Henry Killigrew (dramaturge)

Henry Killigrew ( - ), dramaturge anglais, était le cinquième et plus jeune fils de Robert Killigrew (en) et de sa femme Mary, fille de Sir Henry Woodhouse de Kimberley, dans le Norfolk. Il est le jeune frère du dramaturge Thomas Killigrew. Lui-même devint chapelain et aumônier de Jacques II d'Angleterre, alors duc d'York. Après la Restauration, il est nommé maître de l'Hôtel de Savoie. Il a écrit une pièce de théâtre, The Conspiracy, qui lui vaut d'être rangé parmi les dramaturges élisabéthains[1].

Henry Killigrew
Biographie
Naissance
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Hanworth (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
Formation
Activités
Père
Robert Killigrew (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary Woodhouse (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Thomas Killigrew
Elizabeth Killigrew (en)
William Killigrew (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Judith (?) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Henry Killigrew
James Killigrew (d)
Anne Killigrew (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
KilligrewArms.PNG
Blason

BiographieModifier

 
Portrait de sa mère Mary Hill
Lady Killigrew

par Antoine van Dyck, 1638
Tate Britain, Londres

Henry Killigrew naît au manoir de Hanworth (en), près du château de Hampton Court le . Il fait ses études à Cripplegate à Londres, et les poursuit en entrant en 1628 au College de Christ Church à Oxford. Il obtient son B.A. (Bachelor of Arts) le et son M.A. (Master of Arts) en 1638[1].

Au début de la guerre civile, en 1642, il est nommé chapelain dans l'armée du roi[2]. En novembre de cette même année, il est fait docteur en théologie et nommé immédiatement chapelain de Jacques, duc d'York, futur Jacques II, charge qui lui rapporte 100 £ par an[1]. Pendant l'interrègne, il souffre comme tous ceux qui ont épousé la cause royaliste pendant la guerre civile[2].

À la Restauration, en 1660, il est fait aumônier du duc d'York, directeur des affaires de sa chapelle, prébendier de la douzième stalle de Westminster et recteur de Wheathampstead (en) dans le Hertfordshire. Killigrew abandonne ce rectorat en 1673 au profit de son gendre, John Lambre. En 1663, il est nommé maître de l'Hôtel de Savoie, succédant à Gilbert Sheldon. Selon certains auteurs, imprévoyant et cupide, il serait le responsable de la ruine de cet hôpital[1].

Sa sœur, Lady Shannon, fut l'une des maîtresses de Charles II[1].

ŒuvresModifier

Lorsqu'il est étudiant, il contribue à un recueil de poésie latine, intitulé Britanniæ Natalis et publié à l'université[1].

Killigrew est l'auteur d'une pièce de théâtre, entrée au Registre des Libraires le sous le titre The Conspiracy. À partir d'une transcription imparfaite de l'original, elle est publiée sans l'accord de l'auteur, qui est en Italie, en in-quarto. Cette pièce est jouée devant le roi, lors du mariage du fils aîné du comte de Pembroke, Lord Charles Herbert, et de la fille du duc de Buckingham[3],[4], puis au théâtre des Blackfriars. Killigrew reprend et corrige sa pièce en 1653 et lui donne un nouveau titre, Pallantus et Eudora. Lord Falkland la défend contre des critiques en arguant que l'auteur l'a écrite à l'âge de 17 ans[1],[5].

La pièce Tyrant King of Crete de Charles Sedley, est une adaptation de la pièce de Killigrew[1].

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • (en) David Erskine Baker, Biographia Dramatica, vol. I part 2, Londres, Longman, (OCLC 967714)  
  • (en) Gerard Langbaine, An Account of the English Dramatick Poets, George West, , 556 p. (OCLC 1300358)  
  • (en) Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 31 (Kennett – Lambart), Londres, Macmillan and co, , 448 p. (OCLC 758291431)  
  • (en) Ashley H. Thorndike, Shakespeare's Theater, New York, The Macmillan Company, , 472 p. (OCLC 762929474)