re éd. 1998), 365 p. (ISBN 2-7118-3782-3 et 2-11-003866-7, SUDOC 004503562), p. 173 et John Boardman (trad. de l'anglais), La sculpture grecque classique [« Greek sculpture : the classical period : a handbook »], Thames & Hudson, 1994, autres tirages : 1999, 2002 (1re éd. 1985), 251 p., 21 cm (ISBN 2-87811-086-2, SUDOC 003558495), p. 35

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