Hillion

commune française du département des Côtes-d'Armor

Hillion
Hillion
La baie de Saint-Brieuc vue de Hillion.
Blason de Hillion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Mickaël Cosson
2020-2026
Code postal 22120
Code commune 22081
Démographie
Gentilé Hillionnais
Population
municipale
4 160 hab. (2018 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2013)
Densité 168 hab./km2
Population
agglomération
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 49″ nord, 2° 40′ 04″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 86 m
Superficie 24,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Brieuc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trégueux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-hillion.fr

Hillion [iljɔ̃] est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune.

La commune de Hillion se situe en bord de mer, au nord-centre du département des Côtes-d'Armor, à l'Est de Saint-Brieuc et à l’extrême Est de l'agglomération dont elle fait partie : Saint-Brieuc Armor Agglomération.

Les communes les plus proches à vol d'oiseau sont : Yffiniac (4 km), Morieux (4,9 km), Coëtmieux (6,1 km), Pommeret (7,7 km) et Andel (8,7 km).

Communes limitrophes d’Hillion
Manche Manche Manche
Manche   Morieux
Yffiniac Pommeret Coëtmieux

Géologie et reliefModifier

 
Plage de galets à la pointe du Grouin.

La géologie de Hillion est la même que celle de Saint-Brieuc (voir : Cadre géologique Saint-Brieuc). La commune est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives.

Des roches volcaniques sont bien visibles à Hillion au niveau de l'anse d'Yffiniac (tufs schistosés et poudingues vers la plage de l'Hôtellerie[1]) et de la carrière du Vaugas où affleurent des leptynites acides[2], des amphibolites à grenat de haut métamorphique[3], alternant avec des gneiss dioritiques, des gabbros[4] et quelques cumulats ultrabasiques. « Cette carrière donne une bonne image du complexe métamorphique et plutonique qui constitue le fond de la baie de Saint-Brieuc[5] ».

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie de cette bande côtière peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, des structures géologiques (cisaillement, faille, pli, schistosité) témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[6].

HydrographieModifier

 
Le Gouessant et la centrale hydroélectrique.

Située au fond de la baie de Saint-Brieuc, Hillion présente les caractéristiques d'une péninsule entourée par la Manche avec à l'ouest l'anse d'Yffiniac, au nord la baie et à l'est l'anse de Morieux dans lequel se jette le Gouessant. Sans grand relief, Hillion est traversée, en plus du Gouessant, par l'Évron et le Cré.

Avec un littoral d'environ 13 km, Hillion est au cœur de la zone humide d'intérêt national que constitue la baie de Saint-Brieuc, classée réserve naturelle le .

Milieux naturels et biodiversitéModifier

 
Dunes et plage de Bon-Abri.

Les dunes de Bon-Abri, au cœur de l'anse de Morieux, malgré leur modeste superficie (4 hectares), riches de leur biodiversité naturelle (dunes de sable nu, prairies humides, dunes boisées, etc.. constituent une mosaïque de milieux naturels), floristique et faunistique, constituent une réserve naturelle acquise par le département des Côtes-d'Armor en 1981. Elles abritent notamment 5 mares, dont deux permanentes, issues de l'exploitation industrielle du sable pendant une quarantaine d'années où vivent notamment 7 espèces de batraciens et 4 espèces de reptiles, dont des espèces rares comme le pédolyte ponctué, le crapaud des joncs, le triton palmé[7].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[8]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[10]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]

  • Moyenne annuelle de température : 11,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 10,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 659 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Brieuc », sur la commune de Saint-Brieuc, mise en service en 1997[14] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[15],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12 °C et la hauteur de précipitations de 730,8 mm pour la période 1981-2010[16]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 13 km[17], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[18] à 11,2 °C pour 1981-2010[19], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[20].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Hillion est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[21],[22],[23].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[26]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[27],[28].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63 %), zones agricoles hétérogènes (21,9 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (5,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,5 %), zones humides côtières (1,1 %), eaux continentales[Note 7] (0,2 %)[29].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[30].

Morphologie urbaineModifier

La commune se compose de deux bourgs : Hillion et Saint-René, qui regroupent environ 45 % de la population communale[réf. nécessaire]. La majorité de la population est dispersée sur une dizaine de hameaux : la Grandville, les Quilles, Lermot, Fortville, les Ponts-Neufs, Pissoisson, Licantois, Licellion, les Grèves, Carquitté.

LogementsModifier

En 2009, les 1 904 logements de la commune sont à 88,8 % des résidences principales, uniquement des maisons. Les habitants sont majoritairement propriétaires (79,8 %) et 18,8 % sont locataires.

