Ouvrir le menu principal

Hercule de Rohan-Montbazon

aristocrate français

Hercule de Rohan
Hercule de Rohan, par Pierre Daret.
Hercule de Rohan, par Pierre Daret.

Titre Comte de Rochefort
Autres titres Duc de Montbazon
Faits d'armes Bataille d'Arques (1589)
Siège d'Amiens (1597)
Distinctions Chevalier des ordres du Roi (1597)
Autres fonctions Lieutenant-général en Bretagne et gouverneur de Nantes (1598)
Grand veneur de France (1602 - 1643)
Lieutenant-général en Picardie
Gouverneur d'Amiens (1616)
Gouverneur et lieutenant-général de l'Île-de-France
Gouverneur de Paris, Soissons, Noyon, Coucy et Chauny (1619-1654)
Biographie
Naissance
Décès (à 86 ans)
Château de Couzières, Veigné (Royaume de France)
Père Louis VI de Rohan-Guéméné
Mère Eléonore de Rohan
Conjoint Madeleine de Lenoncourt
Marie d'Avaugour
Enfants Louis
Marie
François
Marie-Eléonore
Anne

Blason Louis VII de Rohan.svg

Hercule de Rohan (-), comte de Rochefort puis deuxième duc de Montbazon, est un noble français du XVIe siècle, de la Maison de Rohan.

Sommaire

BiographieModifier

OriginesModifier

Il est le troisième fils de Louis VI de Rohan-Guéméné et de sa première femme Éléonore de Rohan-Gié dame de Rochefort-en-Yvelines, fille de François sire de Gié. Il est d'abord connu sous le titre de comte de Rochefort (Rochefort-en-Yvelines), avant d'être créé duc de Montbazon et pair de France, à la suite de son frère Louis VII en 1595[1].

Au service des Rois de FranceModifier

Serviteur zélé d'Henri III et d'Henri IV, il prend part à la bataille d'Arques (1589), pendant laquelle il est blessé. Le , il est fait chevalier des ordres du Roi (ordre du Saint-Esprit et ordre de Saint-Michel). Il se signale en d'autres occasions, notamment pendant le Siège d'Amiens (1597).

Lieutenant général en Bretagne et gouverneur de Nantes en 1598, il se distingue la même année lors de l'attaque des faubourgs de Tours, contre les partisans de la Ligue.

Il est grand veneur de France de 1602 à 1643, puis lieutenant-général en Picardie et gouverneur d'Amiens à partir de 1616, gouverneur et lieutenant-général de l'Île-de-France et gouverneur de Paris, Soissons, Noyon, Coucy et Chauny (1619-1654)[2].

Présent dans le carrosse royal, Hercule est blessé lors de l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac le . Il commande la procession funéraire du cœur d'Henri IV[3]

Il décède au château de Couzières à Veigné à l'âge de quatre-vingt-six ans. il est enterré à Rochefort-en-Yvelines en France.

DescendanceModifier

Il se marie en 1594 à Madeleine de Lenoncourt, veuve de son frère aîné Louis VII de Rohan-Guéméné premier duc de Montbazon, fille d'Henri III de Lenoncourt seigneur de Coupvray et de Françoise de Laval-Bois-Dauphin la demi-sœur du maréchal Urbain Ier de Bois-Dauphin (René II de Laval-Bois-Dauphin avait d'abord épousé Catherine de Baïf, d'où Françoise de Laval ; puis Jeanne de Lenoncourt sœur d'Henri III, d'où le maréchal Urbain : Jeanne et Henri III de Lenoncourt étaient nés d'Henri II de Lenoncourt et de Marguerite de Broyes dame de Nanteuil-le-Houdouin et Pacy-en-Valois ; Françoise de Laval, femme d'Henri III, était donc la belle-sœur de sa belle-mère Jeanne de Lenoncourt ! Pour compléter l'imbroglio familial, Louis VI de Rohan-Guéméné, le père de notre Hercule, veuf d'Éléonore de Rohan-Gié, épousa en secondes noces Françoise de Laval-Bois-Dauphin, elle-même veuve d'Henri III de Lenoncourt : Madeleine de Lenoncourt fut donc trois fois la belle-fille de Louis VI de Rohan-Guéméné : deux fois comme bru en épousant ses fils Louis VII puis Hercule de Rohan, puis une troisième fois dans l'autre sens du mot, comme fille du premier lit de Françoise de Laval — la deuxième femme de Louis VI).

Ils eurent deux enfants :

En 1628, il épouse en secondes noces, Marie d'Avaugour, fille du comte de Vertus et de Goëlo Claude Ier de Bretagne d'Avaugour, qui devient la fameuse duchesse de Montbazon, une des femmes les plus belles et les plus décriées de son temps. Ils eurent :

Notes et référencesModifier

  1. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisoneuve et Larose, 1996, p. 764.
  2. Levantal, id.
  3. http://www.medicographia.com/2010/07/the-heart-of-the-kings-of-france-cordial-immortality/
  4. « Oraison funèbre », sur Bibliothèque Augustinnianae, (consulté le 14 février 2019).

Liens externesModifier