Hicham ben Abdallah Alaoui

prince marocain dit « Prince rouge »
Moulay Hicham
(ar) مولاي هشام
Description de cette image, également commentée ci-après
Moulay Hicham Alaoui en 2012.
Biographie
Dynastie alaouite
Nom de naissance Hicham el-Alaoui[réf. nécessaire]
Naissance (57 ans)
Rabat (Maroc)
Père Moulay Abdellah
Mère Lalla Lamia
(Lamia el-Solh)
Conjoint Malika Benabdelali
Enfants Lalla Faiza
Lalla Hajar
Description de l'image Coat of arms of Morocco.svg.

Hicham el-Alaoui, ou Moulay Hicham (en arabe : مولاي هشام), né le à Rabat, est un membre de la famille royale alaouite du Maroc, cousin germain du roi Mohammed VI. Parfois surnommé le « prince rouge » en raison de son engagement pour une démocratisation du Maroc, il est quatrième dans l'ordre de succession au trône.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Moulay Hicham ben Abdellah el-Alaoui, né le à l'hôpital Avicenne de Rabat[1], est le fils de Moulay Abdellah, frère du roi Hassan II, et de Lamia el-Solh (« Lalla Lamia »[2]), fille de Riad el-Solh — premier des présidents du Conseil des ministres du Liban après son indépendance — et sa femme syrienne Fayza Al-Jabiri[3],[4]. Lamia était la première femme non alaouite par le sang gratifiée de la qualité d'altesse[5]. Par sa mère, il est le cousin d'Al-Walid ben Talal d'Arabie saoudite.

Il a fait ses études universitaires de master à l'université de Princeton et de post-diplôme à l'université Stanford.

Vie familialeModifier

Moulay Hicham a épousé en 1995 Malika Benabdelali[6], « petite-fille de Mohamed Laghzaoui, premier chef de la police du Maroc indépendant »[6] et cousine d'Aziz Akhannouch[7], avec laquelle il a eu deux filles : Faizah (1996) et Haajar (1999)[6].

ActivitésModifier

Hicham el-Alaoui est actuellement chercheur invité au Center on Democracy, Development, and the Rule of Law de l'université Stanford et appartient au Comité consultatif de l'Institut Freeman Spogli pour les études internationales.

Par ailleurs, il a créé la Fondation Moulay Hicham (aujourd’hui Fondation Hicham Alaoui), pour la recherche en sciences sociales sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient[8], qui a son siège social à Vaduz (Liechtenstein), et comme homme d'affaires, l'entreprise Al Tayyar Energy, dans le domaine des énergies renouvelables.

Prises de positionModifier

Hicham Alaoui est parfois surnommé le « prince rouge » en raison de son engagement pour une démocratisation du régime politique marocain, qui l'a conduit à critiquer publiquement, à plusieurs reprises, l'institution royale. Ses prises de position, publiées notamment dans Le Monde, Le Monde diplomatique ou Politique internationale, lui ont assuré une certaine notoriété médiatique tout en créant des tensions importantes dans sa relation avec Hassan II, puis avec son successeur, Mohammed VI, alors que ce dernier a tenté au début de son règne de rompre avec les pratiques de son père en menant une politique progressive de démocratisation[réf. nécessaire].

Le , il a fait une sortie remarquée dans le cadre d'une conférence organisée par HEC Monde arabe[9], une association tenue par de jeunes étudiants à HEC Paris. À la fin de la conférence, il s'est déclaré favorable au mouvement du 20-Février[10].

Le , il est intervenu à la conférence Harvard Arab Weekend[11]. Son état des lieux du monde arabe, au lendemain des révolutions, fut sans complaisance[12].

Le , il est expulsé de Tunisie alors qu'il venait y tenir une conférence sur la transition démocratique tunisienne[13].

PublicationsModifier

  • Journal d'un prince banni : Demain, le Maroc, Paris, Éditions Grasset, coll. « Documents français », , 380 p. — publié sous le nom de Moulay Hicham El Alaoui, cet ouvrage a entraîné de nombreuses réactions marocaines[14],[15].
  • Textes, articles et communications (dont « L'autre Maroc », Pouvoirs, Paris, Le Seuil, no 145 « Le Maroc »,‎ , p. 59-69, qui est une projection du Maroc cinq ans après[16]), rassemblés sur Moulayhicham.com[17].
  • « Le Maghreb entre autoritarisme et espérance démocratique », Le Monde diplomatique, n°752, .

Notes et référencesModifier

  1. Moulay Hicham El Alaoui, Journal d'un prince banni : Demain, le Maroc, Paris, Bernard Grasset, , 362 p. (ISBN 9782246851653 et 2246851653, OCLC 884235559, lire en ligne), p. 29
  2. MAP, « Les membres de l'OAPAM reçus par SA la [p]rincesse Lalla Lamia », Aujourd'hui le Maroc, Casablanca,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Rola El-Husseini, Pax Syriana: Elite Politics in Postwar Lebanon, Syracuse University Press, (ISBN 978-0-8156-3304-4, lire en ligne)
  4. (en-US) « Interview with Patrick Seale « The Global Dispatches » (consulté le )
  5. « Le mystère Lalla Salma », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  6. a b et c Benchemsi 2010, p. 37
  7. « Qui est vraiment Aziz Akhannouch ? », sur Strategie-management.ma, Casablanca, Success Publications, (consulté le )
  8. *(fr) (ar) (en) Fondation Moulay Hicham pour la recherche en sciences sociales sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient
  9. « HEC Monde Arabe »
  10. « Conférence inaugurale d'HECMA avec Moulay Hicham - Partie 2 » [vidéo], sur YouTube, HEC Monde arabe,
  11. (en) Harvardarabweekend.org
  12. (en) « Harvard Arab Weekend 2013 » [vidéo], sur YouTube, Harvard Arab Weekend,
  13. « La Tunisie expulse le prince marocain Moulay Hicham - RFI », RFI Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Bouchta Jebli, « Scoop exclusif : Le prochain livre du prince Moulay Hicham s'intitulera "CQFD !" [Satire] », sur Yabiladi.com, Casablanca, (consulté le )
  15. Mohammed Jaabouk, « Hassan Aourid évoque les "imprécisions" du livre du prince Hicham sur France 24 », sur Yabiladi, (consulté le )
    Cet article comprend une vidéo en arabe d'Aourid, en parlant sur France 24.
  16. « L'autre Maroc », sur Moulay Hicham : Textes choisis (consulté le )
  17. (fr) (ar) (en) Moulay Hicham : Textes choisis

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Article connexeModifier