Plus de la moitié (57,3 %) des ménages en 2009 occupent leur résidence principale depuis dix ans ou plus. Sur le total des 1 691 résidences principales, 986 (58,3 %) possèdent plus de cinq pièces. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,8 en 2008. La très grande majorité des résidences (98,3 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. 81,1 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnement et 89,8 % des ménages sont équipés d'au moins une automobile.

Entre 1999 et 2009, le nombre de logements est passé de 1 617 à 1 904 soit une augmentation de 287 logements. Sur la même période, le nombre d'habitants a augmenté de 3 786 à 4 082, soit un solde de 296 habitants. L'explication de ces chiffres proches (1 habitant par logement) n'est pas lié à une augmentation du nombre de résidences secondaires (de 122 à 146, +24), mais à l'évolution de la taille des ménages 27 % de ménage à 1 personne en 2009.

Projets d'aménagementModifier

En , le projet de plan local d'urbanisme a été présenté. La loi littoral s'appliquant sur la commune, les futurs lotissements seront situés sur les bourgs de Hillion et de Saint-René.

Voies de communication et transportsModifier

 
Arrêt de bus "Hillion Centre" du réseau TUB.

Hillion est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce à la ligne 20 des Transports urbains briochins (TUB).

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Helyon au XIe siècle, Hilium en 1148, Hyllion en 1216, Hillion en 1219, Hilyon en 1224, Hillion en 1229, Hilion en 1232, Helion en 1241, Hylion en 1242, Hillion en 1267 et en 1303, Hillian vers 1330, Hyllyon en 1536, Hillon en 1569[31].

Les historiens de référence de la Bretagne : Dom Lobineau, Dom Morice, Arthur de la Borderie, s'appuyant sur un manuscrit daté du XIe ou XIIe siècle (Vita Briocii), situent la fondation du village de Hillion (alors Lis-Helion) à la fin du Ve siècle, "aux environs de l'an 490". Ce texte décrit précisément la "cour de justice de Helyon" (Aulam Helyoni ou Helioni). Ce lieu est ainsi devenu, selon ces historiens, dont Arthur de la Borderie dans son "Histoire de Bretagne", "le siège de l'autorité qui régissait le plou d'Helion, (qui) fut nommé désormais la cour de justice d'Helion, Aula Helioni, en breton Lis-Helion...". Le nom de Licellion, hameau situé à 3 km au sud de Hillion, subsiste de nos jours.

Le nom en breton de la commune est Helion.

HistoireModifier

Des origines à la période gallo-romaineModifier

PréhistoireModifier

 
Le menhir de Carquitté.

De nombreux artefacts datant du néolithique ont été découverts sur le territoire de la commune depuis le XIXe siècle : haches de pierre polie, meules, racloirs, pointes de flèches… Mais il n'a pas été identifié d'outils des périodes du paléolithique et du mésolithique. Par comparaison à d'autres sites littoraux comme celui de Piégu à Pléneuf-Val-André, il est raisonnable de penser qu'une occupation humaine a existé à Hillion à ces périodes. Outre ces artefacts du néolithique dispersés sur toute la commune qui attestent d'une large occupation, il faut noter la présence du menhir de Carquitté découvert en 1964, celui d'un dolmen démantelé au Champ Plétan, et les fondations d'une maison datant de la fin de cette période mise au jour par l'Inrap en 2017[32].

Plusieurs dépôts de haches à douille ou à talon, découverts notamment à Lermot et à Carquitté, montrent une continuité de l'occupation humaine durant l'Âge du bronze[32].

La période de l'Âge du fer a laissé relativement peu de traces : quelques poteries dans les lieux-dits de Crémur, Bonabry et Billemont. Dans l'ouest de la Bretagne, on observe la présence de souterrains armoricains associés à de petites fermes gauloises. Ces souterrains servaient à stocker des réserves probablement de nourriture, conservée dans du sel. L'un d'entre eux a été découvert dans la commune mais détruit lors de travaux[32].

Période gallo-romaineModifier

C'est au cours du XIXe siècle qu'ont été faites les premières découvertes archéologiques concernant la période gallo-romaine : des restes de bâtiments et même de thermes à la Grandville, des céramiques, poteries, tegulae et suspensura confirmant la présence de thermes, ainsi que des pièces de monnaies datées du 1er au début du IVe siècle, avec un apogée au IIIe siècle. Ces découvertes conjuguées à des repérages d'enclos par prospections aériennes ont permis d'identifier une quinzaine de sites : à la Grandville, l'Hôtellerie, Crémur, Lermot, Carquitté, Le Clos Cotte, Bellevue , etc.. Ces différents sites étaient reliés par des voies secondaires à la voie principale reliant Fanum Martis (Corseul) à Vorgium (Carhaix). Celle-ci est très bien repérée sur les plans terriers du duché de Penthièvre sous l'appellation classique de « chemin ferré » ; elle passe à Licellion où aurait existé un relais-auberge (Vetus stabulum). Le site de la Grandville est considéré comme un vicus portuaire comportant sur une vaste étendue des maisons et des thermes, ainsi que probablement un temple. Des restes de carrelages et de mosaïques ont été mis à jour et ont parfois servi par le passé à remblayer des chemins. Des murs peints à incrustation de coquillages ont été découverts au XIXe siècle et jugés suffisamment intéressants pour être exposés au musée d'Archéologie nationale de Saint Germain en Laye. L'économie de ce vicus était lié à la fabrication de pourpre à partir de coquillages (Nucella lapillus) et aux activités littorales[32].

Période du Moyen ÂgeModifier

L'empire romain au IVe siècleModifier

Pour maintenir sa présence et sa domination sur l'immense territoire qui s'étend en occident et en orient, l'empire romain s'appuie sur des troupes originaires de multiples pays, qui sont plus ou moins romanisées. Les peuples de la périphérie commencent à se rebeller et notamment les saxons font de fréquentes incursions sur les côtes d'Armorique dès la fin du IIIe siècle. Les villages côtiers sont ravagés, comme Port Aurel à Plérin, Fréhel et aussi le hameau de la Grandville (Hillion) où des traces d'incendie ont été observées sur les vestiges[33].

Le pouvoir romain fait appel à des troupes de supplémentaires provenant de Bretagne, notamment de Cornouailles et du pays de Galles. Il est très probable qu'une garnison se soit installée à la pointe de Hillion qui, de par sa géographie, permet la surveillance de toute la baie. La pression des peuples dits barbares s'accentue au Ve siècle, entraînant des vagues de migrants de Bretagne vers l'Armorique qui devient la Bretagne[33].

L'implantation bretonne à HillionModifier

Selon la Vita Briocii (récit hagiographique qui relate la vie de Brieuc), celui-ci aurait débarqué dans le fond de la baie de Saint-Brieuc au VIe siècle. De sérieuses réserves ont été émises par des historiens, dont Arthur de la Borderie, sur les récits très enjolivés, mais ils ne mettent pas en doute les éléments majeurs : l'arrivée de Brieuc avec des moines et des Bretons au VIe siècle, l'implantation antérieure d'autres migrants d'origine galloise à Licellion (Lis-Helion signifiant la cour de Hillion) où se trouve son cousin Rigwall. En breton ancien, lis est un terme issu du gallois llys qui signifie « cour seigneuriale ». Ces textes laissent entrevoir une origine galloise du toponyme Hillion.

Il est probable qu'une chapelle ou une église en bois ait été construite à Hillion par les moines gallois. Ce n'est qu'en 848 que Nominoë, roi des Bretons, crée le diocèse de Saint-Brieuc, mais il n'y a pas mention de la paroisse de Hillion[33].

Ronan, un saint emblématique de la Bretagne à Hillion

Comme de nombreux évangélisateurs venus des terres celtiques en Armorique, Ronan est un moine irlandais qui vient annoncer le christianisme au VIe siècle. Il commence sa mission dans le Léon puis dans l'actuelle Cornouaille (Locronan ou « terre sacrée de Ronan »). Il se heurte à une résistance de la part des tenants du druidisme et, selon la tradition, part s'installer à Hillion, où il crée un ermitage à ce qui s'appellera le lieu-dit Saint-Ronan, nom qui perdurera jusqu'au XVIIe siècle. Il y serait mort et son corps aurait été transféré à Locronan.

L'avènement de la chevalerie à HillionModifier

Les périodes troublées de la fin du Xe siècle entraînent la création de lieux fortifiés dans lesquels la population peut se réfugier en cas d'attaques. Ils sont constitués par des mottes castrales où résident des chevaliers qui protègent la population. Selon Henri Frotier de La Messelière, le lieu-dit « la Motte verte » situé dans le bourg actuel serait l'une d'entre elles. Il y en avait-il probablement d'autres. La présence attestée des chevaliers de Hillion au XIe siècle plaide en ce sens[33].

Le , Guillaume le Conquérant remporte une victoire décisive à la bataille d'Hastings, début de la conquête de l'Angleterre. De nombreux Bretons font partie de ses troupes, dont Éon Ier de Penthièvre qui règne sur la châtellenie de Lamballe. Les seigneurs de Hillion figurent parmi ses vassaux. Selon le Domesday Book (1087), Hervé de Hillion et Tihel de Hillion, chevaliers de Hillion, ont combattu à Hastings, avant de recevoir des terres et de s'installer en Angleterre[33].

 
Fenêtres obstruées de la façade romane

La date de la construction de l'église Saint-Jean-Baptiste est estimée par les spécialistes[34] à la fin du XIe siècle, donc peu après la conquête de l'Angleterre. On peut faire l'hypothèse que l'enrichissement rapide des chevaliers de Hillion n'y est peut-être pas étranger. Cette vaste église de type roman correspond au style normand des églises érigées à la même époque : elle comporte une tour massive implantée à la croisée du transept, ce qui tend à confirmer cette hypothèse[33].

Les chevaliers de la paroisse de Hillion au XIIIe siècle
 
Blason des Gueguen à Carbien.

Longtemps après cette première mention des chevaliers de Hillion, d'autres documents attestent de cette même famille. Le nom de Rolland de Hillion est mentionné à plusieurs reprises à partir de 1216. Les anciens manuscrits évoquent aussi les mésaventures de Guillaume de Hillion faisant partie de l'escorte du duc de Bretagne Jean V, ainsi que de nombreuses références à l'écuyer Guillaume de Hillion, à Lancelot de Hillion, à Jehan de Hilyon, noble seigneur de Hillion… Les chevaliers de Hillion adoptent dès le XIIIe siècle les armoiries « De gueules à une bande d'argent ».

D'autres familles nobles de Hillion, comme les Guéguen, appartiennent également à la chevalerie bretonne. Leurs représentants sont régulièrement présents aux montres, et la branche hillionnaise de cette famille, les seigneurs de la Villecolué et du Clos portent un sceau décrit en 1504 : « D'argent à l'olivier de sinople, au franc quartier d'hermines, chargé de deux haches d'armes de gueules en pal ». Ces armoiries semblent attester de la participation à une croisade par l'un de leurs ancêtres[33].

Quelques événements au cours du XIVe siècleModifier

 
Chapelle saint Yves des Marais.

En 1327, Guillaume de Tournemine, revenant de la chasse, est surpris par une filière lors de la traversée de l'anse d'Yffiniac. Pour échapper à une mort imminente par noyade, il invoque saint Yves, décédé en 1303, et sort indemne de ce mauvais pas. Il apporte son témoignage lors du procès en canonisation de saint Yves et, en reconnaissance, il construit une chapelle qui lui est dédiée sur le site actuel de la chapelle du château des Marais[35]

Pendant la guerre de Succession de Bretagne (1341-1365) entre Jeanne de Penthièvre et son mari Charles de Blois alliés aux Français d'une part, et Jean de Montfort allié aux Anglais d'autre part, Hillion occupe une place particulière dans le Penthièvre. Une garnison anglaise y séjourne commandée par Guyon de Kermalkeyn qui est l'un des 18 capitaines anglais recensés par Dom Morice en Bretagne. Sous la responsabilité du capitaine anglais de Bécherel, Wingreworth, cette garnison participe à la guerre des rançons qui ruine toutes les paroisses du Penthièvre, y compris Hillion. Cette garnison anglaise qui comportait sans doute plusieurs dizaines d'hommes d'armes était probablement basée au château de Lescobiche et à l'église Saint-Jean-Baptiste.[33].   

Révolution françaiseModifier

En 1790, Hillion élit son premier maire : Guillaume Guinard, fermier de Tanio. La population s'élève alors à plus de 1 700 habitants.

Époque contemporaine à aujourd'huiModifier

Le XIXe siècleModifier

Les habitants de Hillion, Yffiniac et Langueux se livraient au colportage du sel extrait des salines de Langueux. Il était réputé pour sa blancheur éclatante et son goût ; on vendait aussi les résidus, attachés aux parois des chaudières ayant servi à l'évaporation de l'eau de mer, et qui formaient un sel de moins bonne qualité[36].

Les salines d'Yffiniac et de Langueux cessèrent leur activité vers 1860, victimes de la concurrence du sel provenant de salines plus méridionales, permettant d'obtenir du sel par des procédés plus économiques[réf. nécessaire].

Le XXe siècleModifier

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts porte les noms de 81 soldats morts pour la France, dont 1 qui a péri en mer[37].

La Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands, arrivés dans la commune le , construisent quelque temps après, des blockhaus sur la côte qu'ils nomment sur deux positions différentes :

 
Wn La 371 - Pointe du Grouin - Bunker type R 612.
  • Wn La 370 (pointe des Guettes) : deux/trois blockhaus type Vf[Quoi ?] pour des projecteurs et pour la Lichtsprechgeräte (téléphonie légère modulée ou transmission sans fil) qui servait pour les unités de défense anti-aériennes[38]. Les soldats de ce secteur pouvaient communiquer avec ceux de la pointe du Roselier à Plérin et probablement ceux de la plage de Saint-Maurice à Morieux. Trois autres bunkers furent construits impasse de la pointe des Guettes ainsi qu'un baraquement ;
  • Wn La 371 (pointe du Grouin) : la pointe possédait deux blockhaus de type Regelbau 612[38],[39]. Ce secteur avait été construit pour défendre l'entrée du port du Légué de Saint-Brieuc côté Est. Les bunkers étaient équipés d'un canon Pak 40 de 7,5 cm. Ils disposait d'une vue de 180°. Cette zone était protégée par un champ de mine et la route pour y accéder était munit de mines antichars.

Wn est l'abréviation de Widerstandsnest (nid de résistance), La pour le secteur de Lamballe et les chiffres pour le numéro du secteur ; ils sont donc à suivre d'Est à l'Ouest. La plupart de ces infrastructures sont toujours présentes.

  Image externe
  Carte des emplacements des ouvrages et positions allemands durant la seconde guerre mondiale.
 
Des Nussknackers sur la plage de St-Guimond (2013).

D'autres secteurs étaient également sécurisées tel que la plage de Saint-Guimond, qui était recouvert de Nussknackers et probablement d'autres éléments anti-débarquement tels que des pieux, des hérissons tchèques, des fil de fer barbelé ou des emplacements avec mitrailleuses ; les dunes et plages de Bon Abri, et probablement celle de la Grandville, étaient recouvert de ces éléments ainsi que des mines anti-débarquement et antichars ; la rue de Trégot, qui mène à la plage de Lermot était protégée par des mines antichars et deux structures bétonnées probablement équipées pour des canons KwK 45. Derrière le lieu-dit de Lermot, était installé un réseau de barbelé et sur les routes et chemins, des chevaux de frises.

L'armée allemande s'installèrent également dans les château des Marais et des Aubiers[40] et l'état-major logeait dans une maison rue de l'Hôtellerie[41].

Tôt le matin en , un avion anglais s'était débarrassé de ses bombes sur le bourg de Hillion. Ils visaient un dépôt de munitions à Saint-Ilan (Langueux). Une bombe tomba sur la route devant le café Hardoin-Méchinaud, aujourd'hui bar-crêperie face à la salle Palante, faisant un immense cratère profond où Joseph Déron, le sacristain qui allait sonner l'angélus du matin tomba. Il fut récupéré de justesse à l'aide de cordes. La deuxième endommagea l'Hôtel Saint Nicolas, juste derrière l'église, blessant grièvement une pensionnaire qui y perdit une jambe. L'hôtel fût reconstruit plus tard au titre des « dommages de guerre ». Enfin, le troisième projectile atterrit dans le jardin du presbytère ne faisant qu'un trou d'un mètre cinquante de diamètre. Ayant trouvé de la terre molle, la bombe ne dû pas exploser en profondeur. Elle s'y trouve peut-être encore[41].

Le , un avion américain Lockheed P-38 Lightning est touché par la DCA du lieu-dit de Lermot. L'avion, piloté par le lieutenant américain Emerson, est obligé de se poser en urgence au lieu-dit de Pivert (actuellement vers les serres des Salines) près du château des Aubiers. L'avion sera abandonné en plein champ et démonté par les soldats allemands qui sont au château. Ceux-ci pourchasseront le lieutenant Emerson et l'arrêteront[41].

Les allemand quittèrent la ville quelques jours après le débarquement de Normandie, en fin de semaine entre le jeudi 8 ou le dimanche . Une troupe d'une trentaine d'hommes à pied s'en allèrent pour probablement aller sur Saint-Brieuc. Les américains arrivèrent le , même jour que la libération de Saint-Brieuc. Une unité d'artillerie d'environ cent hommes s'installèrent dans la commune avec quatre canons de 90 mm tractés (probablement des M1 ou M1A1) et d'un radar mobile. Les canons avaient été positionnés en batterie dans les champs à gauche de la route qui mène à la pointe des Guettes (actuellement derrière le camping Bellevue). La troupe installa également une dizaine de tentes dans le même secteur[41].

Le monument aux morts porte les noms de 12 soldats sont morts pour la France. Parmi eux 2 ont péri en mer[37].

La Guerre d'Algérie

Le monument aux morts porte le nom de 1 soldat est tombé au Champ d'Honneur[37].

Aujourd'huiModifier

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

La mairie de Hillion avec sa nouvelle extension construite vers 2012.
Liste des maires successifs[42]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1948 Mathurin Guernion   Cultivateur
1948 1989 Ernest Gaillard
(1910-2005)[43]
SFIO puis PS Cultivateur
1989 1995 Jeanine Hébert    
1995 2008 Claude Campion UDF Employé de banque
2008 2014 Yvette Doré DVG Directrice générale des services
2014 En cours
(au 23 mai 2020)
Mickaël Cosson [44]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Responsable à la DDTM
Les données manquantes sont à compléter.

Finances localesModifier

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Hillion[Note 8].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Hillion s'établit à 6 756 000 € en dépenses et 6 360 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 9] se répartit en 3 576 000 € de charges (858 € par habitant) pour 4 194 000 € de produits (1 007 € par habitant), soit un solde de 619 000 € (148 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 10] pour une somme de 2 013 000 € (56 %), soit 483 € par habitant, ratio supérieur de 17 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (413 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 351 € à 483 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 11] pour un montant de 1 787 000 € (43 %), soit 429 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 375 € à 429 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Hillion[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 12] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 13] pour une valeur de 1 284 000 € (40 %), soit 308 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (375 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 214 € par habitant en 2012 et un maximum de 701 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 14] pour une valeur de 359 000 € (11 %), soit 86 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (76 € par habitant).

Les ressources en investissement de Hillion se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une valeur de 319 000 € (15 %), soit 76 € par habitant, ratio supérieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (68 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 55 € par habitant en 2010 et un maximum de 143 € par habitant en 2011 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 122 000 € (6 %), soit 29 € par habitant, ratio inférieur de 26 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant).

L'endettement de Hillion au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 15], l'annuité de la dette[Note 16] et sa capacité de désendettement[Note 17] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 6 340 000 €, soit 1 521 € par habitant, ratio supérieur de 87 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (814 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 998 € par habitant en 2009 et un maximum de 1 690 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 448 000 €, soit 107 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 107 € par habitant en 2013 et un maximum de 458 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 768 000 €, soit 184 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 152 € par habitant en 2011 et un maximum de 195 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 8 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2005 et un maximum d'environ 11 années en 2011.

JumelagesModifier

DémographieModifier

Les habitants de la commune sont appelés les Hillionnais (Hilionad (Hilioniz), Hilionadez (-ed) en breton).

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Hillion depuis cette date :

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7731 6271 8572 4302 5182 5272 7002 8732 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7082 7102 6492 5532 6382 6482 6662 6442 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5892 4732 3172 0291 9711 9531 9501 9572 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1222 2352 8583 2323 5913 7864 0014 0314 049
2017 2018 - - - - - - -
4 1374 160-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 997 [47], ce qui place Hillion au 6 600e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole, et le revenu net imposable moyen s'élevait à 24 621 [47]. Au sein de la commune, 62,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[47]. Les revenus déclarés étaient pour 60,7 % des revenus salariés, pour 24,4 % des pensions, retraites et rentes et pour 10,2 % des revenus non salariés[48].

Activités économiquesModifier

 
Vue sur les bouchots.

La mytiliculture est une activité importante puisque 10 % des moules françaises, soit environ 3 000 à 4 000 tonnes, sont issues de la production hillionnaise. Il s'agit d'une production par élevage sur bouchots situés à l'est de la Pointe des Guettes. L'accès à la zone est située sur la plage de Bon Abri. Les espèces présentes sont la Mytilus galloprovincialis, adaptée au climat, et la Mytilus edulis.

L'activité agroalimentaire est présente sur la commune.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église Saint-Jean-Baptiste (XIe et XIXe siècles) — ouvert au public.
  • L'église Saint-Ronan de Saint-René — ouvert au public.
  • Le Manoir de Carbien (XVIIe siècle) — privé.
  • Le Château des Aubiers (XIXe siècle) et son ancien manoir (XVIe siècle) — privé.
  • Le Château des Marais : construit en 1893 à la place d'un ancien manoir fortifié des XVe siècle et XVIIe siècle. Laissé à l'abandon en 1990 puis racheté et rénové en 1996 — privé.
  • Le Château de Bonabry (XVIe et XVIIe siècles), avec sa chapelle Saint-Loup-et-Saint-Gilles et son colombier — privé.
  • La Croix de Bonabry (XVIe siècle), à l'origine "croix de Lesmeleuc", portant les armoiries d'Adrien du Fay et de Catherine Madeuc — libre d'accès.
  • Le Manoir des Chauchix — privé.
  • Le Manoir de Lesmeleuc, (XVe siècle) — détruit.
  • Le Manoir des Vergers (XVe siècle).
  • Le Manoir des Portes (XVe siècle).
  • Le Manoir de Licantois (XVIe siècle).
  • Le Manoir de La Ville-Pierre (XVIe siècle).
  • La Villa de Georges Palante : Georges Palante, né en 1862, professeur agrégé de philosophie à Châteauroux en 1888, fait construire cette maison où il vient passer ses moments de repos — libre d'accès extérieur.
  • Le Colombier du Clos-Guéguen (XVIe siècle), à l'entrée du bourg — libre d'accès.
  • Le Viaduc des Ponts-Neufs : il a été construit à partir de 1913 par Louis Auguste Harel de La Noë pour les Chemins de Fer des Côtes-du-Nord. Il fait 237 mètre de long, 27 mètre de haut et possède 13 travées — libre d'accès.
  • Les blockhaus de la Seconde Guerre mondiale : situées sur les pointes des Guettes, du Grouin et d'Illemont — libre d'accès.
  • Le Menhir de Carquitté : le seul mégalithe de la commune — libre d'accès.

AutresModifier

  • La maison de la baie, située sur la commune à proximité de la plage de l'Hôtellerie.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Saint Ronan (dont le nom a été francisé en Saint René) : il aurait vécu un temps dans la commune (d'où l'église Saint-Ronan et l'ancienne paroisse de Saint-René)[49].
  • Guillaume Guéguen, fils de Guillaume Guéguen, écuyer, seigneur du Clos-Guéguen. Né à Lamballe vers 1440 et décédé à Nantes le .
  • Georges Palante : (1862 – 1925), « nietzschéen de gauche », avait sa résidence secondaire à La Grandville, commune de Hillion. C'est là qu'il s'est suicidé le . Il est enterré dans le cimetière de Hillion et la nouvelle salle communale porte son nom.
  • L'écrivain Louis Doucet (1949) réside à La Grandville. Il évoque le hameau dans plusieurs de ses ouvrages, notamment dans Images I et dans Rhizomes.
  • Patrice Carteron : footballeur, entraîneur de Dijon Football Côte d'Or y a vécu.
  • Minou Drouet , poétesse, née à Hillion le .

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable.

Algues vertesModifier

 
Algues vertes à la pointe du Grouin.

Dans son enquête journalistique consacrée aux algues vertes[50], Inès Léraud fait état de la mort de deux chiens sur une des plages de Hillion en 2008[51]. Entre les 24 et , ce sont au total 36 sangliers qui seront retrouvés morts dans l'estuaire du Gouessant à Hillion[52]. L'hypothèse retenue est celle d'une mort provoquée par la décomposition des algues vertes, validée par la présence de sulfure d'hydrogène dans les poumons et le sang des animaux[53]. En 2016, c'est un joggeur qui est retrouvé mort dans l'estuaire du Gouessant. Là-encore, la mort a été provoquée par une intoxication due à la décomposition des algues vertes[54].

Le Maire de Hillion, Mickaël Cosson, a pris un arrêté de fermeture de la plage de Grandville du au [55], là-encore, du fait des risques liés à la décomposition des algues vertes pour la santé humaine.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[11].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa    a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Hillion. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  9. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  10. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  11. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  12. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  13. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  14. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  15. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  16. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  17. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Hillion.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communesModifier

Autres référencesModifier

  1. Au nord, présence de filons de dolérite qui s'altèrent en boules, d'orientation N.-S. La pointe nord montre l'affleurement de « nombreuses coulées surtout massives, des sills et des métasédiments surtout gréso-feldspathiques… Au-delà encore, après des niveaux d'amphibolite et de gneiss, dans la falaise très basse, on observera un poudingue à très gros galets (taille de la tête d'un homme) non allongés, faits de diorite quartzique ». Cf Hubert Lardeux, op. cit., p. 39.
  2. Elles résultent du métamorphisme de volcanites acdes.
  3. Elles résultent du métamorphisme de coulées de lave en coussins.
  4. « Le rubanement de ces métagabros, d’échelle millimétrique à centimétrique, est souligné par l’alternance de niveaux sombres riches en amphibole et de niveaux clairs riches en plagioclase. Il s’agit vraisemblablement d’un litage d’origine magmatique, du moins pour partie » Cf E. Égal, É. Thomas, P. Guennoc... [et al.], Carte géologique de la France à 1/50 000. no 243, Saint-Brieuc, éditions du BGM, 2005, p. 73.
  5. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 38.
  6. Bernard Le Gall et Martial Caroff, Curiosités géologiques de la baie de Saint-Brieuc au Mont-Saint-Michel, éditions Apogée, , p. 7.
  7. Stéphanie Brousse, "Batraciens et reptiles en Bretagne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2014, (ISBN 978-2-916579-63-4).
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 25 juillet 2021)
  9. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 25 juillet 2021)
  10. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  11. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  13. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le 25 juillet 2021)
  14. « Station Météo-France Saint-Brieuc - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 25 juillet 2021)
  15. « Orthodromie entre Hillion et Saint-Brieuc », sur fr.distance.to (consulté le 25 juillet 2021).
  16. « Station Météo-France Saint-Brieuc - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 25 juillet 2021).
  17. « Orthodromie entre Hillion et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le 25 juillet 2021).
  18. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  19. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  20. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 25 juillet 2021)
  21. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  22. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  23. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  24. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  25. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  26. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 25 mars 2021).
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  28. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  29. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  30. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  31. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Hillion » (consulté le 1er février 2017).
  32. a b c et d « Histoire des origines au XIIIe siècle (partie 1) | Histoire et Patrimoine de Hillion », sur www.histoire-patrimoine-hillion.fr (consulté le 2 avril 2021)
  33. a b c d e f g et h « Histoire des origines au XIIIe siècle (partie 2) | Histoire et Patrimoine de Hillion », sur www.histoire-patrimoine-hillion.fr (consulté le 6 avril 2021)
  34. René Couffon, L'église Saint-Jean Baptiste d'Hillion, Les Presses Bretonnes,
  35. Enquête qui fait faite sur la vie, les mœurs et les miracles d'Yves Hélory de Kermartin en vue de sa canonisation, rouleau de 81 peaux de vélin présentées en Consistoire au Pape Jean XXII le 4 juin 1331.
  36. Francis Habasque, Notions historiques, géographiques, statistiques et économiques sur le littoral des Côtes-du-Nord.,
  37. a b et c « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 25 février 2021).
  38. a et b « Pointe de Guettes, Coast, Lamballe | Bunkersite.com », sur www.bunkersite.com (consulté le 13 mars 2021).
  39. « Blockhaus, pointe du Grouin (Hillion) - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur patrimoine.region-bretagne.fr (consulté le 13 mars 2021).
  40. « Un siècle d'histoire du Chateau des Marais - Château des Marais », sur www.chateaudesmarais.com (consulté le 13 mars 2021).
  41. a b c et d « Mémoire contemporaine (partie 4) | Histoire et Patrimoine de Hillion », sur www.histoire-patrimoine-hillion.fr (consulté le 13 mars 2021).
  42. Patrick Chanot, Hillion au fil de ses maires 1789-1989, hph,
  43. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50383, notice GAILLARD Ernest par François Prigent , version mise en ligne le 29 mai 2009, dernière modification le 29 mai 2009.
  44. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020)
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  47. a b et c « Résumé statistique de la commune de Hillion », sur INSEE (consulté le 2 mai 2010).
  48. « Dossier local de la commune de Hillion », sur INSEE (consulté le 2 mai 2010).
  49. Jacques Baudouin, "Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident", éditions Créer, 2006, [ (ISBN 978-2-84819-041-9)], consultable https://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA417&lpg=PA417&dq=Saint-Ren%C3%A9-du-Bois+Locronan&source=bl&ots=LFoSzzCH_I&sig=uXNfPNc9HK0LUh2kqrpGuShabzI&hl=fr&ei=7VdGTcPmOIav4AakrNVB&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CEgQ6AEwBw#v=onepage&q=Saint-Ren%C3%A9-du-Bois%20Locronan&f=false
  50. Inès Léraud, Algues vertes : l'histoire interdite, Lyon/Paris, Editions Delcourt & la Revue dessinée, , 159 p. (ISBN 978-2-413-01036-4), p. 145-157.
  51. Alexandre Brun et Jean-Paul Haghe, 2016/2 Les médias, les algues vertes et le modèle agricole breton, p. 142-156.
  52. « Sangliers morts à Morieux. 33 cadavres, des taux d'hydrogène sulfuré inquiétants », sur https://www.letelegramme.fr/, Le Télégramme, (consulté le 2 janvier 2020).
  53. « Sangliers morts. L'hypothèse algues vertes pas remise en cause », sur https://www.letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 2 janvier 2020).
  54. « Algues vertes. « Le joggeur d’Hillion est décédé d’une intoxication » », sur https://www.ouest-france.fr/, Ouest France, (consulté le 2 janvier 2020).
  55. « Algues vertes. À Hillion, la plage de la Grandville enfin rouverte », sur https://www.ouest-france.fr/, Ouest France, (consulté le 2 janvier 2020).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Pièces justificatives d'une requête au Conseil d'État de Jean-Baptiste Lefebvre, conseiller au parlement de Bretagne, pour la construction d'une digue entre la côte de Hillion et celle de Cesson, près de Saint-Brieuc, 1759-1763. (Procès-verbal de visites des juges et ingénieurs de l'Amirauté de Saint-Brieuc, 1762). Cote 15 J 189 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier